BASKET-BALL

Le basket à l'état pur

 
Basket-Ball. Immersion noctambule au BCDT (Basket Club Douarnenez Tréboul) 
« Je t'envoie en mission au BCDT ! » « Où ça ? Au BCDT !?? » Il a fallu que je ravale mon orgueil de grand reporter pour me fourvoyer, samedi soir, dans les entrailles de l'obscure salle omnisports douarneniste. Mais Christophe, mon rédacteur en chef à News Ouest, à grand renfort de formules toutes faites : ''Tu verras, les p'tits clubs, c'est aussi sympa que les gros'', et Marine ma fille, meneuse de la dream team penn sardin : ''T'as intérêt à venir me voir jouer'', ont achevé de me convaincre !

En route vers la mythique salle omnisports

Ah ! J'omettais l'essentiel, la signification du sigle. Parce que si je vous dis BCDT, à quoi vous pensez? Hard rock? Après le match, ça ressemble un peu à ça, oui... Quand sur les canapés éventrés du sous terrain club house, on refait le match encore et encore, un verre de vodka au bord des lèvres. Mais le BCDT, c'est aussi le résultat d'une fusion contre nature entre Douarnenistes et Tréboulistes, entre USLD et Gas D'Ys, une fusion autorisée seulement autour d'un club de basket : Basket Club Douarnenez Tréboul… A bien regarder, un mariage qui date tout de même de 25 ans. Bientôt les noces d'or !

Me voilà donc filant le long de la rue Jean Jaurès animée seulement par 2 pochtrons en goguette plus très fringants déjà. J'aborde la rue Jean Bart. Pas âme qui vive ! Aucun pirate en vue. C'est qu'on n'est pas très loin ici de l'île Tristan, le repaire de l'illustre brigand La Fontenelle. Mais voilà que je m'égare. Et que je me gare maintenant tout contre la façade imposante de l'auguste bâtiment. Difficile à débusquer la salle en question, au fin fond de l'impasse Jacques Gioccondi.

Car le BCDT, c'est d'abord une salle. Mythique, n'ayons pas peur du mot ! Aujourd'hui, les soirs de match, elle sonne parfois un peu creux. 15 spectateurs au bas mot. Mais ses murs lézardés portent encore les stigmates des chaudes soirées d'antan. Quand la salle était pleine à craquer. Quand la bande des Mich Auguste et Loic Raphalen défrayait la chronique sportive, faisant trembler les plus gros clubs. Un modèle d'architecture que cette petite salle. On devrait la bichonner, la chérir. Elle fait partie du patrimoine douarneniste, elle a une âme quoi ! Au lieu de cela, on parle de la détruire ! O tempora, o mores (Triste époque!).

Loïc, entraîneur adulé

Le fantôme des lieux, le voilà : c'est Loic ! Loic, c'est l'entraîneur ! Presque aussi mythique que la salle elle-même ! Un pilier de la salle et du club tout entier. Qu'il vienne à vaciller et c'est tout le BCDT qui s'écroule. Mais notre homme a les épaules solides. Une sommité ! D'une compétence sans aucun rapport avec le niveau moyen du basketteur douarneniste (lol). Quand il prend l'ardoise et épluche sa tactique, personne ne dit mot ! On le respecte, Loic ! Et il le mérite bien !

Dans le vif du sujet

Ce soir, c'est le bouquet d'artifice final. Dernière journée du championnat. Ce sont les seniors filles qui ouvrent le bal. Elles jouent à quel niveau déjà les amazones penn sardin ? En D1 ! Mazette ! En jeu, l'avant-dernière place du groupe contre Plouarzel ! Mais ne tremblez pas : le maintien est assuré depuis belle lurette ! Deux équipes ont eu la bonne idée de déclarer forfait général ! Alors les filles de Loïc peuvent jouer libérées. Elles vont pourtant se compliquer le match avant de l'arracher dans le dernier quart temps (60 à 56). Après deux montées successives, le basket féminin a besoin de souffler un peu à ce niveau et le maintien en D1 est déjà une petite perf. en soi pour cette équipe de copines qui marient l'expérience à la jeunesse. Et puis, ce soir, pour Sarah qui fêtait son anniversaire, il n'était pas question de lâcher le morceau ! Sitôt le match terminé, Loïc se fend d'un « Merci les filles », qui va droit au cœur de ses protégées.

« Maintenant, place aux mouettes ! », me souffle un voisin ! Des mouettes, comment ça ? « Tu savais pas, c'est l'équipe masculine, quoi ! » Des mouettes ? Plutôt une bande de goëlands morts de faim ! Le ton est donné par Guillaume, qui n'a pas son pareil pour faire vivre la balle. Et entraîne toute l'équipe dans son sillage ! Guipavas ne voit pas le jour et le match est vite plié. Qui a dit que le basket douarneniste était mort ? Pas moi ! La belle équipe que voilà ! « Mais, dis-moi, mon voisin c'est qui le p'tit nouveau (2 mètres, 100 kilos environ), il est monstrueux non ? » « Lui, c'est Mathieu notre nouvelle recrue, ancien espoir pro du Mans. Il vient de s'installer dans le coin. Il cherchait un club convivial. Il a atterri ici… ». Avec de telles recrues, pas de doute, le club va renverser des montagnes… Il peut prétendre retrouver dès l'an prochain le niveau régional.

Et maintenant… place à la 3ème mi-temps !

Les 10 phrases clés de la soirée :

« Loïc, c'est… Loïc ! » Sarah, joueuse (21 ans, samedi soir)

« Les gens s'étonnent toujours de l'absence de parking, à côté de la salle omnisports. Mais en 1959, il n'y avait quasiment pas de voiture » Jean-Bernard (inamovible président)

« En 6 mois, j'ai tissé plus de relations ici qu'en 3 ans en région bordelaise ! » Guillaume, joueur (et boute en train)

« Une des innovations fondamentales cette saison, c'est la bière d'après entraînement ! » Guillaume et Romain.

« Viens boire un dernier verre !» Nico (5 heures du matin, salle omnisports)

« On forme un groupe, un vrai groupe ! » Encore Guillaume et Romain

« Faites les courir. Elles tiendront pas ! » Loic à ses joueuses, rapport à la corpulence moyenne de l'adversaire !

« Le renard d'or est attribué à… Alain pour l'ensemble de ses tentatives de dunk ratées ! » Guillaume, lors de la remise officielle des récompenses de la saison.

« Qu'est-ce qu'il a dit, Loïc ? » Marine, ma fille, toujours presque aussi attentive à l'avis de son coach qu'au mien !

« Quand on a vu le maillot entièrement déchiré du joueur adverse à la fin du match, on a compris qu'avec Mathieu, on avait embauché le type de joueur qui nous manquait. Un type charmant mais un tueur ! » Sam, meneur du joli jeu douarneniste !

Mouettement votre ! (Comme dirait Guillaume !)

Marc Férec, envoyé spécial News Ouest.  
Vainqueur de Guipavas, les filles de Tréboul assurent leur maintien en D1, après deux montées successives. 

 

 

C'est déjà Noël à l'école de mini-basket de l'Ujap

 
Basket-Ball. Ecole de mini-basket. 
L’Ujap Basket avait choisi de clore son année en regroupant mercredi après-midi, les jeunes de son école de mini-basket auxquels se sont joints les benjamins du club. Avant de disputer des petits matchs, une soixantaine de garçons et filles de 6 à 12 ans a commencé par participer à différents ateliers ludiques qui avaient pour thème la passe, le tir et le shoot.

« L’Ujap est un club formateur et les jeunes représentent 250 de nos 340 licenciés. C'est un chiffre important qui réprésente l'avenir du club. » rappelle Sébastien Auffret, l’un de salariés du club de basket. Moment très apprécié par les jeunes pousses, la visite des joueurs de l’équipe de Pro B qui, balle à la main, ont partagé quelques moments complices avec les jeunes basketteurs avant de se prêter à une longue séance de dédicaces. Noël est vraiment arrivé l'espace d'un instant pour tous ces basketteurs en herbe. 
Les jeunes basketteurs se sont regroupés un instant dans la tribune Michel-Gloaguen pour la photo souvenir. 

 

 

L'Ujap doit se remettre dans le rythme

 
Basket-Ball. PNM. L'Ujap Quiper (B) et l'ASEA 
Après un carton plein sur les cinq premières journées, l'Ujap Quimper (B) s'est assise dans le fauteuil de la poule. Le siège est confortable. Les Ujapistes se verraient bien prendre un abonnement à long terme. Face à Guipavas, une équipe rugueuse au possible, les Quimpérois affronteront un style de basket différent. De son côté, l'ASEA continue son Tro-Breizh à l'extérieur. Le sans-faute doit trouver une continuité face à l'UCK Vannes.

Impeccable sur ces premiers matchs, l'Ujap Quimper (B) mène son championnat grand train. La locomotive du groupe tire pour l'instant les rênes dans ce championnat. Après une victoire maîtrisée en tout point face à Saint-Brieuc (80-54), les Quimpérois remettent le bleu de chauffe face à Guipavas. " Guipavas? Tout sauf un match simple. Nous avons soufflé pendant la trêve. Nous n'avons pas coupé mais travaillé différemment. L'intensité était moindre aux entraînements. C'était voulu. Est-ce qu'on va être dans le rythme? C'est la question que je me pose. Sur tous les postes, nous avons répondu présents. A tous les matchs, cinq ou six de nos joueurs sont à dix points et plus", analyse le coach Quimpérois, Hans Lhermitte. Pour cet affrontement, Quimper jouera pour la première fois de la saison au complet. William Palin fait son retour dans l'équipe.

Fly Air ASEA!
Les "grands hommes" vert de l'ASEA sont en mode GIANT depuis ce début de saison. Après leur victoire coup de canon à Pacé (64-61), les Armélois sont à quatre victoires pour une défaite avec trois déplacements effectués. Autrement dit une performance à tous points de vue. Face à Vannes, les Quimpérois se savent attendus. " Il faut qu'on confirme Pacé. Il faut montrer que ça n'était pas qu'un coup de chance dans une saison. On sort une grosse défense là-bas. Nous devons continuer dans notre équilibre jeu intérieur et extérieur. Vannes, je m'en méfie terriblement. Ils seront au complet pour la première fois. Nous nous sommes moins entraînés, cette semaine. Face à Pacé, nous avons pris confiance en nos moyens", souligne l'entraîneur Armélois, Julien Jaffry.
Pour cette rencontre dans le Morbihan, l'intérieur Edson Gnohite fait son grand retour dans le groupe. Il remplace numériquement le pivot Gwendal Tanguy, absent pour cette partie.

Ujap Quimper (B) - Guipavas, samedi 17h à Michel Gloaguen
UCK Vannes - ASEA, samedi 20h30  
Cédric David (ASEA) vise les quatre à la suite (à l'extérieur) face à l'UCK Vannes. 

 

L'Ujap (B) risque gros

 
Basket-Ball. PNM. 
Avant une trêve de deux semaines, l'Ujap (B) doit donner un dernier coup de collier afin de passer l'obstacle de Saint-Brieuc. Les Ujapistes vireraient alors en tête de son groupe avec cinq victoires en cinq journées. Mais méfiance, Saint-Brieuc (B) est réputé pour son jeu physique dans la raquette avec Le Saëc et Robert. L'ASEA est en opération rachat face au Brest Basket 29 après son non-match face à Hennebont (57-71)

Ce n'est pas encore Byzance pour l'Ujap mais ça en prend doucement le chemin. Face à Montfort-sur-Meu, l'Ujap a fait front des absences pour se sortir de ce guêpier annoncé. Sans Florent Beng, Davy Cévadillé, Davy Kpossa et William Palin (excusez du peu), les Quimpérois ont forcé leur destin en usant de leurs qualités pour battre une équipe au pied du mur. " Le caractère et la qualité étaient là. Je me méfiais de ce match. J'ai eu raison. Montfort a joué son va-tout. Après un mauvais premier quart-temps en défense (26 points encaissés), nous avons redressé le tir dans le second quart-temps. On le gagne de spet points. C'est aussi l'écart au gong final (83-76). Maintenant, face à Saint-Brieuc, on enchaîne un second match à l'extérieur. Ce n'est jamais simple. Si nous remportons ce match, nous aurons fait une très bonne première partie de championnat", admet le coach Ujapiste, Hans Lhermitte.

L'ASEA à la relance
Du côté des "vert et blanc", l'atmosphère était plutôt morose après le match d'Hennebont. Après un début de saison parti sur les chapeaux de roues, suite à deux victoires à l'extérieur (Guipavas et ASPTT Rennes), l'ASEA a connu une panne sèche face à Hennebont (57-71). " Nous n'avons jamais pu contrer la relation entre le meneur Daguerre et le pivot Hello. Nous sommes en déficit d'adresse générale. Et nous ne trouvons pas nos intérieurs tout au long du match. C'est un coup d'arrêt. Nous avons le moyen de nous relancer de suite en recevant Brest Basket 29. Il ne faut pas laisser passer cette chance", précise le coach Armélois, Julien Jaffry.

Programme du week-end:
Saint Brieuc (B) - Ujap (B), samedi soir à 20h30
Le groupe: Busson, Doumbé, Strunc, Cévadillé, Kpossa, Thimon, Calvez, Berthou, Beng
ASEA - brest Basket (B), samedi soir à 20h30
Le groupe: Priol, Cadiou, Larvor, Cardoso, Guillamet, Normant, Pochot, David, Coris, Tanguy  
Replacé dans un rôle de meneur, Kevin Busson (Ujap Quimper) devra mettre son équipe dans le sens de la marche à Saint-Brieuc. 

 

Après une première partie de saison très compliquée, l'Ujap s'est rattrapée sur la partie retour. L'équipe veut partir fort pour éviter de batailler toute la saison. Si ça rigole, les play-offs pourraient être au bout à l'arrivée.

 

 

 

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