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Anderlecht, la bonne histoire Belge 
Dès la première journée du Mondial, les clubs Belges, Woluvre, Standard de Liège, FC Brussels et Anderlecht avaient affiché une certaine détermination à vaincre ce mondial pupilles de Plomelin. Fleuron du football des diables rouges depuis plus de trente ans, Anderlecht a été au bout de ses ambitions en gagnant aux tirs au buts face aux Brésiliens de Villa Nova Passo (0-0, 3-2 tab).

Troisième titre depuis 1986 pour Anderlecht, qui au final aura été l'équipe la plus enthousiasmante du Mondial avec un réel sens du collectif et des individualités techniques. La logique a prévalu même si les Brésiliens de Villa Nova, avec leur défense de fer (0 but encaissé sur le tournoi, record absolu) ou l'Olympique Lyonnais auraient pu casser cette domination.

Une finale aux allures de la coupe Intercontinentale

Vainqueur de cette édition, Anderlecht gagne la coupe du vainqueur devant un stade rempli, même avec un temps plus que capricieux. Les Français, pourtant en force sur la dernière journée, à Plomelin, avec six clubs qualifiés pour les quart de finale, seront tous tombés les uns après les autres pour laisser un dernier affrontement, version coupe intercontinentale, Europe - Amérique du Sud.

Demi-finale:
Stade Rennais - Villa Nova 0-1
Anderlecht - Lyon 0-0 (4-3 tab)

Finale:
Anderlecht - Villa Nova 0-0 (3-2 tab) 
 

 

Les réactions des coachs

Mathieu Le Scornet, coach du Stade Rennais  David Pavageau, coach de l'Olympique Lyonnais  Rubens Dias, coach de Villa Nova Passo  Ludo Kuns, coach d'Anderlecht 
" Nous sortons un bon parcours. On bat Anderlecht (2-1). On sort le FC Nantes même si la sélection de Douarnenez nous a accrochés. Vannes en 8ème finale (2-1), Paris en quart de finale, on tombe face aux Brésiliens en demi. L'équipe qui a joué au football n'a pas été récompensée. C'est dommage! Ce groupe a de la ressource. On est encore qualifié en finale nationale. Nous voulions aller le plus loin possible. Nous avions "séquencer" nos objectifs, les poules et les matchs à éliminations directes. Plomelin reste Plomelin. Et ce tournoi manque au palmarès du Stade Rennais".  " Je suis très satisfait du groupe. En finale régionale, nous sommes passés à côté. Au tournoi de Lisbonne, avec le Benfica, le FC Barcelone et le Sporting Portugal, nous avions été moyens. Là, l'équipe a sorti un gros tournoi. Sur la fin, on paie la fatigue et un effectif limité à douze joueurs sur la fin. C'était le premier tournoi où nous jouions à 11 joueurs. Anderlecht a une superbe équipe. Deux joueurs en attaque sont des phénomènes. Ils méritent leur victoire même si nous les avons tenus jusqu'aux pénaltys".   " C'est un tournoi vraiment très relevé. Nous sommes très contents d'atteindre la finale. L'an passé, c'était notre première participation au mondial. Nous avions fini 4ème. Cette année, 2ème. On espère gagner maintenant l'an prochain. Nous sommes très fiers de n'avoir pris aucun but sur le tournoi. On finit à zéro but encaissé".  " Ca fait huit ans que je viens avec Anderlecht. Jamais je n'avais gagné le titre. Il y'a beaucoup de plaisir évidemment. A Anderlecht, nous ne pouvons pas miser tout sur la force. Dans l'équipe, nous n'avions pas de grands gabarits. On veut avant tout des joueurs de football. Brest ou Lyon avaient des joueurs de grande taille mais nous avons développé une autre forme de football. Chacun s'adapte à ses armes".  

 

Chaudes retrouvailles avec le Maccabi Haïfa

 
Football. L'attaquant du Stade Brestois, Eden Ben Basat au mondial pupilles de Plomelin 
Avant un dernier match décisif pour la survie du Stade Brestois en ligue 1 à Evian Thonon, l'attaquant Israëlien, Eden Ben Basat a fait un crochet sur le mondial pupilles de Plomelin pour suivre les jeunes du Maccabi Haïfa, son ancien club en jeune et en senior.

" J'ai passé cinq ans au Maccabi Haïfa quand j'étais jeune. Et quatre ans en senior (2003-2007). Peut-être que j'y reviendrais encore. Mon plus jeune frère, Ron jouait avec cette équipe de jeune, encore l'an dernier mais il a migré depuis dans l'autre grand club d'Haïfa, l'Hapoël. J'ai appris deux semaines auparavant que les jeunes du club jouaient près de Brest. Je suis ravi de venir ici les encourager sur le tournoi", explique Eden Ben Basat.

" On n'était pas prévenu de sa visite"

Les jeunes l'étaient tout autant. Voir plus pour les jeunes Israëliens. Ilay, 13 ans, le connait même personnellement. " La maison de ses parents est dans le même quartier que celle de mes parents à Kyriat Haïm. Je suis très ami avec son plus jeune frère. C'est une superbe surprise de le voir. On n'était pas prévenu de sa visite sur ce tournoi". Son père, Sagi, et encadrant du Maccabi, connait aussi le joueur et l'homme. " C'est quelqu'un de très modeste et sympathique. Nous l'avons vu grandir au quartier. Sur le terrain, il est très intelligent et rapide".

L'entraîneur du Maccabi Haïfa au mondial, Shimi Nasri, suit de près la trajectoire d'Eden Ben Basat en Europe. "C'est sa première année en Europe. Il a progressé car le niveau en France est supérieur au championnat israëlien. Au Maccabi, nous gardons une philosophie basée sur le jeu plus que sur le résultat pur. Il a toujours eu une bonne technique mais au Maccabi, il a compris l'importance de la tactique, de la discipline et de la responsabilité que confère le statut de joueur professionnel. S'il s'entraîne dur avec la discipline et la volonté, il peut faire de grandes choses car c'est un très bon joueur. Et il a une personnalité saine pour être un grand joueur".

Auteur de quelques buts, cette saison, le Stade Brestois espère qu'Eden Ben Basat donnera toute sa pleine mesure à Evian Thonan. Nul doute que son bref séjour à Plomelin lui aura rappelé des bons souvenirs, dans son club de formation.  
L'attaquant du Stade Brestois, Eden Ben Basat, était sur le centre de Plomelin, ce jeudi après-midi pour retrouver son club formateur, le Maccabi Haïfa.  

 

"Sélection de Quimper ambitieuse pour le tournoi"

 
Entretien avec Yvan Le Cleach. Entraîneur de la sélection de Quimper, 27ème édition du mondial pupilles de Plomelin. 
Yvan Le Cleach a participé aux deux premières éditions en tant que joueur à Plonéis. Il s'agit de sa 10eme édition en tant qu'entraîneur. Cette année, la sélection quimpéroise évoluera sur le site de Pluguffan. L'ambition est de se placer dans les deux premières équipes du groupe afin de disputer les phases finales, le dimanche. Mais avec le Servette Genève, Montpellier Hérault (1er en ligue 1), AS Saint-Etienne et Troyes, la sélection de la ville de Quimper est tombée dans une des plus poules les plus relevées de la compétition.

Ces mots d'ordre durant le tournoi seront la cohésion de groupe, après des matchs amicaux satisfaisant . Lors du 1er match, ils ont affronté les U15 du FC Quimper Penhars, défaite 2-0 mais les joueurs n'avaient jamais joué ensemble auparavant , 2ème match contre les U13 du Stade Brestois 29 pour une belle victoire 2-1 avec du beau jeu et un collectif intéressant et enfin un 3ème et dernier match contre les U15 du Quimper Kerfeunteun FC pour un match nul 0-0 satisfaisant surtout défensivement car cette equipe etait composée de certains joueurs évoluant en DH élite en sachant que dans l'équipe de Quimper, il manquait deux joueurs majeurs . Le but cette année serait d'arriver dans les deux premiers mais tout dépendra des équipes adverses car on ne connait pas leur niveau . On sera fixé, dès le jeudi, sur le niveau des équipes adverses .

Cette année l'équipe sera composée de 16 joueurs dont la moitié est issue du club de Quimper Kerfeunteun. Les sélections ont eu lieu les 3 premiers mercredi de février . Les entraînements ont lieu, le lundi soir de 17h30 à 18h45 a Kernilis. La composition définitive de la sélection quimpéroise a été dévoilée, début mars.

Les joueurs (tous nés en 1999) viennent des 3 clubs de Quimper le Quimper Ergué-Armel FC (3joueurs) le FC Quimper Penhars (5 joueurs) et le Quimper Kerfeunteun FC (8 joueurs). L'équipe paraît plus solide que celle de 2011.

A noter que cette année, le Mondial Pupilles de Plomelin sera parrainé par Kodjovi Obilalé, footballeur Togolais (ancien gardien de but du GSI Pontivy), mitraillé par les séparatistes de Cabinda lors de la CAN en Angola en janvier 2010.

En tout cas Bonne chance à cette sélection quimpéroise .Je vous donne à tous rendez-vous à Pluguffan pour venir encourager Quimper .

Article signé Timothé Guihard  
La sélection quimpéroise : Enzo BUREL, Bilal OUATI, Thomas COAJOU, Marlon UGUNCU , Clement BRUSCATO, Simon VALLEE AYMARD, Julian LAUNAY, Axel RUBE, Yohann SAULNIER, Axel DUVAIL, Martin RIGAUT LALANDE, Alex BERNARD, Burack OZDEMIR, Esteban FEUNTEUN , Valentin IOSS, Glenn PECKRE . Educateurs : Yvan LE CLEACH , Thomas LE RESTE et Thomas BOURGHIS du Groupement Sportif et Educatif Quimpérois .
 

 

Cliquez sur le menu de chaque championnat pour voir le direct et les résultats de la journée.

 


 

 

Deux champions du Monde à Trégunc

 
Christian Karembeu, invité d'honneur au tournoi des jeunes 
Réunir Christian Karembeu et Stéphane Guivarch, sur une même photo, renvoie forcément à des souvenirs d'intense émotion avec la victoire de l'équipe de France à la coupe du monde 1998. Samedi, Christian Karembeu était l'invité d'honneur du 10ème tournoi des jeunes de l'US Trégunc. Avec Stéphane Guivarch, ils ont signé d'innombrables autographes aux 640 jeunes joueurs présents sur le tournoi. Interview de deux champions du monde.

Vous avez été champion du monde et titulaire ensemble lors de la finale face au Brésil en 1998, pourquoi êtes-vous venus participer à ce 10ème tournoi des jeunes à Trégunc?

Stéphane Guivarch, manager de l'US Trégunc:
" Nous nous sommes connus en sélection. On a appris à se découvrir à Clairefontaine. Nous avons connu ensemble une énorme joie sportive avec la victoire à la coupe du monde. C'est ce qu'il y'a de plus beau à vivre dans une carrière sportive. Pour les 10 ans du tournoi, nous voulions marquer le coup à l'US Trégunc, en invitant une personnalité du monde du football. Plus la date approchait, plus on me pressait à Trégunc pour savoir qui serait invité (rires). Quand j'ai appelé Christian, il m'a donné sa promesse de venir au tournoi. Comme c'est un homme de parole, il a été fidèle au rendez-vous".

Christian Karembeu: " Stéphane, c'est un camarade de vie. Nous avons vécu des moments qui resteront à vie grâce à Aimé Jacquet. Quand on s'appelle, c'est normal qu'on se rende des services mutuels. Il m'a parlé de ce tournoi de jeunes et du 10ème anniversaire. J'étais libre, c'était naturel pour moi de venir".

Vous revoir ensemble dans un stade de football ramène automatiquement au 12 juillet 1998, date de la victoire face au Brésil. Reparlez-vous souvent de cette coupe du monde entre vous?

Stéphane Guivarch:
" On n'en parle pas trop quand nous nous avons au téléphone. Nous avons tous nos obligations, nos impératifs avec notre famille et nos enfants. Nous nous respectons énormément. L'aspect humain est très important pour nous. Aujourd'hui, je pense avant tout aux enfants. Nous avons eu leur âge et on essaie de consacrer un maximum de temps à la signature d'autographes ou de photos"

Christian Karembeu: " Nous n'avons pas besoin de nous appeler l'un et l'autre pour se rappeler de ce souvenir. C'est en nous. Ca reste à vie. Notre rêve est devenu réalité à force de sacrifice, de volonté collective. Toute la coupe du monde, nous avons pris notre destin en main. Nous avons été les pionniers en France. Ce fut une victoire unique pour le sport Français. En 1982 ou 1986, la France avait une superbe génération mais elle n'avait pas été au bout. Notre victoire est aussi le fruit d'un héritage. Raymond Kopa avec le Real Madrid (1956-1959), Lucien Muller avec le Real Madrid et FC Barcelone (1962-1968) ou Michel Platini (1982- 1987) avaient tracé la voie en étant les premiers Français à réussir à l'étranger. En 1998, beaucoup d'entre nous jouont déjà à l'étranger. C'était mon cas au Real Madrid. Je pense que notre victoire à la coupe du monde a été la force de nos expériences communes dans plusieurs championnats européens".

Tous ces jeunes qui vous demandent aujourd'hui photos et autographes n'étaient pas nés en 1998. Comment expliquez-vous cet engouement?

Christian Karembeu:
" Nous sommes les témoins d'un héritage collective. Cette victoire a été un phénomène inter-générationnelle. Quand j'ai été invité à la finale de la coupe du monde 2006, France - Italie à Berlin, nous nous sommes retrouvés parmi les autres vainqueurs de la coupe du monde. C'était impressionnant! Ces enfants, les parents, les éducateurs, leur famille leur a transmis cet héritage. Ca fait partie de la mémoire collective de tout un Français. C'est une grande fierté pour nous"

 

 
Une expulsion qui change tout 
Expulsion, pas expulsion, le débat faisait rage au stade de Guengat, à la fin du match, suite au tacle appuyé d'Anthony Le Monier sur l'attaquant de Plobannalec, Tanguy Alain à la 35'. L'arbitre, Guillaume Troboa a jugé en son âme et conscience. Il a sorti un jaune dans un premier temps. Puis voyant que le joueur ne se relevait pas, il a exclu le latéral gauche des Paotred, comme le peut le règlement depuis deux ans.

Evidemment suite à cet incident, le sort de ce match avait tourné dans le sens des Bigoudens. Plobannalec en a profité pour prendre l'avantage sur une très bonne initiative de Romain Le Gac sur un coup-franc repoussé. Le pointu du latéral droit battait le portier Gabéricois, Florian Pennanec'h (1-0, 42').

Les Paotred finissent à 9

Les joueurs de Florent Philippe n'avaient pas le temps de se remettre dans le match. Dès la 52', l'excellent ailier, Clément Le Bec pliait l'affaire (2-0).Dans la nécessité de prendre des risques, les Gabéricois jetaient toutes leurs forces dans la bataille mais ils manquaient de percussion et de poids dans leurs attaques. Et l'énervement prenait le dessus. Si la première exclusion pouvait enrichir un débat d'après-match, la seconde était totalement justifiée suite aux deux tacles décollés du sol de Steven Le Berre et Romain Troboa sur le stoppeur Kévin Le Goff (76'). Le carton rouge de Romain Troboa laissait les Paotred finir à neuf, cette finale. Plobannalec était proche de l'estocade finale à plusieurs reprises en contre mais la rencontre se soldait sur ce score de 2-0.

Stade municipal de Guengat
Arbitre: GuillaumeTroboa (Edern)
250 spectateurs
Score mi-temps: 1-0
Plobannalec: Le Gac (42'), Le Bec (52')
Exclusions:
Paotred Dispount: Le Monier (35'), Troboa (76')  

 

Plobannalec: Le but de Romain Le Gac

 

 
Les réactions d'après match 
Mickaël Caoudal, entraîneur-joueur de Plobannalec-Lesconil: " Je rage encore contre la date de cette finale, qui est très mal placée. Quand on s'est qualifié pour la finale, nous avons demandé au district de reporter ce match à l'issue du championnat. Nous n'avons pas été entendu. On joue une autre finale bien plus importante, dimanche en championnat face au DC Carhaix pour une montée en cas de victoire en DSE. Les joueurs sont contents d'avoir gagné, je reste amer. On perd un joueur sur blessure avec notre attaquant, Tanguy Allain et un autre possible avec notre stoppeur, Kévin Le Goff. J'espère que ça ira pour les deux même si nous avons des solutions pour palier à ces possibles absences.

Le match? Nous avons présenté un jeu assez cohérent. Les Paotred Dispount ne nous ont jamais mis en danger. Les seules fois où nous l'avons été, a été par des relances mal ajustées de notre part."

Yann Raphalen, gardien et capitaine de Plobannalec: " C'est dommage! Les 30 premières minutes s'étaient jouées sur un excellent état d'esprit. Il n'y avait pas de tension sur le terrain. L'expulsion est logique. On met le premier but avant la mi-temps. Nous savions qu'il fallait à tout prix mettre le second but rapidement car on connaît leur capacité à se souder dans la difficulté. Même à 9, les Paotred avaient gagné en championnat à Pont l'Abbé. Nous aurions du mettre le 3ème but. Nous en avons eu la possibilité. A 2-0, il peut toujours se passer quelque chose. On n'était pas à l'abri d'un retour".

Florent Philippe, coach des Paotred Dispount: " Avant l'expusion d'Anthony (Le Monier), nous avions globalement la maîtrise de cette première période. Les joueurs ont fait ce qu'ils pouvaient à 10. Quand on joue en infériorité numérique, nous avons tendance à mettre plus d'engagement. La première expulsion n'est pas méritée. C'est une erreur. Un jaune aurait été plus justifié, à mes yeux. Plobannalec est une bonne équipe. Physiquement, nous avons accusé le coup, en seconde période. Ils méritent leur victoire. Je pense que ce match aurait été totalement différent si nous étions resté à 11 contre 11 jusqu'à la fin."  

 

Dédicaces des joueurs du FCL pour 400 personnes

 
Le FC Lorient (Ligue 1) au magasin Armor-Lux à Quimper  
De 15h à 17h, ce mercredi, vingt joueurs professionnels des Merlus de Lorient (Ligue 1) ont signé des autographes sous de multiples supports: casquettes, posters, t-shirts aux 400 personnes présents à cet événement dans le magasin d'Armor-Lux à la zone de Kerdroniou de Quimper. Disponibles auprès de leur public, les joueurs Lorientais se sont musclés les poignets pendant deux heures. Auparavant, ils avaient visité l'usine et l'espace braderie qui va durer jusqu'au dimanche 4 décembre inclus. Cette grande opération de communication extérieure était aussi pour remercier la société Armor-Lux, qui est le partenaire du club depuis 1995.

" Pour une entreprise comme la notre attachée aux valeurs de l'éthique, du talent et de la "Bretonnitude", nous nous rapprochons des valeurs développées par celles du FC Lorient. Nous sommes un partenaire fidèle du FC Lorient depuis 1995. C'est la cinquième ou sixième fois que les Lorientais viennent au magasin de la zone de Kerdroniou. Aujourd'hui, il y' avait un peu plus d'animation. Je suis très ami avec l'entraîneur, Christian Gourcuff. On se connait très bien. Dans le sport local, nous sommes aussi un des partenaires historiques du VS Quimper en cyclisme et de l'Ujap Quimper en basket-ball", explique le PDG d'Armor-Lux, Jean-Guy Le Floch.

Pour le responsable de communication du FC Lorient, Paul-Marie Gouzerh, la présence du FC Lorient dans le Sud-Finistère est amené à se développer. " Armor-Lux est un gros partenaire du club. On ne peut pas encore préciser de date mais nous reviendrons en 2012 faire des opérations de ce type dans le Sud-Finistère. Il y'avait une belle affluence, aujourd'hui. Nous avons dénombré 400 personnes venues pour l'occasion demander des autographes aux joueurs. C'est une réussite qui montre l'attachement des Sud-Finistériens au FCL".  
Lucas, 10 ans, et Damien, 11 ans de l'US Mellac sont repartis avec tous les autographes des professionnels du FC Lorient, présent au magasin Armor-Lux, ce mercredi 30 nomvembre. 

 

VOTRE MEILLEUR SOUVENIR DE FOOTBALL COMME SPECTATEUR ET COMME JOUEUR ? 

 

Maxime Baca, arrière latéral droit:  Arnaud Le Lan, arrière latéral gauche:  Gilles Sunu, attaquant:  Joël Campbell, attaquant: 
" PSG - Real Madrid en 1993 pour les quarts de finale de la coupe UEFA. J'étais au Parc, ce jour-là. Le match et l'ambiance étaient énorme. Petit, j'étais fan de David Ginola. C'était mon joueur préféré. J'ai commencé le football au Corbeil Essonne avant de passer par le centre de formation du Paris Saint-Germain. Paris, c'est mon club de coeur. Ce match-là valait par l'émotion. On est passé par tous les stades. La reprise de volée de Ginola sur le second but, la tête de Kombouaré qui donne la victoire et la qualification à la 96ème. C'est un match formidable à voir. En tant que joueur? La montée en ligue 1 sur le dernier match face à Sedan à Jules Deschaseaux au Havre. La fête, l'ambiance, c'est la récompense de toute une saison. Et la victoire avec le FCL face à l'Olympique Lyonais en quart de finale de la coupe de la ligue".   " Moi, c'est l'épopée des Verts. Mais tu n'étais pas né? Oui, c'est vrai. Il ne faut pas que je me vieillisse (rires). Le premier souvenir de gosse, c'est le France -Brésil en 1986 en quart de finale au Mexique. J'étais tellement stressé que je n'ai pas voulu regarder les prolongations, ce jour-là. Je me rappelle du but de Careca pour le Brésil et l'égalisation de Platini avant la mi-temps. J'ai été marqué par l'époque d'Arrigo Sacchi avec le Milan AC. Et la triplette Hollandaise, Gullit, Van Basten, Rijkaard. Christian Gourcuff s'est inspiré des principes de jeu du Milan AC d'Arrigo Sacchi. Jeune, les détails tactiques ne t'intéressent pas. Quand tu prends de l'âge, tu perçois que ces détails de placement, de replacement font toute la différence dans le sport de haut niveau. Joueur? La seconde montée du FC Lorient en ligue 1, avec "Lulu" Le Pen, Christophe Ferron, Jean-Claude Darcheville et Elie Kroupi, qui empilait les buts à cette époque. On avait le sentiment d'être invincible sur la saison"   " La finale de la coupe du monde France - Brésil en 1998. Je l'ai regardé chez mes parents à Châteauroux. J'avais huit ans à l'époque. Les têtes de Zidane, bien-sûr mais j'ai été plus marqué par les arrêts de Barthez sur Ronaldo. Je voulais même être gardien de but après. Mais ça n'a pas duré longtemps (rires). Les huitièmes de finale m'ont marqué face au Paraguay avec le but de Laurent Blanc dans les prolongations face à un des meilleurs gardiens du monde, Chilavert. C'est là qu'est venu mon déclic de vouloir devenir footballeur professionnel. Joueur? Mon match disputé avec le FC Arsenal en ligue des champions face à l'Olympiakos. C'était impressionnant. Nous avions perdu 1-0 ce jour-là avec Ramsey, Wilshere, Vela, Song. Le meilleur? Robin Van Persie. C'est un attaquant atypique. Il participe beaucoup au jeu mais devant le but, c'est un "tueur". Il a un taux de réussite impressionnant face à un gardien".
 
" Barcelone - Estudiantes en finale de la coupe du monde des clubs à Tokyo. C'est un des plus beaux matchs que j'ai vu. Barcelone avait gagné 2-1 mais les Argentins avaient fait un super match, ce jour-là. C'était une vraie belle partie de football. Joueur? Récemment, avec la sélection Costaricienne, nous avons affronté la sélection Espagnole, championne du but à San José, la capitale du Cota-Rica. Nous faisons un match nul 2-2 face aux champions du monde. Je marque le second but sur une passe longue. Je bats Iker Casillas sur un face à face direct. Le meilleur joueur? Andreas Iniesta. Lui, c'est le meilleur. Sur le match, il m'avait impressionné par sa technique et l'intelligence de son jeu. En défense, Piqué? Non, j'ai trouvé Carlos Pujol, plus impressionnant. C'est un monstre physique". Arsenal? Non, je n'ai aucun bon souvenir avec le FC Arsenal. Je n'y ai pas joué. Autrement, j'ai aimé quand mes partenaires ont joué face au FC Barcelone en ligue des champions"  

 

 

Plobannalec sur un coup de dé

 
Football. DSR. Plobannalec - Pont l'Abbé 1-0 
Dans un derby rendu stérile par l'enjeu, le premier qui marque, prend du même coup un avantage presque décisif dans la quête du match. Pont l'Abbé a eu les possibilités de le faire en première par Vincent Lucas et Hervé Nicolas. Le portier Yann Raphalen et la barre transversale se sont mis en opposition. Plobannalec lui n'a pas eu cette clémence car Allain s'est montré le plus opportuniste pour tromper Le Ra, sur un ballon mal repoussé suite à un coup-franc de Le Goff (1-0, 52').

" Nous payons cher notre manque de réalisme depuis le début de la saison. Sur les dernières parties, nous méritons mieux mais à chaque fois, nous perdons. Il faut être plus réaliste quand nous nous créons des occasions", affirmait l'entraîneur-joueur Plobannalécois, Mickaël Caoudal. Les joueurs ont sans doute été sensibles à ce discours face à Pont l'Abbé. Devant 400 spectateurs, venus pour ce "derbigouden", Plobannalec a fait preuve d'un réalisme extrême pour empocher trois points précieux à Pont-Plat. Pont l'Abbé peut ressasser des regrets. Il aurait pu (du) convertir une occasion en but en première mi-temps. Dans la seconde période, Plobannalec a joué sur ses valeurs maisons, une agressivité, une envie et un fighting-spirit de tous les instants. Dans le duel, les Plobannalécois étaient les premiers sur le ballon. Leur victoire n'est pas usurpée et elle leur fait le plus grand bien au classement après leur série de revers sur les derniers matchs.  
Paroles de joueurs et coach: 
Mickaël Caoudal, coach de Plobannalec: " Il tape la barre sur un coup-franc. Je le dis ouvertement, le nul aurait été plus logique. On ne mérite pas de gagner sur cette partie. On ne va pas faire la fine bouche non plus car avec les blessures (six joueurs de l'équipe première), cette victoire était essentielle aujourd'hui. On joue bien, on perd. On ne joue pas bien et nous gagnons. C'est une de nos plus mauvaises prestations de la saison. Ma philosophie ne change pas. Je veux que les joueurs prennent du plaisir à jouer au football. Dans l'envie, l'agressivité, les joueurs sont à féliciter car ils ont été chercher ce succès même si nous étions diminués au départ".

Yann Raphalen, gardien et capitaine de l'AS Plobannalec: " Par la porte ou par la fenêtre, il fallait de toute manière gagner, aujourd'hui. C'est un soulagement de l'avoir fait face à une belle équipe de Pont L'Abbé. On savait que si les Pont l'Abbistes marquaient les premiers alors ils auraient le jeu pour nous faire très mal ensuite avec les espaces. Le but était de couper la profondeur. Il ne fallait surtout pas qu'ils prennent de la vitesse dans le jeu. Nous avons fait le nécessaire. Cette victoire acquise dans la solidarité permettra de redonner confiance au groupe après les revers passés"

Kévin Sévignon, stoppeur de Pont l'Abbé: " Je suis déçu par ce résultat. Ca n'a pas été un grand match. Nous n'avons pas assez joué au sol. Nous savions que Plobannalec nous aurait présenté un bon bloc en face. Nous avons joué trop par intermittence. Eux, ils ont fait ce qu'il fallait pour remporter ce match. Ils nous étaient supérieurs dans l'agressivité générale. Sur ce genre de match fermé, le premier qui marque prend un avantage décisif car sur un petit terrain, il est très dur de revenir après pour l'équipe qui concède un but" 

 

Paroles de supporters:

Jordan, 15 ans:   Thomas, 25 ans:  Johan, 27 ans:   Pauline:  
" J'ai assisté à un beau match. Plobannalec mérite sa victoire. C'était une partie équilibrée mais les locaux ont mis plus d'envie pour gagner ce match. Je joue en U15 à Plobannalec. Je connais les plus jeunes de l'équipe. On a une très bonne génération de joueurs avec Tanguy Allain, 18 ans (le buteur du match), Maxence Beauvois ou Cédric Charlot. Pont l'Abbé? Je m'attendais à mieux de leur part. Il aurait pu marquer en première période mais sur la seconde période, je les ai trouvés moyen. Ils se sont fait "mangés" dans les duels. Le premier but a sans doute été décisif car nous avons pu les attendre par la suite. Et Pont l'Abbé n'avait pas l'envie aujourd'hui pour remporter ce match".  " Nous avons l'habitude de suivre le TGV (Tréffiagat Le Guilvinec) comme nous connaissons un ancien joueur de là-bas, Thomas Jolivet. C'était un match équitable. Pont l'Abbé pouvait prendre l'avantage en première. Il tape la barre sur une tête. Vincent Lucas rate son face à face devant Yann Raphalen. En seconde période, Pont l'Abbé a reculé dans le jeu. Après le premier but, l'expulsion de David Le Pors, leur entraîneur, ces faits de jeu ont changé la face. Les visiteurs sont sortis de leur rencontre. Plobannalec est resté concentré jusqu'au bout. Un joueur sur le derby? Oui, le 11 de Pont l'Abbé, Vincent Lucas. Ca se voit qu'il est au-dessus du lot. Dès qu'il accélère, il prend de vitesse la défense adverse. Et il a aussi une très bonne technique pour ce niveau"  " La première période, nous avons deux ou trois occasions pour marquer mais nous le faisons pas. J'étais un ancien joueur de Pont l'Abbé. Plobannalec, c'est costaud défensivement. Je regrette leur anti-jeu par moment. Le carton rouge de David Le Pors est très sévère car il y'avait corner et non six mètres. Prendre un rouge alors que tu sais que tu as raison sur le moment, c'est dur! Ploba', ils n'ont pas une occasion du match. La seule qu'ils ont, ça fait but. A Pont l'Abbé, on est trop gentils. Dans ce type de match, il faut montrer plus d'envie car en face, il y'a du répondant physiquement. On était mieux au niveau du jeu mais si on ne gagne pas les duels dans le football, on est sûr d'être privé de la balle"  " C'était tendu comme rencontre. Je m'attendais à un match plus fair-play. Le match nul aurait été plus équitable sur l'ensemble de la partie. Ploba a marqué à l'heure de jeu et après, ils ont bloqué en défense. On sent une équipe combative, qui ne lâche rien physiquement. Elle est dure à jouer comme équipe car il faut avant tout répondre dans le jeu physique. Et comme ils ont une bonne condition physique. Pont l'Abbé devait marquer en première période. Ils ont un face à face et une barre. C'est certain que le premier qui marquait avait de bonnes chances de remporter le match"  

 

Le détail crée la différence

 
Coupe de France. 7ème tour. US Trégunc - TA Rennes 1-3 
Ca s'est joué à peu de choses. L'US Trégunc peut nourrir des regrets sur son match de coupe de France face à la TA Rennes (DH). Porté par 1800 spectateurs, le petit poucet Trégunois (DSR) a poussé les joueurs Rennais dans leurs derniers retranchements. Après, une qualification à ce niveau-là se joue sur des détails. Et ils n'étaient pas du côté des Sudistes, ce dimanche à la Pinède.

" Nous prenons un but juste avant la mi-temps qui nous fait mal. On se relance. On tient le choc et nous arrivons à égaliser par Nicolas Le Floch à l'heure de jeu. Les joueurs donnent tous mais Rennes marque un nouveau but à dix munutes de la fin. Encore une fois, la réaction des joueurs a été admirable. Personne ne s'est découragé et ils ont continué à tout donner dans ses 90 minutes. Benj' (Olivier) voit son tir repoussé sur la ligne, Nico (Le Floch) tape la barre transversale. Nous n'avons pas de chance. Le dernier but est anecdotique car nous étions forcés de nous découvrir pour égaliser", estime le coach Trégunois, Greg Bello.

Avec une défense recomposée du fait des absences du gardien Gwen Bosser (grippe) et des suspensions du stoppeur Arnaud Tréguer, pour quatre matchs après son expulsion au tour précédent face à Pont L'Abbé (3-4, ap), de Marc Péron, Trégunc partait avec un cinq de derrière complètement chamboulé. " Et encore, on n'a vraiment pas de chance car Clément (Toupin), notre latéral se blesse au bout de 25ème et est contraint de sortir. Après, je félicite vivement les performances de Pierrick Kaputa, Clément Chesse ou de Guillaume Chérel au poste de latéral dans un poste qui n'est pas le sien. Nous avons rivalisé avec une excellente équipe de DH. Maintenant, le retour au championnat doit se faire ce week-end. Mais je ne fais pas de souci vu l'investissement des joueurs sur les derniers matchs. A Quimperlé, nous viserons la victoire, ce week-end", relance Greg Bello.

Au stade de la Pinède, Trégunc échoue pour la seconde fois après 2009, aux portes des 8èmes de finale. L'expérience accumulée dans cette compétitition doit maintenant servir pour le championnat. Dans ce domaine, Trégunc affiche clairement quelques ambitions bien légitimes.  
Nicolas Le Floch aura vraiment été le goléador de cette campagne 2011/2012 pour l'US Trégunc en coupe de France. Le Trégunois a encore frappé à l'heure de jeu mais cette fois-ci, les joueurs de Greg Bello ne sont pas passés face à la TA Rennes. 

 

Un projet de fusion à Quimper Sud

 
Football. Le Quimper Ergué-Armel FC et le Quimper Penhars FC 
En juin dernier, l'assemblée générale du Quimper Ergué-Armel et du Quimper Penhars ont en même temps réalisé un pas historique vers une fusion des deux clubs en 2013/2014. Depuis septembre, le rapprochement entre ces deux entités est visible. Stéphane Rocuet, le président d'Ergué-Armel et Améziane Khendek, le président du Quimper Penhars reviennent sur cette rentrée sportive dans leurs clubs.

Vous étiez tous les deux très favorable pour une fusion complète des deux clubs à moyen terme. Avec ce premier rapprochement, lors des assemblées générales, est-ce que ça va dans le bon sens pour vous?

Améziane Khendek:
" Nous avons réellement commencé la concertation en septembre. Nous avons laissé passer la trêve, après les assemblées générales. A Penhars, le projet de fusion a été approuvé à 86% en juin. La première pierre a été posée à la Toussaint avec un stage commun dans la catégorie U15 et U17. C'était le souhait. Les U15 se sont retrouvés sur deux jours à Ergué-Armel et les U17 à Penhars. Ces deux catégories ne formeront plus qu'une seule équipe à la rentrée prochaine mais les joueurs resteront affiliés dans leur club d'origine. Le projet de fusion est plus sur le moyen terme. Elle ne se fera pas avant la saison 2013/2014"

Stéphane Rocuet: " Les jeunes de deux clubs continueront à se retrouver pendant les vacances scolaires. Un autre stage est prévu à Noël, en février et à Pâques. Les deux comités directeurs auront une réunion commune le 5 décembre. Nous devrons faire valider au cours de cette concertation l'idée de regroupement pour nos U13. Les jeunes ne se posent pas toutes ces questions. Je trouve bien plus de réticences chez les adultes que chez les jeunes. Eux s'adaptent vite à ce nouveau contexte. Nous aurons une commission en Avril pour faire valider notre projet de groupement sportif en U15 et U17 aux différentes instances et au district".

Est-il encore possible de vivre sous deux entités différentes à vos yeux à Quimper?

Amézaine Khendek:
" Non, je suis un farouche défenseur de ce regroupement avec le Quimper Ergué-Armel. Je ne vois pas comment nous pourrions avancer sans cette démarche. Côté sportif, c'est une évidence. Notre équipe première est tombée en district. Chez les jeunes, nous jouons à un niveau départemental. Je suis persuadé qu'il existe une place pour un bon club de football à Quimper Sud. Côté financier, il ne faut pas se mentir. Nous devons faire face à un budget très serré. Nous avons dû mal à le boucler chaque année. La nécessité de regrouper nos moyens est une évidence. Je ne vois pas comment nous pouvons faire autrement. Nous galérons financièrement, nous galérons pour trouver des bénévoles au sein des clubs, qui s'investissent dans la durée. Le territoire fait que les clubs ne pourront plus vivre sous un espace réduit. La concurrence est beaucoup plus forte qu'il y'a 20 ans. L'offre de sport est multiple maintenant dans les villes."

Stéphane Rocuet: " Si le club n'avait pas voté pour une fusion à terme, j'aurais sans doute démissionné de mon poste de président. Pour moi, c'est la seule solution pour assurer la pérennité du club à un bon niveau. Nous en avons marre d'être le dindon de la farce et de voir nos meilleurs joueurs partir parce qu'on leur propose un meilleur projet sportif ailleurs. On doit être capable sur Quimper Sud d'avoir un projet qui tienne la route, sans oublier personne en chemin. On ne veut pas un club d'élite mais que chacun trouve une place dans ce projet. Je vois bien l'évolution du football dans notre club. En jeunes, dans les années 90, le club était représentée dans toutes les catégories jeunes en ligue. Aujourd'hui, seul les U15 jouent au niveau région. Le Quimper Penhars a de très bons jeunes. On peut faire quelque chose d'intéressant dans ce domaine. Nos voisins du Nord ont réussi leur fusion. Par contre, au sein du groupement sportif et éducatif, nous avons signé une charte commune qui fait office de non-concurrence entre les clubs Quimpérois. Il ne peut pas avoir de mutations de joueurs entre les clubs sans une discussion au préalable entre les personnes concernées. Avec le pôle de perfectionnement mis en place par le groupement sportif et éducatif, on observe toutes les capacités des jeunes à Quimper. Le potentiel est là mais il faut savoir tracer la bonne route pour le mettre en valeur".  
 
 

 

La marche était trop haute!

 
Football. Coupe de France. Plouhinec (DSR) - Le Mans (Ligue 2) 0-3 
Un moment, le stade Robert Normant s'est pris à rêver que les Canaris de Plouhinec pouvaient rejoindre les vestiaires avec un score nul et vierge. Malheureusement, l'avant-centre Manceau Momi a ajusté un coup de tête victorieux juste avant la pause. Ce but a été de trop pour des Plouhinécois, trop limités dans la conservation du ballon.

Un rêve passe! Le Cap Sizun était pourtant venu en nombre voir ce match du 7ème tour de coupe de France. 2000 spectateurs ont trouvé place à Robert Normant, prêt à porter les siens vers un éventuel exploit. Cependant, il n'a pas eu lieu. Le Mans, sans être génial, a fait le nécessaire pour éviter que son nom soit cité sous le feu de l'actualité sportive, ce lundi. L'important était bien là pour les professionnels Manceaux. Dans le combat physique, Plouhinec a su rivaliser. Par contre, la maîtrise technique a fait mal aux Canaris. Les visiteurs ont étendu les lignes au maximum sur un petit terrain. L'ailier visiteur Ouali a été un poison incessant pour l'arrière-garde adverse. Sans conservation de balle, le bloc local ne pouvait pas remonter et avoir des temps de décompression dans cette rencontre. Toujours sur la brèche, la défense locale a craqué trois fois. La première sur un coup de tête de Momi, avant la pause (0-1, 45'), la seconde fois, par une frappe sèche petit filet par Diarra (0-2, 60'), et le dernier, une frappe en dehors de la surface de réparation du rentrant Buaillon (0-3, 76').

Plouhinec a mis l'intensité et l'agressivité nécessaire dans ce match. Cependant, la différence était bien là. L'addition aurait mettre pu être plus lourde sans les exploits du portier des Canaris, Loïc Le Corre sur une tentative de Diarra (7') et Momi, tir repoussé sur le poteau (50'). La coupe était un bonus. Pour les Capistes, il faudra vite se remettre à l'ouvrage pour continuer sa belle série actuelle en championnat de DSR. 
Plouhinec est sorti avec les honneurs de la coupe de France face au Mans (0-3). L'aventure sportive et humaine a touché à sa fin. 

 

Parole de joueurs et coachs:

 
Loïc Druon, coach de l'AS Plouhinec: 
" Le Mans a été appliqué et sérieux. Ils ne nous ont pas laissés espérer. Nous n'avons pas mis le grain de folie, non plus à ce match. La marche était trop haute. On subit toute la première mi-temps. Le premier but est évitable. Nous n'avons pas joué quand nous avons eu la balle. A ce niveau, on ne peut créer d'exploit sans avoir une conservation de balle. Je n'ai rien à reprocher aux joueurs. Ils ont fait beaucoup d'efforts dans ce match. Nous sommes restés cohérants. La première mi-temps? Nous n'avons fait que défendre. Nous n'avons pas joué. Il fallait tenir jusqu'à la pause. Pour les joueurs, c'est formidable. Pour le club, les bénévoles, c'est une superbe aventure. Les joueurs se sont donnés les moyens de vivre cette aventure"  
Stéphane Sergent, milieu défensif de l'AS Plouhinec: 
" Le Mans a fait le boulot sérieusement. On prend ce but au plus mauvais moment. C'est trop bête de le prendre à une minute de la mi-temps. C'était très compliqué. Je finis mort. Ils nous a manqué un grain de folie pour renverser le cours de ce match. Physiquement, nous n'étions pas capables d'accélérer. Le match? C'est génial. Jouer devant 2.000 spectateurs dans son club formateur est un moment superbe à vivre. J'ai commencé sur ce terrain à l'école de foot. Je boucle la boucle, cette année à l'AS Plouhinec. Revivre un match de cette dimension à 37 ans, est unique. C'est ma dernière saison de footballeur. J'en profite à fond. Maintenant, l'important pour nous est de nous remettre vite dans le championnat".  
Eric Dutin, avant-centre de Plouhinec: 
" C'est quelque chose d'exceptionnel à vivre. Il faut en profiter un maximum. En Mai dernier, je jouais en district à Beuzec. Alors jouer face à une Ligue 2, ça semble irréel. A l'intersaison, j'étais convoité par l'AS Plouhinec et le FC Penn-Ar-Bed. J'ai longtemps hésité. Je ne regrette pas mon choix. Pendant les deux semaines, nous n'avons pas arrêté de penser à ce match. Ca n'a rien à voir avec le championnat. Ils nous ont bien fait courir pendant tout le match. On ne pouvait pas garder le ballon sur des séquences longues". 
Mickäel Bosso, milieu de terrain de l'AS Plouhinec: 
" Nous avons couru beaucoup dans le vide. On ne pose pas assez le jeu à mon goût. En DSR, tu as tout de suite un mec sur toi. Là, nous avons le temps de contrôler la balle. Il fallait en profiter un maximum. C'est peut-être la seule fois de ma carrière que je vais jouer face à des professionnels. J'ai essayé de profiter de chaque minute joué sur le terrain. même si là, je sors épuisé de ce match. Nous avons trop subi leur jeu. Maintenant, il faut tout donner l'année prochaine pour revivre cette aventure"  
Brahim Boudebouda, latéral gauche du Mans: 
" Dans l'ensemble, nous avons fait un bon match. Le plus dur dans ce type de match est de marquer le premier but. Ils nous ont bien contrés sur la première période. Ce premier but inscrit avant la mi-temps nous a soulagés. Je pense que c'est le tournant car dans les têtes, nous avions le sentiment d'avoir fait le nécessaire à ce moment. Même si on sait qu'en coupe, un coup de pied arrêté, une erreur de placement peuvent amener un but adverse" 
Fredrik Stromstad, capitaine du Mans: 
" C'est notre premier tour de coupe de France. C'est toujours un combat. On avait vu Lens se faire sortir la veille par un club inférieur. On était sur nos gardes. C'était beaucoup plus facile après notre premier but. Physiquement, ils ont accusé le coup. Je les ai trouvés moins frais physiquement en seconde période. C'est une bonne victoire. Ce n'était pas facile. Ils ont une bonne assise défensive. Ils voulaient gagner. Le premier but a tout changé car après, avec la fatigue adverse, nous avons eu plus d'espace pour créer du jeu". 

 

Parole de supporters:

Jonathan, 26 ans:  Angélique, 23 ans:   Patrick, 27 ans:  Marjorie, 25 ans: 
" Le tournant du match? Le premier but encaissé avant la mi-temps. Jusqu'à là, on tenait bien le match. Dans l'agressivité, nous y étions. J'essaie de les suivre un maximum. J'ai joué à l'ASP en poussins. Dans le Cap, ça ne parlait que de ce match depuis deux semaines. Tout le monde voulait venir pour ce match. Le Mans était une ancienne équipe de ligue 1. Je les ai trouvés supérieur athlétiquement. Pourtant, techniquement, je n'ai pas trouvé qu'il y'avait six divisions d'écart entre les deux équipes. Dans ce type, il faut avoir le coup de chance nécessaire car tu sais très bien que tu n'auras pas 15.000 occasions dans le match".  " Je suis déçue. Il n'y avait pas d'ambiance dans le stade. Dans le Cap, c'est toujours la querelle des clochers. Ceux de Plogoff, d'Esquibien ne souhaitaient pas forcément la victoire de Plouhinec car leur fierté en aurait pris un coup. Oui, pour le Cap Sizun, c'était l'événement de l'année. Le public aurait dû plus supporter les joueurs sur les beaux gestes défensifs. Ca aurait donné des ailes aux joueurs. Ils ont bien défendu. L'état d'esprit a été très fair-play sur ce match. Il n'y a pas eu de cartons sorti par l'arbitre. La haie d'honneur des Manceaux est un geste que j'ai vraiment apprécié. Il manque la fierté de ne pas leur avoir collé un but".  " C'était un joli match. Plouhinec a beaucoup trop eu de déchets techniques, de carences dans son jeu pour espérer faire mieux. Dans les tribunes, il y'avait une bonne ambiance. Ca fait toujours plaisir de se retrouver avec les anciens pour faire le commentaire du match. Il y'a des moments où tu rigoles bien. Ce but avant la mi-temps coupe les jambes. Dans la maîtrise, il n'y a rien à dire. Le Mans nous était supérieurs. Nous, on a fait beaucoup de "drilh-boutoù", des renvois longs. On n'a pas eu de conservation de balle. A force, Le Mans a fait tourner en bourrique leurs adversaires et les a usés physiquement. Mention spéciale à Alain Pichon sur ce match. Il a été tout simplement énorme sur toute la rencontre."  " Ratée ce match? Impossible, Mickaël Bosso est mon meilleur ami. Il m'aurait "tué" si je n'avais pas été là aujourd'hui. En tribune, l'ambiance était bonne. Il faut que j'étais entre le maire et le président (rires). La photo entre les deux équipes, les maillots échangés à la fin du match, le fair-play en général de la rencontre. C'était l'événement de l'année dans le Cap Sizun. La semaine, ça n'a parlé que de ça dans nos conversations. Le premier but fait très mal car si on passe à 0-0, alors on peut peut-être tenir ce score encore un peu de temps. Mais physiquement, les Manceaux ont été plus forts"  

 

Ils l'avaient fait à l'époque!

 
Pont L'Abbé - Le Mans 2-1. 8ème tour de Coupe de France. 26 janvier 1992  
Pour Le Mans, c'est une trace indélébile de son histoire avec la coupe de France. Alors 5ème de D2 (Poule Ouest), Le Mans dispute le 8ème tour de coupe de France face à Pont L'Abbé, le 26 janvier 1992, un modeste club de DH. En voiture, Simone pour les 32ème de finale. Le tirage était bon, le grattage un peu moins dans un stade chaud bouillant de 2.500 spectateurs en ébullution totale avec le succès des Lions (2-1).

Marco Herrera sur le banc de touche, les papys flingueurs, Didier Le Borgne, avant-centre, 36 ans sur ce match, le poumon du milieu de terrain, Jean-Paul Diougant, 35 ans, Lucien Goadec, 31 ans et la classe biberon amené par Reynald Pellen et Olivier Hervé. Le nouveau club du FC Pont L'Abbé, issu de la fusion avec la JA et de l'US Pont L'Abbé, venait de naître. Dans le berceau, après sa victoire face à Lanester au 7ème tour (0-1), les Pont L'Abbistes avaient droit à un superbe cadeau avec la réception du Mans, alors 5ème de Ligue 2. Comment faire face à la bande de Christian Létard avec des joueurs comme Albert Falette (libéro), Régis Bernaudeau (milieu de terrain défensif), Joël Bossis, le frère du grand Max, Régis Garrault, le grand blond à l'attaque ou Olivier Pedemas dans les buts?

Chez Gaby Strulhiou à Lesconil avant le match

Pourtant tout semblait écrit pour sortir une performance. Au bureau directeur du club à l'époque, Jean-Paul Rivière conserve un souvenir intact de ce match. " C'était la fête dans le stade. Les 2500 spectateurs étaient tous debout quand l'arbitre a sifflé la fin de ce match. On sentait une ville prête à vibrer aux moindres exploits du club. Le tour d'honneur, les joueurs portés en triomphe après le match. C'était une journée magique! Encore 20 ans après, quand on se retrouve avec les anciens joueurs, on se rémémore ce souvenir. Ca a marqué notre vie à jamais".

Sur un temps ensoleillé, Le Mans débarque en Sud-Finistère, certain de sa qualification. La preuve? Quelques heures avant le match à 15h, ils s'attablent chez Gaby Struillhou au restaurant du port à Lesconil. " La légende veut que Gaby les a lestés le ventre avec un plat de langoustine mayonnaise. Après, personne ne sait si c'est vrai ou pas. Mais ils avaient bien été mangés chez Gaby avant le match".

Les visiteurs arrivent sur le terrain municipal de Pont L'Abbé. C'est rempli de partout! On met vingt minutes à se garer. La première mi-temps est une domination vaine des Manceaux. Les visiteurs n'arrivent pas à concrétiser leurs occasions. C'est alors que le frelon du FC Pont L'Abbé pique une première fois. Didier Le Borgne, en renard des surfaces, a tout compris avant Albert Falette et Régis Bernaudeau. Il anticipe le centre de Lulu Goadec sur la droite. Pichenette au premier poteau, Olivier Pedemas ne peut rien faire. 1-0, 42'. Le stade chavire de bonheur! Les Manceaux sont quittes à une sérieuse engueulade dans les vestiaires. " Nous avions la chance d'avoir quelques anciens dans l'effectif. Nous avions joué ce type de match avant. Les dirigeants ont été à la hauteur de l'événement. Ils ont calmé tout le monde dans les vestiaires. Surtout les plus jeunes qui n'avaient pas connu ce genre d'ambiance", explique Dider Le Borgne.

Didier Le Borgne, le héros bigouden

La seconde mi-temps repart à 16 heures. Le Mans campe dans le camp adverse. Joël Bossis est tout près de remettre les deux équipes à égalité. Mais ça sera son compère Pierre Morice, le gaucher formé au FC Nantes et un ancien de Niort (D1) qui remet les deux équipes à égalité (1-1, 58'). " Le public a été important à ce moment. Quand il a vu qu'on ne baissait pas les bras, il a poussé de la voix. Nous n'avons pas paniqué. Physiquement, tu sors mort d'un match comme ça. Mais tu oublies avec l'appui du public", ajoute Didier Le Borgne.

Arrive cette fameuse 80ème minute. Les grognards entrent en action. Jean-Paul Diougant récupère la balle au milieu de terrain, alerte immédiatement Didier Le Borgne en profondeur. L'avant-centre Pont L'Abbé bat à la course le roc Guyanais, Albert Falette, se présente en face à face direct avec Olivier Pedemas. Le ballon passe entre ses jambes. Explosion de bonheur à Pont L'Abbé. Les lions repassent devant 2-1. " A 36 ans, je savais quand et comment produire mon effort. J'ai évité de faire des efforts inutiles dans ce match. J'allais avoir deux ou trois moments dans le match pour marquer et c'était là que je devais tout donner", souligne le héros du match.

La fête jusqu'au bout de la nuit

Le Mans fait rentrer tous ses attaquants. Christian Létard sautille sur son banc de touche. Le Mans a la possibilité de revenir dans les dernières minutes mais il n'en saura rien. Pont L'Abbé est en 32ème de finales. le Mans en enfer! " Ils étaient abattus au coup de sifflet. Ils avaient bien fait les choses. Ils nous avaient emmené le plein de rillettes et de poulets de Loué. Mais ils sont vite repartis après leur défaite", se rappelle Jean-Paul Rivière. Averti de cet épisode par téléphone, le coach Manceau, Arnaud Cormier, n'avait jamais entendu parler de ce match. " Je ne savais pas. Personne ne m'a averti au club de cette rencontre jouée il y'a 20 ans"
Aux 32ème de finale, l'aventure des lions prendra fin face au Stade Malherbe de Caen de Xavier Gravelaine et Stéphane Paille (0-2) dans un stade de Penvillers rempli pour l'événement par 12.000 spectateurs. " C'est un moment inoubliable. Comme on en connait peu dans le monde amateur. C'est encore plus fort comme émotion que vivre ça en tant que professionnel. On avait fêté la victoire toute la nuit. On s'était tous retrouvés au Pimm's".

20 ans après, Didier Le Borgne suit avec une grande attention l'actualité du ballon rond. " Plouhinec a eu droit de jouer sur son terrain. C'est une très bonne chose. A Penvillers, l'ambiance aura été diluée dans la masse. Je pense que leur entraîneur, Loïc Druon saura trouver les mots de par sa carrière pour rassurer les jeunes. Comme nous, ils ont aussi quelques anciens joueurs pros. Je vois souvent Eric Dutin marquer chez eux. Il est jeune mais ça peut être son match", conclut Didier Le Borgne. L'histoire est un éternel recommencement, paraît-il...  
Plouhinec connaîtra-il le même bonheur que Pont L'Abbé en 1992. Double buteur face au Mans, Didier Le Borgne a revêtu le maillot collector de ce match inoubliable face au Mans. 

 

Mettre le feu à la pinède

 
Football. 7ème tour de la coupe de France. Trégunc (DSR) - Rennes TA (DH), dimanche 14h30 
Dès le tirage au sort, le coach Trégunois, Greg Bello, n'y allait pas par quatre chemins en ambitionnant de passer ce tour. Depuis, ce leitmotiv n'a pas changé même si le discours est lucide sur la qualité de l'adversaire proposé pour ce 7ème tour. Face à la TA Rennes (DH), Trégunc sera l'outsider sur ce match. Mais l'ambiance enflammée de la Pinède devrait niveler les valeurs sur les 90 minutes, voir plus si affinités...

L'adage veut qu'un tirage au sort est bon quand on passe. Pour Trégunc, le challenge ne semble pas aussi insurmontable que Plouhinec face au Mans. Les deux divisions d'écart au coup d'envoi seront vite oubliées dans le contexte du match. Avec des joueurs comme Laurent David (Grenoble, Brest, Plabennec), Trégunc possède des éléments de talent et d'expérience capable en un coup de patte bien senti de faire débloquer une situation. A ce niveau de la compétition, tous les joueurs amateurs rêvent secrètement de prolonger l'aventure jusqu'en 32ème de finale afin de recevoir un club de Ligue 1. Avant de tirer des plans sur la comète, Trégunc se doit de sortir sa deuxième Division d'honneur de la compétition après Plouzané (2-1, 5ème tour). " En face, ça sera du costaud avec un jeu rapide et physique. C'est un bel adversaire de haut de tableau de division d'honneur. Ils sont favoris. Ce n'est pas parce qu'on a sorti Plouzané que ça va être facile. Au contraire, il faudra donner le maximum sur le terrain. Pour un club comme Trégunc, un 8ème tour serait un moment historique. C'est jouable! Mais Rennes TA part quand même avec 60, 70% de chances de passer", assure le coach Trégunois, Greg Bello.

Trégunc comme en 2009

Vainqueur aux prolongations d'un match épique à Pont L'Abbé au 6ème tour (3-4), Trégunc est resté concentré sur la priorité, le championnat. Les deux victoires face à Plobannalec (2-1) et les Paotred Dispount d'Ergué-Gabéric (2-0) sont la preuve de la maturité d'un groupe qui vit d'abord pour le championnat. " Je craignais un relâchement des joueurs. Au contraire, ils ont été performants sur ces deux matchs. La coupe, c'est du bonus. Ce sont des moments sympas, une aventure sportive et humaine qui reste gravée dans une carrière sportive", ajoute Greg Bello.

Comme en 2009, Trégunc retrouve le 7ème tour de la coupe de France. A l'époque, les Herbiers (CFA) avaient connu une belle frayeur à la Pinède avant d'arracher la décision en fin de match (2-3). Cette fois-ci, les Sudistes ont une seconde chance de prendre place parmi les clubs bretons qualifiés pour le 8ème tour.

Pour ce choc, la défense est amoindrie par les suspensions de Marc Péron, latéral gauche et du stoppeur Arnaud Tréguer, expulsé au tour précédent face à Pont L'Abbé. S'il n'en reste qu'un représentant du Sud-Finistère, ça pourrait être Trégunc. La seule condition sera de sortir un gros match face à une équipe Rennaise ambitieuse et talenteuse.  
Trégunc s'était arraché au tour précédent pour vaincre Pont L'Abbé aux prolongations (3-4). L'obstacle monte d'un cran face à la TA Rennes (DH), dimanche après-midi. 

 

 

 
Huit joueurs du FC Lorient en dédicace à Pleuven. 
Mercredi 2 novembre. Nouveau sponsor du FC Lorient, le groupe Salaun Holidays avait organisé une séance de dédicaces au centre-commercial de Pleuven. De 15 h à 17h, huit joueurs professionnels du FC Lorient (Ligue 1) se sont prêtés au jeu. Plusieurs centaines de personnes sont ainsi repartis avec un poster dédicacé par tous les joueurs présents.

L'effervescence est montée de quelques crans, ce mercredi 2 novembre, devant l'agence Salaun du centre commercial de Pleuven. En milieu d'après-midi, vers 15h10, le grand moment était enfin arrivé pour la centaine d'enfants qui faisaient la queue pour obtenir un autographe, une photo, un mot avec les joueurs professionnels des Merlus de Lorient. A descendre du car, ils étaient huit joueurs pros: Laminé Koné, Alexy Romao, Adama Touré, Fabien Robert, Maxime Barthelmé, Gabriel Peñalba, Mathieu Coutadeur et Rémi Mulumba. Même pas le temps de s'asseoir sur une chaise que déjà les marqueurs usaient leur encre pour signer ces précieux posters, qui seront déjà accrochés pour certains, dès ce soir, dans la chambre. 

 

PAROLES DE FANS

Axel, 8 ans   Loïc, 10 ans   Ugo, 8 ans  Jérémy, 10 ans 
" Le FC Lorient? Je connais. Je suis allé voir quelques matchs l'an passé avec mon père. J'avais vu Lorient - Auxerre. Mes joueurs préférés du FCL? Arnold Mvuemba, Joël Campbell, Jérémie Aladière et le gardien Fabien Audard. Mais mon préféré de tous, c'était Kévin Gameiro. Lui, il est très fort. Ce n'est pas pour rien que Paris est premier en ce moment. Même si Pastore est excellent. Le meilleur reste quand même Zinédine Zidane. Le classement de Lorient en fin de saison? Je les vois finir 5ème. Le champion s'appellera le PSG, cette année. Footballeur? Oui, je suis défenseur au FC Odet".
 
" Mon joueur préféré? Bah moi, ce n'est pas un joueur, c'est l'entraîneur, Christian Gourcuff. A chaque fois, il fait trop bien jouer son équipe. Il leur apprend les bons gestes techniques aux joueurs. Lorient pratique un des plus beaux jeux de la Ligue 1. En plus, ils font un super début de championnat. Par contre, j'aimais bien Kévin Gameiro. C'est dommage qu'il soit parti au PSG. Je suis de Tréogat mais mon père et ma soeur sont des habitués du Moustoir. Moi, je les vois bien cette année dans les cinq premiers. Ca peut-être l'équipe surprise".
 
" Le poster? Celui-là, il finira sur le mur de ma chambre dès ce soir. J'avais le trac quand je suis passé devant eux. Moi aussi, quand je serai grand, je ferai le même métier. Je veux être footballeur car j'adore ce sport. C'est mon rêve! Je joue avant-centre à l'US Fouesnant en U9. Mon modèle? Kévin Gameiro. Lui, il va vite et marque plein de buts. Moi, aussi, j'en marque. J'en ai mis trois sur le dernier match. Les matchs au Moustoir? Non, pas trop. Je les regarde chez moi devant la télévision. Mais j'ai vu Lorient - Brest en coupe de France".
 
" Lorient finira dans les dix premiers, cette année. Mes joueurs préférés? Fabien Audard, l'Argentin Lucas Mareque et Mathieu Coutadeur. Lui, il est fort sur ces coups de pied arrêtés. Mais le meilleur joueur au monde est Léo Messi, le Barcelonais. J'aime bien Lorient car ça joue au sol et souvent à une touche de balle. Je suis supporter du Stade Brestois. J'étais au derby, samedi soir, à Francis Le Blé. Chaque équipe a eu sa mi-temps même si Brest prend trois buts d'avance à la pause. C'est la première fois que je vois des joueurs pro d'aussi près. C'est impresionnant! A la télévision, on a l'impression qu'ils sont petits. Là, ils me paraissent très grands"
 

 

PAROLES DE JOUEURS : La Bretagne, ça vous gagne?

Fabien Robert, attaquant  Gabriel Peñalba, milieu de terrain offensif  Alexy Romao, milieu de terrain défensif  Mathieu Coutadeur, milieu de terrain défensif 
" La Bretagne? C'est chez moi. Je suis originaire de Hennebont. Je sers de guide aux nouveaux joueurs (rires). Je leur donne les bonnes adresses. Après, ça dépend de la tranche d'âge. Les jeunes me demandent des conseils pour les sorties. Après, les pères de famille, ils sont plus tranquilles. J'ai fait toute ma scolarité sur Lorient. Le collège à Lanester et le lycée à Lorient. J'habite à Larmor-Plage. C'est un chouette coin. Autrement, j'adore me balader sur Rennes. Boulogne-sur-Mer? Les Nordistes n'ont pas le même caractère que les Bretons. On est plus réservé. Là-bas, ils sont tout autant chaleureux mais ils n'ont pas de barrières. Mon coin préféré? J'adore les îles. Les petites criques, les plages. Tu peux y décompresser tranquille. J'aime bien aller à la pêche sur l'île Hoedic"
 
" Lorient, c'est très tranquille par rapport à Buenos-Aires. Tu n'as pas cette violence, cette criminalité qu'on connaît dans notre pays. Je peux laisser la porte ouverte toute la journée (rires). Personne ne rentrera chez moi. J'habite à Guidel. Je ne suis pas sur Lorient. C'est magnifique comme coin. La Bretagne? Je ne connais pas bien. Hormis Carnac et Auray. La nostalgie de Buenos-Aires? Oui, ça me manque. C'est mon pays. C'est normal. Maintenant, ça va mieux. Mais au début, je ne parlais pas la langue. Et je me suis blessé toute la seconde partie de la saison. Mon prêt à l'Estudiantes de la Plata m'a fait du bien. Retrouver Buenos Aires aussi. Les Argentins? Ils sont beaucoup plus fous que les Bretons. Ici, c'est tranquille".
 
" La Bretagne? Je ne la connaissais pas avant de signer à Lorient. J'étais quand même venu à Ploufragan pour un tournoi jeune quand j'avais 13 ou 14 ans avec le Toulouse FC. Il pleuvait. Je croyais quand j'ai signé qu'il pleuvait tout le temps dans cette région. Mais c'est bien un cliché (rires). Les gens sont très accueillants, très sympas. Ils sont plus posés, plus calmes que dans le Sud. Dans le Sud-Ouest, on est plus dynamique. J'adore longer la côte, vers Larmor-Plage ou Guidel. C'est là que je décompresse de la tension des matchs"  " J'aime la mentalité des Bretons. Elle se rapproche beaucoup avec celle que j'ai connu au Mans. Lorient est un club familial où il fait bon vivre. Ca a joué dans mon choix de carrière car j'avais envie de retrouver un club avec ses valeurs. l'AS Monaco? Dans le Sud, c'est plus le bling-bling et le paraître qui sont mis en avant. Ca ne correspond pas du tout à ma personnalité. J'habite du côté de Larmor-Plage. Sur les conseils de Fabio (Robert). C'est sympa comme coin. L'île de Groix est chouette. Les coupures? Comme je ne suis pas loin du Mans, j'en profite pour les passer en famille et avec les amis. Du coup, je n'ai pas trop le temps de visiter la Bretagne"  

 

LA REACTION DES QUALIFIES : US TREGUNC

 

LA REACTION DES QUALIFIES : AS PLOUHINEC

 

 

L'US Trégunc et l'AS Plouhinec, seuls rescapés.

La coupe de France, c'est un peu une version de Koh-Lanta qu'on adapte à chaque tour. A chaque étape, des clubs quittent l'aventure. D'autres la poursuive. Sur ce 6ème tour, les heureux élus s'appellent l'US Trégunc et l'AS Plouhinec Avec l'espoir pour ses deux formations de recevoir une Ligue 2, Guingamp ou Nantes, sur leur terrain de Robert Normant ou de la Pinède au 7ème tour. On croise les doigts. Le tirage a lieu, jeudi sur Paris.

Ils sont deux, ils auraient pu être trois tant les Gabéricois des Paotred Dispount sont passés près de l'exploit face à la GSI Pontivy. A 2-0 à la pause, les joueurs de Florent Philippe étaient dans la voiture, prête à monter à Paris pour le tirage. Mais Pontivy s'est reveillé sur la seconde période. Ce diable de Jean-Marie Eveno, 35 ans, toujours vert, au moment d'exécuter ses pénaltys. En prolongations, Pontivy n'avait plus qu'à ramasser les Gabéricois, épuisés nerveusement par tant d'efforts. La déception doit être encore lourde à digérer car le retour des Gésistes a été marqué par deux pénaltys. Imaginaires pour beaucoup d'observateurs de cette rencontre (surtout le second à la 78ème).

Les Dernières Cartouches de Carhaix (DSR) avaient la chance de recevoir mais ils devaient se coltiner une division d'honneur avec Rannée La Guerche. Chez eux, les Carhaisiens ont tenu une mi-temps. Le gardien Eatir a retardé l'échéance mais les Rennais ont imposé leur marque pour valider leur billet pour le 7ème tour.

A Quimper, sur le terrain de Stang-Vihan, du feu ES Kerfeunteun, le QKFC (DH) a été dans le même registre que les Carhaisiens. Une heure de résistance avant de craquer sous les coups de butoirs des pros du Vannes Olympique Club (0-3). " Les gars n'ont rien lâché. Nous ne pouvions pas grand-chose face à ce type d'équipe. Devant, nous ne pouvions suffisament garder la balle pour que le bloc remonte. Mais encore une fois, nous ne pouvons pas reprocher leur investissement aux joueurs", remarque le coach-adjoint Quimpérois, Marc Herrera.

Sur le stade de Pont-Plat, à Plobannalec-Lesconil, les "jaune et noir" avaient un sacré défi à relever face à la Saint Co de Locminé (CFA 2). Là encore, la résistance n'a duré qu'une heure. " Je voulais que les joueurs ressortent de ce match sans le moindre regret. C'est fait. Le brin de réussite qu'on a eu face à Plouvorn au tour précédent (1-0, DH) nous a manqué sur ce match. A 1-0, en notre défaveur, on tape la barre sur une tête lobée. Si nous marquons là, on revient à égalité et il reste vingt bonnes minutes", explique l'entraîneur-joueur des Plobannalecois, Mickael Caoudal.

Les regrets des Pont l'Abbistes
S'il n'en restait qu'un, ça devait être forcément l'un d'entre eux, Pont l'Abbé (DSR) ou l'US Trégunc (DSR). Seul derby du Sud-Finistère, ce match aura tenu les 400 spectateurs en haleine. Des buts, une prolongation, des retournements de situations, Pont l'Abbé et Trégunc ont livré du grand spectacle. Finalement, le dernier mot est revenu au Tréguncois, Nicolas Le Floch à la 98ème (3-4, ap). L'entraîneur Trégunois, Greg Bello, était bien sûr ravi de la qualification mais n'en oubliait pas la difficulté obtenue pour la décrocher. " Il y'a de l'énervement, à la fin. Nous prenons deux buts d'avance. Et nous leur redonnons confiance en encaissant un but juste avant la pause. C'était un match de coupe. Un 7ème tour était en jeu. Pont l'Abbé nous a bougés toute la seconde mi-temps. Ils ont mis plus d'agressivité en milieu de terrain. On passe. L'essentiel est là en coupe".

Son homologue Bigouden, David Le Pors, était bien-sûr déçu de la sentance finale. " Le tournant? L'arrêt de Gwen Bosser sur la frappe de Sébastien Annic. Il la frappe presque trop bien pour que ça rentre. Si nous mettions ce but à la 88ème minute, nous sommes au 7ème tour. C'était un match éprouvant pour les nerfs. On va plus au duel qu'eux en seconde période. Certains joueurs ont croché physiquement en seconde période. Si le physique avait suivi, nous nous serions sans doute qualifiés. Après, la déception est grande. Et elle le sera encore plus si Trégunc reçoit un gros de ligue 2 sur son terrain pour le tour suivant".

Mais que Trégunc se rassure dans cette série d'éliminations pour nos représentants, ils ne seront pas tout seul dans cette aventure du 7ème tour. L'AS Plouhinec fera aussi le déplacement dans la capitale, jeudi. Vainqueur 1-0 de Vilde-Gunigalan (DHR), Plouhinec (DSR) passe ce tour. " Nous sommes solides sans sortir un grand match. Nous avons su contrôler cette équipe Costarmoricaine. Ils n'ont pas d'occasions. C'est une équipe qui sautait les lignes pour rechercher vite ses avants. Pour le club, c'est formidable. Notre souhait? Recevoir un gros à domicile dans notre stade de Robert Normant. Si on reçoit Nantes ou Guingamp, ça sera une fête formidable pour tous les licenciés du club", conclut Loïc Druon, l'entraîneur-joueur des Canaris de Plouhinec.

 

Le QKFC a résisté une heure

 
Football. Coupe de France. Quimper Kerfeunteun FC - Vannes 0-3
 
63 minutes, c'est le temps qu'il a fallu aux Vannetais pour se dépatouiller du piège tendu par le Quimper Kerfeunteun FC (DH). Le but de Mohamed Ben El Farda a été de trop pour des Quimpérois qui n'ont jamais pu approcher des cages de Guillaume Gauclin. Au final, la victoire des professionnels du VOC ne souffre d'aucune discussion (0-3).

Quimper voulait tenir le plus longtemps possible pour faire douter un maximum cette équipe de national. Comme toutes les équipes hiérarchiquement inférieures, réussir à passer sans dommage le premier quart d'heure est toujours source d'une grande satisfaction intérieure. Ce cap des quinze minutes l'a passé. Et quatre fois même jusqu'à l'heure de jeu. Même si Vannes a dominé les débats, le portier Sébastien Guirriec (encore en équipe D en début de saison) a retardé au maximum l'échéance. Youssouf Mohamed, à deux reprises, a vu son tir arrêté par les mains sûres du portier Quimpérois. Son compère, le capitaine Maxime Brillault, en a été quitte pour vivre le même sort sur une frappe dans la surface de réparation (35'). Nicolas Haquin, véritable poison pour la défense locale, a chauffé les gants de Guirriec qui détournait en corner superbement un retourné au six mètres (38'). L'essentiel était fait pour Quimper. rentrer au chaud aux vestiaires sur un score vierge.

Vannes en costaud
Sur un petit terrain, Vannes devait absolument concrétiser ses prochaines occasions sous peine d'être à la merci du moindre coup de pied arrêté ou cafouillage dans la surface. Physiquement, les Quimpérois reculaient. Vannes, en costaud, mettait l'intensité nécessaire pour passer la vitesse supérieure. En deux fois, Sanchez butait sur Guirriec. La balle revenait à Mohamed Ben El Farda, qui ne se posait pas de question au moment de l'exécution à bout portant (0-1, 63'). Le Page tentait par des frappes de redonner l'espoir aux locaux mais Gauclin veillait au grain. Vannes accélérait et pliait l'affaire par Haquin, d'une parfaite frappe puissante décroisée (0-2, 70') puis par Diguiny, dans les arrêts de jeu (0-3, 90'). Le rêve était passé pour Quimper, il continue pour Vannes.

Arbitre: Mr Blachet (Saint Gilles Croix de Vie)
1000 spectateurs
Score mi-temps 0-0
Buteurs:
Vannes: Mohamed Ben El Farda (63'), Haquin (70'), Diguiny (90')  
0-3, le tableau d'affichage l'atteste. Vannes, avec Stéphane Kakou, a fait plier les Quimpérois en seconde période. 

 

La parole aux joueurs:

Sébastien Guirriec, gardien du QKFC:   Steven Ribeiro, milieu de terrain défensif du QKFC:   Maxime Brillault, libéro du Vannes OC:  Nicolas Haquin, avant-centre du Vannes OC:  
" Nous avons été acculés sur notre but par moment. Haquin nous a gêné. J'ai su à 14 heures que je serais titulaire pour ce match. Je reviens de très loin après mes différentes opérations. Je sors d'une saison presque blanche après cinq matchs joués la saison dernière. En début de saison, je jouais en équipe D. Se retrouver titulaire face à une équipe professionnelle est une formidable récompense car je n'ai jamais lâché même dans la difficulté. J'ai toujours cru que je retrouverais mon niveau. Vannes? Solide. Physiquement, même s'ils ne sont pas grands, c'est du costaud. A 2-0, nous avons trop lâché à mon goût. Mais dans l'ensemble, on n'a rien à regretter sur ce match"  " A chaud, je suis hyper déçu. Ca ne passe pas. Ils étaient plus costauds. Nous sommes bien restés en place. Nous ne sommes pas jetés complètement. Face à Vannes, c'était intéressant car les pros laissent plus de liberté avec la balle. On peut contrôler et se retourner alors qu'en DH, nous avons tout de suite un adversaire sur nous. On y a crû jusqu'au bout. Même à 2-0, nous voulions revenir. Je suis fier de l'équipe. Vannes a une grosse équipe. On sent une plus forte expérience et une plus grande maîtrise dans tous les domaines"  " On savait que cette équipe de Quimper était à prendre au sérieux. Une anecdote? Quand le VOC était en CFA, Stéphane Le Mignan voulait quelques joueurs de Quimper. Il en avait contacté certains donc il nous avait bien averti de la menace. Nous ne sommes pas tombés dans le piège. On s'attendait à cette situation de se retrouver à égalité à la mi-temps. Il fallait insister, ne pas paniquer et attendre que cette équipe baisse pied physiquement. Ils ont laissé beaucoup d'énergie en première période. Nous en avons profité par la suite. Quimper? Une bonne équipe.On sent qu'il y'a des joueurs qui ont le vécu de CFA"
 
" Le contexte était particulier. Nous avons marqué au bon moment. Ca les a obligés à se découvrir. Nous avons bénéficié de plus grands espaces sur la fin de match. Quimper passe bien la première mi-temps mais nous ne les avons pas senti dangereux non plus. Mais en coupe, un détail peut amener l'élimination. Quimper? Je suis de Dinan donc forcément, je m'intéresse à ce championnat de DH. Je sais qu'il sont en difficulté après leurs deux défaites à domicile. J'espère qu'ils remonteront au classement. Quimper, c'est un nom connu en Bretagne. Physiquement, la DH est un championnat très dur"  

 

La réaction des coachs:

Marc Herrera, coach-adjoint de Quimper: " Les gars ont donné le meilleur d'eux-mêmes. On ne peut rien leur reprocher sur ce match. On tient cette partie. En première mi-temps, nous bataillons pour garder le 0-0. On y parvient avec des bons arrêts de Sébastien Guirriec. Hors-jeu, pas hors-jeu sur le premier but, je ne sais pas. S'il ait réellement, c'est dommage car on aurait pu tenir un peu plus longtemps ce score. Vannes? C'est costaud. Ils ont une puissance, une maîtrise athlétique que nous n'avons pas. Nous avons pioché pour conserver le ballon en attaque. A la fin, on était émoussés. Mais encore une fois, nous ne pouvons pas reprocher aux joueurs leur investissement dans cette partie. 1000 spectateurs? Ca montre que jouer le samedi après-midi par rapport à la concurrence, était judicieux"  Stéphane Le Mignan, coach de Vannes: " Le gardien leur sauve quatre ou cinq situations de buts. Inquiet à la pause? On l'est toujours quand on ne marque pas vite dans ce type de match. On n'est jamais à l'abri d'une mauvaise surprise. Les joueurs ont été rigoureux. Jamais, ils n'ont laissé d'espoir à Quimper. Ma perception de Quimper? On sent que certains joueurs ont l'expérience du niveau au-dessus. Défensivement, ça tient la route. J'avais observé leur match face à la TA Rennes. Offensivement, ils n'avaient pas eu beaucoup d'occasions. Là, on retrouve un peu ces mêmes conséquences. Pour moi, il leur manque du poids offensif et de la percussion. Il leur faudrait quelqu'un qui pèse plus dans l'axe ou sur les côtés pour se créer plus de situations offensives".
 

 

Le sept d'or du 6ème tour

 
Football. Coupe de France. 6ème tour. 
Samedi 29 octobre. Sur la même ligne, ils seront sept équipes du Sud-Finistère à rêver de la même chose, ce week-end. A savoir une qualification pour le 7ème tour de la coupe de France qui marque traditionnellement l'entrée des clubs professionnels de ligue 2. Qu'on se rassure le choc de la DSR entre Pont l'Abbé et Trégunc assure au moins à un de nos représentants d'être présent au tour suivant.

Ce samedi, à 15 heures, le Quimper Kerfeunteun Football Club ouvre le bal des prétendants face aux professionnels du Vannes OC (National). Le cadeau est beau pour les joueurs et les dirigeants de ce nouveau club. Par contre, sur le terrain, le match risque de se résumer en une attaque-défense en faveur des Vannetais. " On n'est pas fous. Nous n'allons pas nous jeter à l'abordage. Nous les attendrons. Tout ce qu'on espère, c'est retarder l'échéance le plus longtemps possible.Plus on les fera douter, meilleur le scénario sera pour nous. Ca serait déjà un exploit de les faire douter. Nous sommes en bas de classement de DH, ils sont 5ème de national. A priori, la marche est très haute mais on se battra", résume le coach du QKFC, Sébastien Le Naour.

Quelques kilomètres plus loin, à Ergué-Gabéric, les Poatred Dispount ont tiré du lourd avec le 3ème de CFA, la GSI Pontivy. Jean-Baptiste Guillou, le capitaine Gabéricois, illustre en ces termes ce choc face aux Gésistes. " Nous devons avoir un gros mental. Il ne faut surtout pas prendre de but dans le premier quart d'heure. Le temps joue pour nous. On doit être une équipe de guerriers. Nous aurons deux ou trois possibilités sur coup de pieds arrêtés. Avec notre grande taille, on peut les gêner".

Le mental: le secret de la coupe

A Pont l'Abbé, le derby de la DSR promet son lot de passion. Ca sera même du 50/50 entre une équipe locale à l'attaque Le Pors-Lucas flamboyante et une autre tout aussi efficace avec la liaison entre David et Autret. Encore dans le Pays Bigouden, Plobannalec-Lesconil joue son match à Pont-Plat face à Locminé (CFA 2). " Ils ne sont pas bien en championnat. On est sur des bons matchs. L'objectif est que les joueurs ne regrettent rien au coup de sifflet final. Ils ont mérité le fait de jouer ce 6ème tour. C'est une belle fête. En coupe, les surprises arrivent. Il faut y croire, faire le moins d'erreur et ne pas tricher", affirme l'entraîneur des "jaune et noir", Mickaël Caoudal.

Les DC Carhaix (DHR) ont également l'avantage du terrain même si leur adversaire, La Guerche évolue trois divisions au-dessus en DH. Finalement, les Canaris de Plouhinec sont la seule équipe encore qualifiée dans le Sud-Finistère à quitter le département, ce week-end contre Vilde Guingalan (DHR). " Certes, on joue une division au-dessus mais pour moi, c'est du 50/50. Ils sortent une performance sur le dernier tour. Nous aussi avec le FC Quimperlé. Ceux qui prouve que la coupe nivelle les valeurs. Le mental jouera une grande part dans la qualification. Au bout du match, il y'a un 7ème tour avec l'entrée des clubs de ligue 2. Mais il faudra aller le chercher ce billet. Il ne viendra pas tout seul", résume l'entraîneur-joueur Plouhinécois, Loïc Druon.

Programme du 6ème tour:
Samedi 15h
Quimper Kerfeunteun FC (DH) - Vannes OC (Ntl) (Stade de Stang-Vihan)
Dimanche 15h
Pont l'Abbé FC (DSR) - US Trégunc (DSR)
Vilde Guingalan (DRH) - AS Plouhinec (DSR)
AS Plobannalec Lesconil (DSR) - Locminé (CFA 2)
DC Carhaix (DRH) - La Gerche (DH)
Paotred Dispount Ergué-Gabéric (DRH) - GSI Pontivy (CFA)  
 
 

 

Tony Le Gall foudroie les espoirs Lannionais

 
Football. Coupe de France. Quimper Kerfeunteun FC - Lannion 3-2
 
L'adage veut que les prolongations soient favorables à l'équipe qui revient dans la partie. Et bien, il faudra en trouver un autre du côté de Lannion. Alors que les Costarmoricains avaient réussi à remonter leur deux buts d'écart, Tony Le Page a fait parler la foudre à Penvillers en crucifiant le portier visiteur, Lebon. La qualification pour le sixième tour de la coupe de France a été au bout de l'effort pour les joueurs du QKFC.

Il n'y a pas à dire! Quand le meneur de jeu, Philippe Cariou, est en forme, le jeu Quimpérois est soudain transformé. Vitesse, précision dans la passe, justesse dans les choix, le Briécois a dominé les débats de sa classe en première période. Son service pour Khalid Guelaï est un modèle du genre. Dans la profondeur, l'avant-centre du QKFC a devancé la sortie du portier Lebon pour ajuster son plat du pied. A peine le temps de se remettre, que Philippe Cariou envoyait le deuxième service avec un enrhumage du libéro, Klock, le centre était repris au second poteau par Christophe Pincemin (2-0, 26'). Après l'expulsion de Guillaumin (34'), le QKFC était prêt de demander l'addition. Dans le juste timing, Philippe Cariou envoyait Khalid Guelaï mais l'arbitre de touche levait son drapeau pour signaler un hors-jeu (43').

Lannion revient puis cède
Perdu pour perdu, Lannion se décidait à offrir un visage différent en seconde période. Plus présent dans les duels, les Costarmoricains monopolisaient la balle. Quimper, dans le dur, ne pouvait plus effectuer deux passes de suite. La sortie à l'heure de jeu du portier De Quelen, expulsé pour une escapade hasardeuse dans sa surface de réparation, était le second tournant de cette rencontre. Lannion recollait à un but suite au pénalty, converti par le capitaine Maillot (2-1, 67'). L'ascendant était pris. Lacroix, d'un maître coup-franc, trompait Sébastien Guirriec (2-2, 76'). Ce dernier sauvait les meubles en fin de partie à deux reprises. Les pénaltys, c'était alors la seule issue heureuse qu'on pouvait espérer au QKFC tant dans les tribunes, on ne voyait pas par quel autre moyen obtenir la qualification. La chance et le poteau préservaient Quimper Kerfeunteun d'une élimination. On croisait les doigts pour arriver aux pénaltys. Et ils n'arriveront pas. Tony Le Page, contre toute attente, envoyait une reprise de volée, boulet de canon. Le "scud" trouvait droit la direction des filets (3-2, 104'). Explosion de joie, les Quimpérois pouvait exulter au coup de sifflet final.

Arbitre:Mr Guillou
200 spectateurs
Buteurs:
Quimper: Guelaï (9'), Pincemin (26'), Le ¨Page (104')
Lannion: Maillot (67' sur pénalty), Lacroix (76')
Explusions:
Quimper: De Quelen (62')
Lannion: Guillaumin (34')  
Philippe Cariou et Tony Le Page ont été deux grands artisans de la qualifiaction quimpéroise acquise au dépend de Lannion. 

 

 
La parole aux coachs: 
Kamel Haddu (Quimper Penhars): Les joueurs n'ont pas triché. Ils ont tout donné. On était prêt pour jouer un mauvais tour à nos voisins. Si on avait marqué à la seconde minute, je pense que ça serait venu trop tôt dans le match. En toute honnêteté, nous aurions sans doute craqué face à la force de frappe adverse. Nous avons été solidaires jusqu'au bout. C'est très rassurant dans l'état d'esprit.

Sébastien Le Naour (Quimper Kerfeunteun): L'essentiel en coupe, c'est de passer. J'ai félicité les joueurs pour leur qualification. Nous ne sortons pas un gros match. Quand le gros n'est pas très bon, le petit se met en valeur. Penhars nous a gênés. Je leur tire un coup de chapeau. Ils avaient envie de faire un coup. Nous avons eu le mérite de ne pas tomber dans le piège. Un regret? La pelouse. L'état du terrain était indigne d'un 4ème tour de coupe de France.  

 

 

 
Et vous, qu'avez-vous pensé de ce derby? 

 

Fabien, 22 ans  Youna, 14 ans  Arnaud, 28 ans  Gilbert, 54 ans 
" J'étais partagé. Mon frère joue à Penhars et un de mes meilleurs potes, Steve Ribeiro, joue au Quimper Kerfeunteun. Penhars n'a jamais été baladé dans ce match. On n'a pas vu les cinq divisions d'écart. Les locaux ont été solides mais cette équipe a manqué d'un créateur pour orienter le jeu ou quelqu'un capable de conserver la balle devant pour faire remonter le bloc. Après, le QKFC est supérieur dans la maîtrise technique avec beaucoup de jeux en triangles"  " Nous avons évité l'avalanche de buts. Ils se sont bien défendus. Le tournant? Quand on rate l'ouverture du score en début de match. L'arrivée de Kamel a fait du bien au club. Cette équipe n'a plus à voir avec celle de l'an passé. L'état d'esprit est bien meilleur. On sent une équipe. L'ambiance était bonne. Il y'avait beaucoup de monde au stade. C'est bien pour le foot à Quimper. Après, le score est logique mais nous avons été loin d'être ridicule"  " Penhars a bien abordé cette rencontre. Ils ont bien tenu jusqu'à l'ouverture du score. Quimper Kerfeunteun marque sur leur première frappe. Avant, ils n'ont pas d'occasions. Si Penhars avait pu concrétiser dans leurs 30 premières bonnes minutes, il y'avait un coup à faire. Penhars avait la réputation d'être une équipe instable. Avec Kamel Haddu, ils ont trouvé une stabilité. J'ai joué de longues années à Kerfeunteun avant de me rompre les ligaments du genou. J'ai de bons potes dans cette équipe"  " L'ambiance dans le stade était extraordinaire. Je n'avais pas vu ça sur Quimper depuis deux ans avec le derby entre Quimper et Kerfeunteun en coupe de France. Il y'a une vraie passion autour du foot à Quimper. Chacun dans son club vit le foot intensément. Le match? Le score est logique. Nos joueurs ont géré la seconde période mais sans l'envie de "tuer" ce match. Penhars a les moyens de retrouver la PH. La différence se fait sur la technique et la circulation de balle" 

 

Le petit poucet fait de la résistance

" Un bon tirage, on ne le sait qu'à la fin du match". Sébastien Le Naour, le coach du Quimper Kerfeunteun se méfiait de cette équipe du Quimper Penhars. Et il avait raison sur contenu proposé par les joueurs de Penhars.

Anthony Coris a sans doute repassé longtemps dans sa tête cette action où il s'est porté en un contre un face au portier visiteur Nicolas Rannou à la 2ème minute. Bien-sûr, personne n'est capable de deviner la suite du match mais ça aurait apporté à coup sûr un supplément de piment à cette rencontre de coupe de France. La suite? Une rencontre maîtrisée par le Quimper Kerfeunteun. En deux coups de pattes, ils ont assuré leur qualification. A la 20ème, le latéral droit, Thomas Brusq trompait la vigilance de Douguet. Et Pincemin pliait l'affaire sur une demi-volée bien ajustée, qui ne lâchait aucune chance à Douguet (0-2, 35').
En seconde période, Penhars a fait mieux que résister, laissant même apparaître une très bonne qualité d'organisation et d'état d'esprit. Au petit trot, le Quimper Kerfeunteun a géré son affaire en se contentant de faire tourner la balle au maximum, mais sans porter l'estocade en seconde période. L'essentiel est fait pour les partenaires de Tony Le Page. Ils seront au rendez-vous du 5ème tour de coupe de France.

Arbitre:
Mr Abgrall (Saint-Thégonnec) assisté de MM. Le Meur (Melgven) et Quéau (Edern)
Buteurs:
QKFC: Brusq (20'), Pincemin (35')

 

 

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