|
|
|
Tennis. D1. Maisons-Laffitte - Quimperlé 3-3
|
A 6-1, 5-1 pour Maisons-Laffitte, dans le double, nous étions prêts à prendre les claviers d'ordinateur pour mettre une couche d'enduit sur les circonstances atténuantes de la descente de Quimperlé. Mais avec ces diables (rouges) de Maxime Authom et Ludovic Walter, nous ne pouvons jamais être certains de rien. A l'image de leur saison au TC Quimperlé, ils se sont sublimés pour débreaker deux fois et arracher ce match décisif sur un score de 6-1, 6-7, 6-7. Quimper respire encore après son nul face à Maisons-Laffitte. Mieux, les Quimperlois sont en ballotage favorable avant la dernière journée en D1 pour le maintien.
Quimperlé en D1, on croit rêver chaque année. Pour la seconde année consécutive, les Finsitériens font bloc ensemble. Malgré l'hécatombe de blessures, Robin Haase, Charles-Antoine Brézac, Mathieu Rodrigues, les joueurs ont l'esprit club. Ils s'arrachent pour continuer ce conte de fée moderne. La dernière preuve de cet attachement des joueurs au club a été apportée à Maisons-Laffite (78). En difficulté dans ce match, les Quimperlois ont pu compter sur leurs deux fers de lance, cette saison, Maxime Authom (n°867), une vraie découverte et le Vannetais Ludovic Walter (n°527). Quand ils enfilent le maillot du TC Quimperlé, ses joueurs ne sont plus les mêmes.
" On joue à trois joueurs et demi. Mathieu Rodriguès joue sur une jambe. Il tient son match en double. Si on perd en double face à leur paire au dernier match, nous pouvons presque dire adieu au maintien. Là, nous sommes encore en vie. Il faudra prendre deux points face à Colomiers sur le dernier match pour l'assurer complètement", affirme Philippe Huon.
Ludovic Walter encore décisif
Ce point acquis dans les Yvelines, Quimperlé est allé le chercher. Ludovic Walter s'est une nouvelle fois mis en quatre pour arracher deux points décisifs, un en simple face à Jérémy Blandin, avec un tie-break décisif sur le dernier set et l'autre en double avec Maxim Authom. En gagnant à l'arraché, ce dernier match, Maxim Authom et Ludovic Walter ont peut-être assuré sans le savoir le maintien du TC Quimperlé pour la seconde année dans l'élite du tennis français. Réponse définitive, samedi à Colomiers (31).
|
|
|
Comme sur cette image, Ludovic Walter s'est arraché pour maintenir en vie Quimperlé dans ce championnat. Le verdict final est pour samedi face à Colomiers. Crédit photo: Fanch Hémery.
|
|
|
|
Tennis. Première Division. Quimperlé - Lille 3-3
|
Zut! On en était presque quitte à commencer toutes ses phrases par des si avec ce résultat énorme face à Lille (3-3). Si Charles-Antoine Brézac n'avait pas eu sa fracture du scaphoïde, si Mathieu Rodriguès n'avait pas eu sa cheville dans le sac, si Vincent Stouff était toujours là, si le "Flying Dutchman", Robin Haase n'avait pas eu mal au dos. Cependant, ça serait faire injure aux Quimperlois qui ont magnifiquement défendu les valeurs de ce club face à l'ogre Lillois. Le mercredi après-midi passé à Kerbertrand restera pour longtemps dans les mémoires.
Les absents ont toujours tort. A la liste des joueurs aligné par le TC Lille, le combat semblait inégal pour le TC Quimperlé. Hors, le sport vaut par ses moments d'incertitude. Et il est encore plus beau quand il défie une logique implacable. Favoris du groupe, les Lillois portés par le Belge, Olivier Rocchus (n°66 et tombeur du numéro 1 mondial, Novak Djokovic à Master de Miami en 2010) devaient tout emporter sur leur passage. Mais les irréductibles Bretons en ont décidé autrement. Tous ont été admirable de courage. Symbole de ce dévouement, Kévin Nédellec (n°15), un jeune du club qui a connu un sacré baptême du feu face à Christophe Rocchus (1-6, 3-6).
"C'est un résultat à la fois génial et frustrant. Avec une équipe amoindrie, on arrive à tenir tête à l'équipe, à mes yeux, la plus forte de la Poule. En même temps, au complet, on pouvait rêver d'accéder à la phase finale, cette année. En tout cas, quels que soient les joueurs qui passent, à Quimperlé l'esprit d'équipe prévaut toujours. Mention spéciale à Maxime Authom, énorme aujourd'hui. J'espère récupérer Mathieu Rodriguès pour la suite. Cela pourrait changer la donne.", indique l'entraîneur Philippe Huon.
Un état d'esprit admirable!
Le Vannetais Ludovic Walter semble marcher sur l'eau à chaque rencontre jouée par le TC Quimperlé. Depuis deux saisons au club, il se surpasse pour aller gagner ses matchs à l'arraché. Encore une fois, le Quimperlois a puisé dans ses réserves pour battre le Belge, Yannick Mertens (5-7, 6-4, 6-4) et en double avec Maxime Authom (n°228) - formidable découverte - le duo Lillois composé de l'Allemand Gremelmayr (n°294) et de Olivier Rocchus (n°408), 6-4, 3-6, 10-8. Bourreau de travail, le joueur reconnaissait lui-même être passé par des moments durs. :"Par rapport à samedi dernier où j'ai été battu en 3 sets face à Grenoble, j'avais un sentiment de frustration. Frustration parce que je revenais de blessure et que j'étais juste physiquement. J'ai beaucoup bossé pour revenir et aujourd'hui j'avais un désir de revanche. J'ai été au bout de moi-même. Je suis super content du résultat pour l'équipe", souligne le Vannetais.
A 19h15, mercredi soir, Kerbertrand jubilait. Le TC Quimperlé avait fait jeu égal avec le TC Lille. Rencontré après le match, le président Lillois, Henri Magniant, n'en menait pas large sur la production de ses joueurs à Quimperlé. " On s'en tire bien. Quimperlé a sorti un gros match. Ils ont de beaux joueurs. Heureusement pour nous que Robin Haase n'était pas aligné, autrement, je n'imagine même pas ce qui aurait pu se passer".
Après sa défaite initiale face à Grenoble (2-4), le TC Quimperlé a encore accompli des miracles. Il en faudra encore d'autres pour se maintenir tout en haut du tennis Français.
|
|
|
Même sans Mathieu Rodriguès, même sans Charles-Antoine Brézac, même sans Vincent Stouff, le TC Quimperlé de Philippe Huon continue d'être le poil à gratter de la première division.
|