QUIMPER VOLLEY
"Je retourne au Hainault comme manager général"
La symphonie inachevée du Quimper Volley
| Volley-Ball. DEF. Quimper Volley 29 Elite |
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Perdre l'accession pour trois sets est une telle frustration, qu'elle ne s'estompera qu'avec le temps. Avoir touché de près le sommet pour redescendre en rappel au pied de celui-ci, l'an prochain est sans doute le plus dur. Qu'est ce qu'il m'a manqué? Pourquoi ai-je perdu le fil de la montée sur le dernier mois? Comment expliquer une succession de contre-performances dans la dernière ligne droite? Cette liste de questions hantent l'esprit des joueuses, du staff et des dirigeants. Se servir de ses expériences pour rebondir plus fort dans le futur sera la clé d'une montée en Ligue A en 2012/2013. Une saison est une succession de temps forts et temps faibles. C'est un résumé parfait d'un match, à une échelle différente. Avec 48 points, 17 victoires pour 5 défaites, le Quimper Volley 29 Elite a réussi une année remarquable dans ses résultats. Personne ne peut enlever ce mérite à l'équipe. Elle le doit à son travail et à sa capacité de se montrer forte dans une globalité. Les victoires face à Albi (3-1), à Saint-Raphaël, au Stade Français (0-3) et à Marcq en Baroeul (1-3) ont prouvé l'aptitude de ce groupe à évoluer en Ligue A, dès cette année. Ces victoires ont été acquises sur la phase aller dans un moment où Quimper ne faisait pas la course en tête. Mal à l'aise dans une position de leader La position d'être placée en seconde ligne a parfaitement convenu à la mentalité de cette équipe. Quand Quimper, après une série de neuf victoires consécutives, de novembre à mars, s'est trouvé en première place, dans la ligne de mire de ses principales adversaires, le mental s'est effrité et les fissures sont apparues visibles. " Ils nous a manqué la régularité pour obtenir la montée. Nous avons payé cher nos blessures. A la fin de la saison, nous étions fatiguées. C'est la première fois dans ma carrière que je finis une année dans cet état de fatigue. Sur certains matchs, nous n'avons pas réussi à maîtriser notre stress", avançait Zuzana Cernianska. " Quimper ne montera pas dans l'élite car cette équipe perdra des points face à des équipes moins bien classés qu'elles. Par contre, face aux équipes de têtes, Quimper gagnera ses matchs", déclarait Atman Toumani, le coach de Chamalières, le 11 décembre 2011. Cet avis aura été vrai mais dans le sens inverse. Hormis Saint-Chamond (victoire 3-2) et Chamalières (victoire 3-2), Quimper n'a pas commis d'impair face aux formations moins bien classées. Or, dans les confrontations directes face aux équipes de tête, les joueuses de Yamandu Péralta ont raté leurs confrontations. Albi, Stade Français, Saint-Raphaël, autant de défaites qui coûtent la montée en ligue A. " L'équipe qui perdra deux matchs d'affilée dans les dernières journées ne montera pas", expliquait Yamandu Péralta, juste avant cette dernière ligne droite. Quimper a concédé ses deux défaites d'affilée au Stade Français et à Saint-Raphaël quand les autres présentaient une copie propre dans les dernières lignes de la saison. La montée s'envole en dix minutes à Chamalières Les blessures survenues ont été un facteur aggravant, à coup sûr: Aline Galan, en début de saison, Sonja Simanic, en délicatesse avec un talon d'achile, Pavla Duspivova, épaule, Margot Le Moigne, ménisque genou. Celle d'Alejandra Garcia aura été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Se passer de sa meilleure joueuse, celle la plus régulière à un haut niveau, est un coup fatal à l'ambition de toute équipe. Même si Bénédicte Maricette, pour un poste nouveau pour elle, a été impeccable au poste de pointue, la Vénézuelienne aura cruellement manqué dans les derniers matchs de la saison. On ne remplace pas du jour au lendemain une joueuse capable d'aligner en DEF, 25 points par match. Pendant deux mois, Yamandu Péralta et Alex Aguillo ont dû puiser dans une solution interne pour remplacer cette assurance tout risque sur le parquet. " L'équipe a manqué de rester calme dans les matchs. C'est très important de garder ses nerfs. Parfois, nous étions trop nerveuses. Mais ça n'enlève rien de notre très bonne saison", reconnaissait Alejandra Garcia. Ce maudit 4ème set à Chamalières alimentera encore bien des conversations dans cette inter-saison. A huit points de la montée, Quimper a affiché ses carences mentales en dix minutes. A 10-17, avec un avantage de 2-1, les Quimpéroises avaient un pied et demi dans l'élite. Il suffisait de se comporter en patronne de la DEF, ce jour-là pour faire valoir sa supériorité à l'adversaire. Patatras! La perte 25-22 du set a entraîné Quimper dans l'abîme. Et un examen approfondi sur ses faiblesses là où un banal scanner de contrôle aurait servi en cas de succès 1-3 en Auvergne. Une capitaine sans temps de jeu Depuis deux saisons, la capitaine de l'équipe est une des joueuses, qui compte le moins de temps de jeu dans l'effectif sur les derniers matchs de la saison. C'était vrai avec Silviya Tsikova en 2010/2011, ça l'a été avec Margot Le Moigne, cette année. On se souvient de l'agitation médiatique lors de l'Euro 2000 de football autour de l'équipe de France. Pourquoi conserver un Didier Deschamps vieillissant sur le terrain alors que Patrick Vieira est dans une forme incroyable? Roger Lemerre avait été au bout de sa logique. Et la fragilité d'une situation a montré la pertinence de ce choix. Mené par l'Italie en finale, Didier Deschamps avait alors fait son meilleur match de l'Euro 2000 en finale en rassurant et en affichant un calme dans la tempête. Il aura sans doute manqué au Quimper Volley une patronne de ce type, une leader sur le terrain, dans les derniers matchs. Quelqu'un qui puisse fédérer une équipe et recentrer le discours sur une ou deux paroles fortes quand le match prend un mauvais chemin. Sonja Simanic aurait pu être le baromètre de l'équipe. Dans le match de Vannes, à l'aller (1-3) c'est elle qui par son attitude avait marqué la première étape de la révolte Quimpéroise. Sur la phase retour, elle n'a pas eu ce même impact dans le jeu, en réception et en attaque. C'est dommage car c'était la seule joueuse avec Alejandra Garcia et Zuzana Cernianska, à posséder ce vécu du haut-niveau. Une année formidable Le retour de boomerang a été reçu en pleine figure, suite à Chamalières. La saine réaction face à Marcq en Baroeul a démontré que cette équipe n'avait pas lâché. La montée en Ligue A sera toujours le leitmotiv des dirigeants, staff et joueuses, l'an prochain Quelle autre équipe de DEF aura su mobiliser un tel public? Plus de 10.000 supporters à la halle des sports, des cars de supporters entiers qui ont voyagé au gré des périples des joueuses, le Quimper Volley 29 Elite a grandi encore, cette année. Sa présence comme un fort dominant du sport Quimpérois est bien actée. En quelques années, le club a fédéré autour d'un projet ambitieux. Même si la montée a fui au plus mauvais moment, la volonté de grandir devra être conservé. La dynamique est lancée. Avouons-le maintenant! Le dernier match face à Marcq en Baroeul ne présentait plus de grands enjeux car la montée était assurée à 95% par Albi, avant ce dernier match. Rassembler 950 spectateurs pour l'ultime rencontre de la saison dénote que le Quimper Volley 29 Elite a imprimé sa marque de fabrique dans les rendez-vous du week-end. C'est devenu un élément incontournable dans l'agenda sportif du week-end. C'est dans la durée que le succès se construit. Quimper doit dresser une colonne plus et moins de sa saison mais sur l'ensemble de la saison, la balance penche vers le bon côté, assurément. |
| LA SAISON 2011-2012 EN CHIFFRES |
Gagner et attendre
Le Quimper Volley 29 Elite tombe de haut
Aux armes, citoyennes!
La terrible loi de Peter
Samedi 14 Avril. Battu 3-0 en 1h38 minutes au match aller, le Stade Français a pris sa revanche sur les Quimpéroises, sur la partie retour. Dans ce choc au sommet pour la 20ème journée, le Quimper Volley 29 Elite n'a jamais été en mesure de contester la supériorité des Parisiennes. Au final, la victoire 3-0 des Franciliennes apparaît des plus logiques. La preuve en images.
Le coup de force du Stade Français
Le retour d'Alejandra Garcia
" Montrer que nous pouvons aller plus loin"
" Nous nous sommes battus pour en être là"
| Volley-Ball. DEF. Saint-Raphaël - Quimper, samedi 20h |
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Ce week-end s'annonce décisif pour en savoir un peu plus sur l'identité des deux heureux élus pour la montée en Ligue A. Puisqu'on est en pleine élection présidentielle, le candidat Quimper Volley 29 Elite est en ballottage favorable dans les sondages. Les deux prochains tours sont hyper-importants pour donner de l'épaisseur au projet. Véritable tournant, si le virage est bien abordé, le bolide Quimper sera alors à une telle vitesse qu'il sera alors impossible à rattraper. A Saint-Raphaël (4ème, 37 points), Quimper peut mettre à terre une adversaire directe. Stade Français - Albi, Saint-Raphaël - Quimper: les quatre premières équipes, au classement, s'affrontent, ce week-end. Hasard du calendrier, cette 19ème journée marque un dévoilement des cartes sur le tapis. Plus de bluff, plus de poker menteur, plus de passage de tour, Quimper doit montrer ses atouts les plus forts dans le Var. " Les cartes sont sur la table. Nous avons quatre finales à jouer. Nous n'avons plus le temps de se dire ça marche/ça ne marchera pas. La montée sera attribuée à l'équipe qui sera capable de se relever d'un faux-pas. Ne pas prendre deux défaites consécutives est la clé dans une fin de saison pour une montée. On peut perdre, ça ne changera pas notre situation. Par contre, pour Saint-Raphaël, c'est plus problématique. Une défaite les écarterait définitivement d'une place dans les deux premières. Nous nous sommes battus pour jouer ces matchs-là. On est là maintenant. Il faut y aller. Donner son maximum et nous verrons le résultat final. Nous ne devons pas faire n'importe quoi. La tête froide et le coeur chaud! On se doit d'appliquer les consignes, de respecter notre plan de jeu. Si une fille sort de ce cadre, les autres doivent être solidaires si elles se trompent dans sa prise de risque. Il faut trouver ce juste milieu entre être détendu et concentré. Ca bouillonne à l'intérieur mais il ne faut rien montrer à l'extérieur. C'est un plaisir de jouer ce type de match. Il faut le prendre comme un cadeau. Nous serons beaucoup plus détendus que Saint-Raphaël car nous ne jouons pas comme cette équipe, notre dernière chance", résume le coach Quimpérois, Yamandu Péralta. Dans la dernière ligne droite, Quimper part avec des convictions à Saint-Raphaël. Samedi soir, vers 22h30, ça peut être un petit pas en terme de résultat brut, mais un grand pas pour une échéance un peu plus lointaine. |
La vidéo du match aller
Le charter pour la Ligue A est à l'heure!
| Volley-Ball. DEF. Quimper - Tulle Naves 3-1 |
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Avec le retour des beaux jours, notre esprit se focalise moins sur le travail et plus sur la destination de vacances, à choisir, pour cet été. En sport collectif, le mois de Mars voit les charters d'embarquement ou de débarquement arriver sur les tarmacs. En Août, Quimper avait enregistré un billet pour la ligue A. Sur le tableau horaire des vols, le charter Quimpérois est affiché à l'heure. Le "check-in" doit se faire dans le prochain mois pour un décollage final vers la Ligue A. Vol 2012 pour la ligue A! Le capitaine de bord, Yamandu Péralta et son co-pilote, Alex Ribas-Aguillo se tiennent prêt à prendre les commandes du bolide pour un voyage vers la ligue A. Les joueuses assurent la sélection au pôle d'enregistrement pour dérouter les autres adversaires de ce vol. Tulle Naves a montré les griffes, samedi soir mais Quimper a réussi à les limer pour prendre trois points capitaux afin de rester en tête du championnat. Une certitude, ce groupe vit bien! A Vannes, une image était peut-être passée inaperçue. Celle de Madeline Audoynaud et de Margot Le Moigne enlacées au sol, au verdict final. Elle était révélatrice d'un soulagement et d'une farouche volonté de ne rien lâcher dans la difficulté. Réussir une performance est banale. La maintenir sur la durée est plus intéressant car elle impose une haute recherche d’exigence. Quand on connait ce groupe, on est frappé par une chose. Il présente un défaut: il est perfectionniste. " Une faiblesse peut devenir une force à tout moment", affirme Yamandu Peralta. Et ce côté perfectionniste à outrance est une marque d'affirmation. Jamais vous entendrez Yamandu Peralta ou Alex Ribas-Aguillo affirmer que les filles ont atteint leur maximum sur un match. Jamais vous entendrez la capitaine Margot Le Moigne déclarer que le groupe a réalisé le match parfait. Bien-sûr par moment, comme au Stade Français ou Marcq-en-Baroeul, nous pensions que le résultat final chez le leader amènerait une auto-célébration de louanges. Mais il n'en était rien. Même avec des relances de passes sur les questions, la volonté de corriger les imperfections entrevues transparaissait de leurs paroles. Face à Tulle, cette exigence est apparue dans le 4ème set, là où il fallait défendre ses intérêts et les fructifier. Ce dernier set face aux Coréziennes, Quimper est allé le chercher car l'opposition voulait arracher à tout prix le tie-break. Sur tous les ballons, au block, la machine Quimpéroise s'est mise en route pour prendre un avantage décisif à partir de 15-15. Et même battues sur le 2ème set (21-25), les filles ont refusé d'endosser le rôle de victimes pour prendre un départ canon dans le 3ème set. Cette capacité de réaction fait la force des équipes de tête. Se dire qu'on vaut mieux que ça et le faire surtout, implique que tout le monde est obnubilé vers un même but, une même direction. A quatre escales de la fin de son périple, Quimper est entré dans la zone de transit pour embarquer. Entièrement focalisé sur le bon vol à prendre. |
| Le moment insolite: Le maire de Quimper, Bernard Poignant, a assisté à l'intégralité de la rencontre face à Tulle, samedi soir. Dans le milieu sportif, chambrer amicalement un autre supporter de l'autre camp est de bonne guerre. Avant la rencontre, des sms se sont échangés avec un certain candidat à l'élection présidentielle sur l'incertitude du résultat final entre Quimper - Tulle. Mais comme depuis aujourd'hui, le minutage d'exposition dans les médias est le même pour tous, nous sommes contraints de ne pas dévoiler son identité car nous ne pouvons garantir ce même temps de couverture médiatique pour l'ensemble des candidats de la campagne présidentielle. A vous de deviner qui ça pouvait être avec ces quelques indices. |
| Yamandu Peralta, coach de Quimper: |
| "La pause a permis de chercher une réponse collective à des carences individuelles. Nous sommes un sport collectif où l'individu passe après. Nous étions tellement concentrés sur gagner vite qu'on n'a oublié de construire nos points. Quand nous nous sommes montrés moins impatients, nous avons rectifié les choses. Le block était bon, ce soir. A la réception, nous étions mieux que sur les derniers matchs. C'était très important face à une équipe comme Tulle. La mi-temps a permis de calmer la déception d'avoir perdu le 2ème set pour repartir de l'avant. A ce moment de la saison, on se doit d'apparaître la tête froide à l'extérieur et d'être chaud bouillant à l'intérieur" |
| Dorel Stefan, coach de Tulle Naves: |
| " Nous ne pouvions faire guère mieux. Nous nous sommes levés à trois heures du matin. Ce n'est pas une excuse mais avec notre budget, nous ne pouvons pas faire autrement. Nous avons été inexistants sur le premier set. Nous avons eu beaucoup de difficulté à entrer dans ce match. Notre manque de concentration est explicable par notre manque de repère dans cette salle. Comme nous avons pris la route à 4h du matin, nous n'avons pu faire de décrassage d'avant-match dans cette salle. J'ai un effectif de huit joueuses sur la saison. Face à Quimper, nous sommes dans la même position que David face à Goliath. Et encore en début de saison, je priais pour qu'une joueuse ne se blesse pas car j'étais obligé de jouer les premiers matchs de la saison sans remplaçante. Quimper a fait le jeu. Avec la blessure d'Alejandra Garcia, il y'avait un petit espace pour faire quelque chose" |
Paroles de joueuses
Tout le monde veut prendre leur place
Les Héroïques!
| Volley-Ball. Vannes - Quimper 1-3 (21-25, 25-21, 17-25, 23-25) |
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Se remettre d'une contre-performance est difficile en sport. Comme dans un restaurant, le danger est de se focaliser sur une mauvaise impression. Si le dessert n'a pas été bon, ce même raccourci peut être retenu pour l'ensemble du restaurant. Pareil en sport, si la dernière prestation n'a pas été au top, les joueurs peuvent rester figer sur ce dernier jugement. Tout le travail d'un chef ou d'un coach est de savoir revenir sur un service ou sur une série de match. Face à Vannes, même si la qualité technique n'a pas été par moment au rendez-vous, l'état d'esprit des filles a lui été exemplaire! Orientales la Patria o la Tumba! Libertad o con gloria morir! Es el voto que el alma pronuncia, Y que heroicos sabremos cumplir! Ces paroles sont les premières lignes de l'hymne Uruguayen, et un reflet de l'esprit de ce groupe, coaché par un Franco-Uruguayen, Yamandu Peralta. La traduction donne: Orientaux, la patrie ou la tombe! La liberté ou mourir avec la gloire! C'est le vote que l'âme prononce, et que les Héroïques sauront réaliser! Voilà pourquoi cet article sera axé sur le caractère héroïque des Quimpéroises, dans ce derby face à Vannes. Parce que cette victoire, Quimper est allé la chercher avec ses tripes. L'équipe a mis ce surplus de caractère nécessaire pour forcer la décision dans le 4ème set. Même si d'un point de vue technique, ce match n'a pas atteint des sommets. Au niveau émotionnel, c'était fort pour les 200 supporters Quimpérois venus encourager leur équipe. |
| L'état d'esprit est le garant d'un succès. Il absorbe les doutes et renforce la confiance. Difficile à tenir sur la durée car nous sommes tous confrontés à nos égos personnels. Il reste le ciment d'une réussite, le pouls d'une espérance. Deux heures, 120 minutes, le temps nécessaire pour que Quimper aille reprendre le trône de leader. Les Vannetaises n'ont pas facilité la vie à leurs voisines. Elles se sont battues comme des lionnes pour tenter de prendre 6 points dans la saison à Quimper. Avec un groupe restreint, surtout après la sortie sur blessure dans le 3ème set de la passeuse Bulgare, Dimitrova, les Vannetaises ont adressé quelques fausses notes à l'orchestre Quimpérois. Au final, ce succès sera galvanisant pour les visiteuses. A cinq reprises du terme de la saison, Quimper a affligé un direct sévère à ses poursuivantes. Albi n'a pas vu venir le coup car après leur décharge émotionnelle, suite à leur victoire incontestable devant Quimper (3-0), les Tarnaises ont trebûché à Tulle. Justement, ces Corréziennes sont les prochaines hôtes de la halle des sports, samedi. Les Héroïques les attendent, fermement décidées à asséner un autre crochet, à leurs adversaires directes. |
| Stefan Petrov, coach de Vannes: |
| " C'est dur comme sentance finale. Avec quatre points d'avance (23-19), on se voit déjà au 5ème set. Je n'ai pas la chance de pouvoir compter sur cinq à six joueuses comme remplaçantes. Après la blessure de ma passeuse principale, je n'avais plus que deux remplaçantes. Le tournant du match? Oui, c'est la seule chose que nous pouvons regretter sur ce derby. Ma seconde passeuse a de grandes qualités mais nous avons perdu au contre, en service et en expérience. Quimper a une très bonne équipe. On doit se servir de cet exemple car cette équipe nous montre le chemin à suivre. Renforcer notre budget pour avoir une densité de joueuses capable de nous faire passer des paliers sportifs. C'est notre première année en DEF. On apprend beaucoup de cette saison" |
C'est la lutte finale!
La première giboulée de Mars
| Volley-Ball. DEF. Albi - Quimper 3-0 |
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La croisade contre les Albigeois (1208-1229) fut un évènement historique du bas Moyen-Age. Elle était organisée par l'Eglise catholique Romaine qui voulait mettre un terme au Catharisme, une religion binaire basée sur le Manichéisme (la relation entre le bien et le mal), dans la vicomté d'Albi. Le sport a remplacé la religion depuis le XXème siècle comme l'opium du peuple. Samedi soir, la résistance des Albigeoises, soutenues par 1.200 supporters a été trop vive pour des Quimpéroises, en perte de repère en réception. Les mots ont ce pouvoir formidable qu'ils peuvent en les assemblant, former une image forte, qui capte une photographie d'une situation vécue. Pour les internautes, Wikipédia a remplacé les dictionnaires. Il suffit de taper un mot pour conforter une idée. Celui de giboulée correspond parfaitement à l'image des Quimpéroises à Albi. " Une giboulée est une averse aussi brève que violente, qui se produit lors du passage de l'hiver au printemps, principalement aux mois de Mars et d'Avril (d'où l'expression "giboulées de Mars"). Dans cette phrase, il y'a toute l'explication de la défaite du Quimper Volley. Tranche par tranche, elle est décortiquée avec les acteurs principaux de ce match. I - La phrase principale, tout d'abord, " Une giboulée est une averse aussi brève que violente". En 1h30, Quimper a mis un genou à terre. Exceptées sur le second set, les visiteuses ont payé un lourd déficit en réception (25-14, 25-16). " Sur leurs huit premiers points, elles inscrivent cinq services gagnants. On prend avec Alex (Ribas-Aguilo, le coach-adjoint) un temps mort à 5-1 pour rassurer les filles qu'elles ne pouvaient pas avoir ce taux de réussite toute la partie. Nous avons été en-dessous dans le rapport service-réception. Quand celui-ci s'est rééquilibré dans le second set, nous avons fait jeu égal avec cette équipe d'Albi", affirme le coach Quimpérois, Yamandu Péralta. Son homologue Tarnais, Jean-René Akono était fier de la prestation de ses joueuses. " Je suis content. Mon groupe progresse. J'ai incorporé des jeunes du centre de formation. J'avais peur qu'avec la pression de la salle, elles ne tiennent pas le choc mentalement. Elles ont rivalisé avec l'une des équipes les plus fortes de la poule. Le second set a marqué le tournant. Les deux arbitres commettent à mes yeux deux erreurs. Elles ont été en notre faveur. Elles avaient été en notre défaveur sur le match aller à Quimper à 22-23 dans le 4ème set. L'absence d'Alejandra Garcia pénalise Quimper car elle nous avait fait très mal sur le match aller". La rafale de points a été soudaine dans le premier et le troisième set. Euphorique, Albi a fait souffler une véritable tempête par moment dans le camp Quimpérois. II- La phrase subordonnée. " Qui se produit lors du passage de l'hiver au printemps, principalement au mois de mars et d'avril" Sorties de l'hiver, regonflées de neuf et huit succès consécutifs, les fourmis Quimpéroises et Albigeoises avaient rempli leur besace de points afin d'hiberner au chaud en haut du classement. A l'ouverture des beaux jours, les équipes sortent de leur tanière pour se montrer au grand jour. Problème, Quimper est pour l'instant une des seules équipes à avoir affirmé ses ambitions au grand jour. " La pression, nous vivons avec elle depuis la préparation. Il faut être très fort dans les têtes pour résister. C'est très dur! Mais nous ne gagnerons pas de grandes guerres sans de grandes souffrances. Nous sommes prêt à soutenir ce rythme jusqu'au bout". Ce discours affirmé de Yamandu Péralta tranche avec celui des équipes concurrentes. " La montée? Non, ce n'est pas l'objectif de départ. Nous voulons simplement prendre place dans les quatre premières places. Nous n'avons aucune pression. Sportivement, nous nous battrons avec nos moyens limités toute la saison. Je suis avant tout fier de nos progrès réalisés. C'est la chose la plus importante. Quimper? Ce groupe vit avec la pression car cette équipe a affiché dès le début ses ambitions de montée. Je ne pense que du bien de cette ville et de ce club. Il mérite de monter dans l'élite. On sent un fort engouement chez les dirigeants et les supporters. C'est une ville qui fait évoluer le volley de manière positive. Ca fait du bien pour un petit sport comme le notre", souligne Jean-René Akono. Une giboulée a cette énorme avantage d'être passagère. Sur le coup, elle fait mal et pousse à courir pour se réfugier dans des abris plus cléments. La salle du Cosec n'en était pas un pour le Quimper Volley Elite. La leçon retenue, Quimper a une semaine pour s'en remettre pour reprendre la suprématie régionale écornée par les Vannetaises sur le match aller à la halle des sports (1-3). " Tout ceux qui ne tue pas, rend plus fort", cette phrase de Nietzsche est un excellent parapluie pour se protéger de toutes nouvelles averses impromptues. |
Paroles de joueuses:
ALBI - QUIMPER : Le combat des chefs
En terre Cathare, la bastide Albigeoise est des plus solides, dans son chaudron du Cossec. Devant un public chaud et une salle remplie (+ de 1.000 spectateurs attendus), ce choc de la DEF entre les deux meilleures équipes de la poule promet d'atteindre des sommets. Quimper (1er, 36 points) arrive en leader mais Albi (2ème, 33 points) lorgne avec envie sur cette place de prestige. Samedi soir, à 20h30, l'opposition entre ces deux équipes commencera. En attendant, Yamandu Péralta, le coach du Quimper Volley 29 Elite et Stéphane Simon, manager d'Albi Volley nous présentent les grandes lignes de cette partie
Quimper force son destin
| Volley-Ball. DEF. Quimper - Saint-Chamond 3-2 |
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La route a été escarpée, semée de virages à 90° face auxquels Quimper a dû trouver une parade immédiate. Cette victoire, acquise dans la douleur, a été une des plus difficile de la saison. Saint-Chamond a jeté toutes ses forces dans la bataille et les 900 spectateurs présents se sont aperçus que cette équipe, au complet, peut rivaliser, voir être supérieure à n'importe quelle formation de tête du championnat (3-2, 19-25, 25-23, 23-25, 25-20, 15-11). " Le match le plus dur est toujours celui à venir", Yamandu Péralta, le coach Quimpérois, ne pouvait trouver meilleur défenseur de sa phrase avec l'équipe de Saint-Chamond. Si la preuve devait être encore apportée que Quimper a passé un sacré cap sur le plan mental, la dernière tranche de vérité a été coupée, hier soir. En octobre, Quimper ne serait pas sorti indemne d'une telle densité adverse. Avec les victoires, avec la force de ce groupe, les Quimpéroises semblent capables de se sublimer, même dans un jour moyen au service et en réception. Les valeurs de combat, de souffrance érigées par Yamandu Péralta sont véhiculées sur le parquet par ses joueuses. Affamées, affûtées, elles savent aussi faire mal à l'adversaire quand celui-ci devient oppressant dans le jeu. Dans la dureté, cet affrontement face aux Ligériennes a frisé des sommets. Certains points ont même connu une durée de vie supérieure à la minute. Saint-Chamond jouait au complet avec le retour de sa Bulgare, Vyara Hadzymoskova et de sa Canadienne, Kristina Fabris. A l'opposé de Quimper, qui était privé de sa meilleure marqueuse de points, Alejandra Garcia mais pouvait compter sur le retour de la passeuse capitaine, Margot Le Moigne. |
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Après la perte du troisième set (23-25, 1-2), Quimper s'est retrouvé seul face à la défaite. Ce vocabulaire interdit revenait à la surface. A la surface seulement, car Quimper a retrouvé un éclat suffisant pour arracher le gain du quatrième set en gagnant de la hauteur au contre avec sa centrale Pavla Duspivova. Le fait de pouvoir compter sur un effectif de douze joueuses est un luxe appréciable dans ces moments incertains d'un match. " Nous sommes une équipe de douze. Et nous gagnons à douze", remarque justement l'attaquante-réceptionneuse Quimpéroise, Claire Sandor. Dans le tie-break, Quimper avait la girouette de la victoire qui avait tourné dans le bon sens. Ce groupe est décidément épatant de ressources. 15-11, bouquet final sur un ultime point de Bénédicte Mauricette. Rideau! Merci et à la prochaine! Avec 36 points, les filles en sont à neuf victoires consécutives. Dans deux semaines, elles veulent ajouter une dixième perle à leur collier de succès face à leur dauphine Albi. Nul doute qu'une victoire en terre Cathare ajouterait une touche d'enluminure supplémentaire pour ajouter des arguments à une montée en ligue A. |
Parole de coach
| Alex Aguilo-Ribas, coach-adjoint de Quimper: |
| " Toute la semaine, nous avons parlé avec les filles. On avait beaucoup disséqué le jeu de Saint-Chamond à la vidéo. Nous savions qu'elles retarderaient au maximum leurs attaques sur nos contres. Nous n'avons pas été suffisamment fortes au service et en réception. Mais même avec ses lacunes, nous gagnons. Sur la phase aller, nous avons perdu six points jusqu'au match de Saint-Chamond. Là, nous en récupérons donc six sur le début de la phase retour. Nous sentons qu'Alejandra (Garcia) nous manque sur le terrain. Elle est importante par son calme, ses points sur le parquet. Même sans elle, les filles font le nécessaire pour remporter ce genre de matchs. Notre victoire? C'est deux points gagnés et non un de perdu, ce soir." |
Paroles de joueuses
Un défi de taille.
La montagne magique du Quimper Volley Elite 29
Le vrai examen de passage
| Volley-Ball. Clamart - Quimper, samedi 20h |
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Comment Quimper gérera ce brouhaha d'ascension sportive? Le brouillard d'automne a cédé le pas à un hiver estival. Cette contradiction du langage s'excuse par les performances des Quimpéroises, qui leur valent aujourd'hui après une série en cours de cinq victoires d'être leader de leur championnat avec 25 points. Le chasseur devient chassé. La meute des prétendantes s'unit désormais pour faire revoir à la baisse les actions de Quimper. Embêtant quand le porte-feuille épargne points ne demande cependant qu'à être fructifié de quelques victoires supplémentaires. Clamart, prochain arrêt, tout le monde descend! La locomotive Quimper s'arrête en quai juste pour prendre les trois points de la victoire. Embellie par un enrobage de victoires, cette machine connaît une possibilité de surchauffe dans ses pistons face à Clamart. Certes, cette formation Francilienne est lanterne rouge en championnat. Oui, elle est capable de passer complètement de son sujet mais l'interdiction de penser à un match facile revient spontanément dans les mots du coach Quimpérois, Yamandu Péralta. " Nous sommes devenus l'équipe à battre. Clamart est une équipe qui pose toujours des problèmes. Ces jeunes joueuses peuvent hausser leur niveau de jeu. Elles l'ont montrées à Quimper (2-3). Ces jeunes sont aidés par quelques joueuses d'expérience. Ca ne sera pas facile du tout comme match". Une saine rébellion du groupe La chrysalide Quimper a bien changé depuis le début de saison. Au début de saison, on sentait les joueuses comme désemparées face à certaines situations. La barre avait été placée haute par les dirigeants et le staff. Cette pression, il faut l'absorber pour mieux la digérer. Quand cette absorption se fait, la confiance naît dans les regards et dans les gestes. Peut-être que cette entrée précipitée dans les vestiaires face à Vannes (1-3) a été l'étincelle d'une saine rébellion collective. Je ne peux qu'utiliser une hypothèse qui marque des supputations. L'intimité d'un vestiaire, de discussions franches et âpres ne peuvent sortir d'un cercle fermé. Quand on ne fait pas partie de ce cercle, on ne peut que se ranger à des scénariis dans la tête. Celui-là est émis sous réserve. Vannes a été le prélude à une prise en main. D'un coup, avec cette défaite, les filles ont grandi et fait bloc ensemble. Planter la tente en haut de l'Everest La coquille s'est fendue pour entrevoir le vrai potentiel et le caractère de cette équipe. Maintenant, la pression sera différente. Plus insidieux, les compliments seront sans doute excessifs. Les superlatifs exagérés et les mains dans le dos forcément suspectes. Le sport n'entraîne pas le repos. Il faut être concentré sur un objectif, savoir écouter les personnes qui comptent vraiment dans son entourage, celles qui ont aidé l'équipe dans les périodes difficiles pour la faire grandir vers les sommets. " On part pour un nouveau championnat. On est monté en haut de l'Everest. L'objectif est de planter la tente, tenir le cap des tempêtes, se recroqueviller au chaud ensemble, et attendre la fonte des neiges au printemps quand le championnat sera fini pour glisser confortement en bas du pied du mont Ligue A", élabore le stratège Yamandu Péralta. La guerre est un champ lexical abondamment utilisé par le sorcier Franco-Uruguayen. Avec huit montées d'équipes en trente ans de carrière d'entraîneur, Yamandu Péralta parle en connaissance de cause quand on l'interroge sur la capacité de son groupe à tenir la distance. " Pour être premier, il faut une grande acceptation de la souffrance" " La pression, elle est la même depuis le départ. L'équipe aussi? Non, elle est beaucoup plus mature et sereine. Si on perd un match 3-0, ça ne sera plus vécu comme une catastrophe comme lors des matchs allers. Pour être premier, il faut une grande acceptation de la souffrance. On ne gagne pas de grandes batailles sans de grandes pertes. L'unité est une force du groupe", éclaire Yamandu Péralta. Samedi à 22h, la mue tant espérée sera guettée comme les premiers pas d'un animal qui s'affranchit des pas des donneurs de leçons injustifiés. Leader du championnat, Quimper tient la corde juste avant le dernier virage. En athlétisme ou en équitation, tous les spécialistes s'accordent pour dire c'est la meilleure position pour gagner. Alors laisser la dernière parole à des vrais connaisseurs. |
Les bonheurs de Sophie
L'ouragan Quimper souffle sur la DEF
| Volley-Ball. DEF. Marcq en Baroeul - Quimper 1-3 |
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Pris dans une bourrasque de critiques, suite au match de Vannes (1-3, le 12/11/2011), Quimper s'est forgé une carapace suffisamment solide pour se mouvoir dans les plus périlleux challenges. Les mauvaises langues riaient de la suite du menu avec la réception de Saint-Raphaël et des déplacements chez le Stade Français et Marcq en Baroeul. Aujourd'hui, leur silence est une marque de la réussite sportive d'un projet. A Marcq en Baroeul (59), Quimper a détrôné le leader. L'enfer du Nord promis n'a pas eu lieu. " Quimper a gagné une bataille, pas la guerre", pour détourner une citation belliqueuse célèbre. Les déclarations d'après-match sont la valeur ajoutée à un article de qualité. Mais elles peuvent être aussi (et surtout dans mon cas!) un moyen, presque un prétexte futile pour apprécier la valeur d'une personne, son intelligence de l'émotion, car à ce moment, nous sommes les témoins privilégiés de l'accomplissement ou non du travail de la semaine. Le sportif à haut niveau vit, mange ou dort pour son sport. Partout dans sa vie publique, il y'aura toujours une personne pour le ramener à ses obligations sportives. Des phrases fortes, qui captent une photographie de l'écriture dans la tête, il y'en a quelques-unes bien imbibées dans les (quelques) synapses suffisamment régénérées, après seize heures de car. Celles de Yamandu Péralta, le coach Quimpérois, après Vannes reviennent à la surface de la mémoire. Dix minutes après la défaite cinglante dans le derby (1-3), il affichait son vrai visage de guerrier, qui trahissait son tempérament obsessionnel pour la victoire. " Si je prends la défaite comme telle, bien-sûr que ça fait mal. Maintenant, nous serons dans la peau du chasseur et non plus du chassé. Je pense que cette situation convient mieux à l'équipe". Deux mois plus tard, le chasseur a tiré quelques cartouches. Les cibles ont été touchées: Tulle, Saint-Raphaël, le Stade Français, Chamalières et Marcq en Baroeul. Leur plastron orne maintenant la salle de trophée virtuelle de la halle des sports. Quand le chasseur (re)devient chassé Cette semaine, cette soudaine pensée prise au détourné d'une déception sportive fera l'objet d'un retour de boomerang à Yamandu Péralta, car aujourd'hui, Quimper, après sa superbe démonstration à Marcq en Baroeul, a troqué son costume de chasseur pour reprendre celui du chassé. Le groupe (joueuses et staff) sera-il suffisamment costaud dans sa tête pour supporter cette tempête d'attente des supporters, des dirigeants, des médias et l'impatience rampante des autres équipes, qui sans pression notoire, voudront simplement "taper" les leaders de la poule. Et si nous revenons au fil conducteur de ce papier, le commentaire à chaud de Didier Nicot, le président du Quimper Volley 29 Elite, est ainsi symptomatique de l'anticipation immédiate d'une performance sportive. Bien-sûr que le bonheur se lisait sur son visage, à Marcq en Baroeul, mais sa capacité à se projeter de suite sur le futur était stupéfiante, car instantanée. " Cette victoire est superbe. Par contre, le plus dur commence maintenant. Il va falloir vite redescendre sur terre". Frappant, ciselant même! Cette immédiateté était comme une piqûre de rappel involontaire et réélle sur une situation connue et non maîtrisée à l'automne par les Quimpéroises. Quand les prémices d'une montée ouvertement déclamée haut et fort étaient rendues trop frêles pour les épaules des joueuses. En sport, le fait de se croire arrivé est un mirage tentant. Et comme tout mirage, il est facile d'y succomber car la paresse n'est-il pas le propre de l'être humain? Pourquoi travailler davantage quand on a atteint son but, son sommet de rendement? Tout simplement parce que Quimper devra si l'équipe veut garder sa première place jusqu'au bout; activer une recherche encore plus forte de dépassement de soi, une intransigeance individuelle rehaussée et un esprit collectif irréprochable. " Nous avons réussi à accepter nos défauts pour mieux apprécier nos qualités" Symbole d'une ambition, la Serbe Sonja Simanic m'avait frappé dans son attitude face à Vannes. En pleine débâcle, l'attaquante-réceptionneuse avait l'attitude d'une véritable lionne sur le parquet. Jamais, elle ne s'était épanchée publiquement sur le mal qui l'a rongé depuis le début de saison avec sa blessure persistante au talon. Sa seule pensée allait pour le collectif. Comment je peux dans mes placements, mon attitude être utile au groupe? Même si elle ne veut pas être mis en lumière dans ses paroles, elle le mérite par sa simplicité et la grande qualité de son jeu. Une intelligence tactique et technique élevées émane de son jeu, elle est aussi apparente dans sa conversation. " Je pense que nous avons réussi à accepter nos défauts pour mieux apprécier nos qualités. En début, nous nous connaissions pour la plupart pas du tout. Ca prend du temps pour savoir qui se jettera sur le ballon même si ce n'est pas sa zone sur le terrain, qui ramassera le ballon à ce moment précis. La force? Même si tombons bas (comme notre troisième set face à Marcq), nous savons que nous pouvons gagner facilement". Le mental des Quimpéroises mis à l'épreuve Vainqueur chez le leader Nordiste, (1-3, 19-25, 16-25, 25-20, 17-25), Quimper entame sans doute la période la plus passionnante de sa saison. Cette passion ne va pas sans la dureté du challenge. Plus elle est haute et plus elle a une valeur de construction personnelle et collective. " Celui qui cesse de vouloir être le meilleur, renonce déjà à être fort", les joueuses de Quimper doivent marteler ce message car elles vont affronter le plus dur maintenant car les autres équipes donneront certainement un surplus pour briser cette insolence de la domination. La seule façon de casser leur volonté est de démontrer une capacité de performance encore plus grande qui fera qu'automatiquement, les autres formations renonceront d'elles-mêmes à se hisser à la hauteur des Quimpéroises. Le sport est fait à 80% de mental. Celui de Quimper sera assurément testé dans les semaines à venir. |
| Le fait du match: |
| A voir la passeuse titulaire et capitaine du Quimper Volley, Margot Le Moigne, toujours en survêtement à quarante minutes du match alors que ses coéquipières s'activaient pour l'échauffement, n'était pas un facteur annonciateur de bonnes nouvelles. " Je souffre du ménisque au genou. Je serais absente entre quatre à six semaines. J'avais le choix entre l'opération (deux mois d'arrêt) et le repos (six semaines). J'ai pesé le pour et le contre et je privilégie la seconde solution. Mon challenge? Etre prête pour le match de Saint-Chamond du 18 février". |
Paroles de coachs
| Arnaud Vernet, adjoint coach de Marcq-en-Baroeul: |
| " Ce soir, nous n'avons pas été performant au bloc et au service. Nous n'avons simplement pas bien joué. La seule fois où nous avons enchaîné les bonnes séquences, c'est quand Quimper a connu un gros passage à vide sur le troisième set au service. Quimper nous a été supérieurs dans tous les domaines. Nous ne pouvons que les féliciter pour leur belle victoire". |
| Yamandu Péralta, coach de Quimper: |
| " L'équipe a très bien joué dans les deux premiers sets. Le 3ème? Notre incapacité à envoyer des bons services nous a fait douter mais sur le dernier set, nous avons retrouvé cette capacité à prendre des risques sur ce secteur de jeu. Nous avions trop envie de gagner dans le troisième set. Il fallait retrouver de la lucidité car les joueuses voulaient tellement gagner en trois sets. Notre jeu devient mature et beaucoup plus posé qu'il ne l'était en début de saison. La performance de Sophie Nollier? Elle a été très bien. Quand elle a eu un coup de moins bien, Rachel (Newton) l'a aussi bien relayé. Toutes mes joueuses sont importantes. Aline Galan avait la pression sur ce match car avec la blessure de Margot (Le Moigne), elle se devait d'être performante sur le match entier. Et elle l'a très bien fait! Bravo aux joueuses, place à la suite". |
Paroles de joueuses
Un mal pour un bien
| Volley-Ball. 8ème de finale de la Coupe de France. Quimper - Terville 0-3 |
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La coupe de France féminine est loin d'être un objectif prioritaire pour les clubs. Elle peut néanmoins servir à embellir une saison, à offrir un challenge interne intéressant aux joueuses. Le revers de la médaille est d'être dévorante en terme d'énergie. Miroir des ambitions d'un club, cette coupe est un leurre alors que le championnat est l'unique révélateur de la valeur d'une équipe. En ce sens, la défaite nette face à Terville est à relativiser pour le Quimper Volley 29 Elite (0-3, 18-25, 19-25, 16-25). Pour ceux qui ont vu les Quimpéroises jouer face à Saint-Raphaël et au Stade Français, ce match face à Terville (Ligue A) restera une énigme. La différence de qualité était trop flagrante. Les Lorraines n'ont jamais eu à forcer leur talent pour quérir leur qualification pour les quart de finale de la coupe de France. Le titre, "un mal pour un bien", est certes un brin provocateur mais il est le reflet d'une réalité. Si on prend ce match comme tel, on peut insister sur les manques des Quimpéroises sur ce match. Les lacunes aux services et en attaque ne peuvent être masquées. Elles devront obligatoirement retrouver une consistance et une stabilité sur les prochains matchs de championnat. Ça, c'est pour la partie émergée de l'iceberg. Celle immergée est beaucoup plus subtil. L'expérience de l'an passé a sans doute servi à Quimper. Si l'exploit face à Mulhouse, vice-championne de France (3-2, 29/01/2011) en quart de finale avait été un formidable accélérateur de notoriété sportive, le contre-coup en championnat avait été immédiat comme la défaite face à la lanterne rouge, Toulon (0-3, 23/04/2011). Un championnat se perd en hiver et se gagne en février/mars. Cette vérité est implacable. Il faut atteindre son pic de forme dans ses mois de l'année. Là où ça devient dur, là où les petites blessures se réveillent soudainement. Mentalement, il faut être fort, serrer les dents, faire bloc pour se dévoiler complètement et prendre son envol. Le vrai test face à Marcq en Baroeul Placé comme il était, le quart de finale de la coupe était un traquenard à éviter absolument. C'est dur à écrire mais le sport implique parfois des choix. Comme dans la vie, il y'a des priorités. Il faut s'y tenir et ne pas prendre des chemins de travers. La coupe de France en était un car le prochain tour tombait le 14 février, en plein coeur de deux matchs décisifs de championnat face à Harnes, le 11 février et la réception de Saint-Chamond, le 18 février. Si Quimper était passé face à Terville, l'équipe aurait ajouté un troisième match en huit jours. Trop pour des organismes, même si le groupe a été enrichi et étoffé, cette année. La montée est bien la seule fixation de ce groupe. Le seul phare qui éclaire la pensée du groupe et du staff. En cela, la contre-performance face à Terville doit être plus perçue dans une globalité de projet sportif à long terme. Le vrai test se situera dans une semaine chez le leader, Marcq en Baroeul. La détermination sera tout autre. Face à Albi, Saint-Raphaël et le Stade Français, Quimper s'est forgé un mental. Il devra être en acier trempé pour vaincre les Nordistes. A une semaine et demie du vrai premier rendez-vous de cette année 2012, le groupe doit se replier sur soi pour sortir le grand jeu dans le Nord. |
| Paroles de coach: |
| Yamandu Péralta, coach de Quimper: " Nous n'avons pas réalisé un bon match. Il y'avait trop de points faibles pour espérer mieux. Terville mérite sa qualification. Nous avons su bien jouer par moment mais c'était bien trop inconstant. L'équipe la plus régulière a gagné, ce soir". |
Paroles de joueuses
Les joueurs passés à la loupe
Quimper - Chamalières, samedi 20 heures
Et 1, et 2, et 3-0
Paroles de joueuses:

Le fait du match
Quand la sono fait des décibels:
Sans désapprobation du corps arbitral, les supporters du Quimper Volley avaient installé leur propre sono pour cette partie face au Stade Français. Mais ça n'était pas du goût des dirigeants du Stade Français et de son président, Claude Orphelin. Le ton est même monté sérieusement entre certains supporters Quimpérois et les dirigeants du club Francilien. Des bras et doigts d'honneur se sont échangés de part et d'autre. Malgré la victoire, la tension n'était visiblement pas retombée au pot d'après-match.
Les dirigeants et joueuses Quimpérois se sont vus clairement indiqués une fin de non-recevoir pour le traditionnel repas d'après-match. On espère juste une ambiance plus conviviale, qui reste dans le cadre de ce sport, pour le match retour retour à la halle des sports, le 14 avril 2012.
Les juniors filles du Quimper Volley
| Le Quimper Volley poursuivent l'aventure en coupe de France |
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En se rendant à Evreux pour le 3eme tour de coupe de France, les juniors féminines ne savaient pas trop à quelle sauce elles allaient être mangées. En effet, le tirage nous avait réservé le Plessis Robinson, vainqueur de la précédente édition, et Evreux dont l'équipe fanion évolue en Ligue A féminine. Le 1er match les opposait au Plessis. Après un 1er set perdu 25 -13 du fait d' une grosse crispation, nos filles ont réalisé un 2nd set remarquable en tout point. Service, réception, attaque: tout réussissait aux Quimpéroises qui empochaient logiquement le set 25-21. Le Plessis, sonné, mais pas encore KO nous laissait devant au début de tie-break 4-1, mais une efficacité retrouvée et une puissance supérieure à la nôtre leur valait de gagner ce set capital 15-8. Ce premier match plein de promesses mettait les filles en confiance pour la rencontre décisive contre Evreux. Résultat, un 1er set à sens unique, 25-5 pour le Quimper Volley et une rencontre bien maîtrisée, 25-13 au second set. "Cette superbe qualification nous laisse beaucoup d'espoir pour la suite de la compétition avec, nous l'espèrons, le prochain tour à Quimper et tous nos supporters derrière cette équipe enthousiasmante", explique Jean-Emmanuel Hagneré, le coach des juniors filles.. Prochain tour le 05/02/2012 12h à Ergue Armel : - Quimper - Lys VB Lille métropole - Asnières volley 92 |
Haut les filles, haut les filles!
Paroles de joueuses
Sortez-nous le grand jeu!
Eviter la tuile à Tulle
Une grosse désillusion
Sonja Simanic. " L'important, c'est l'équipe"
Eviter la tuile à Tulle
| Volley-Ball. DEF. Tulles Naves – Quimper Volley 29 |
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Après sa défaite dans le derby face à Vannes (1-3), le Quimper Volley 29 Elite (5ème, 10 points) ne doit plus perdre de temps en route. Le match de Tulle doit servir de rampe de lancement pour être au top face à Saint-Raphaël, le 26 novembre, à la halle des sports. « La question ne se pose pas. Bien-sûr que nous devons gagner à Tulle, samedi soir. Tout le monde perd des points dans ce championnat. Vannes a sorti un très bon match, samedi dernier. Les Coréziennes viennent de gagner leur premier match de la saison face à Saint-Chamond. Elles ont récupéré des joueuses de retour de blessure », confirme le coach Yamandu Péralta. Dans le top 6 final, l’an passé, Tulle a perdu de nombreuses joueuses à l’intersaison, ce qui explique leur dernière position au classement. Bénédicte Mauricette, la nouvelle centrale de Quimper, faisait d’ailleurs partie de cet effectif, l’an passé. Handicapé par les blessures , le coach Quimpérois doit composer avec l’état de forme de ses joueuses. « Jamais nous n’avons évolué en osmose depuis le début de saison. Harnes devait être le match référence mais la blessure de notre libéro (Madeline Audoynaud) a tout changé. Le jour où on arrivera à être en parfaite osmose alors nous pourrons véritablement voir notre niveau dans ce championnat. Mais Saint-Raphaël fera valeur de grand test », ajoute Yamandu Péralta. Samedi soir, Quimper sera au grand complet. La passeuse Margot Le Moigne est complètement rétablie et elle a pu s’entraîner normalement toute cette semaine. Rien n’est encore joué, dans ce groupe. Quimper n’est qu’à deux victoires de la première place. Surtout que dans le même temps, Saint-Raphaël (2ème, 15 points) et Albi (4ème, 12 points) s’affrontent ce week-end. |
La "GARRA" Quimpéroise
| Volley-Ball. DEF. Quimper - Albi 3-1 |
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Le soulagement était visible, après la victoire face à Albi (3-1). Candidate à la montée, Quimper n'a cette fois-ci pas failli quand il fallait porter l'estocade. Une première victoire à domicile en trois points qui permet de créer un historique au groupe. Dans la durêté, les Quimpéroises ont fait preuve de caractère. Le mental a pris le dessus dans cette fin de quatrième set. Les décisions douteuses de l'arbitrage, la blessure à la cuisse d'Aline Galan, la réception mal maîtrisée, la perte du troisième set: tous ces faits de jeu sont vite dissipés à l'heure de la victoire. D'ailleurs, dans les propos des acteurs Quimpérois de ce match, ils n'accordaient qu'une place étroite au jeu. L'important était ailleurs. Avoir montré au public que cette équipe avait une valeur et un mental à toute épreuve. Les mots étaient forts et remontaient alors à la surface des paroles enfouies (depuis des semaines) dans le plus profond fort intérieur de chacun jusqu'à là. " Ma blessure? Tu n'y penses pas! Tu serres les dents et tu te bats. De toute façon, tu n'as pas le droit de flancher pour l'équipe, pour le club. Nous devons être à fond. Face à Albi, c'était une bagarre permanente et un combat. Il devait y avoir un vainqueur et un vaincu. Nous avons beaucoup discuté après notre défaite de Saint-Chamond. Ce soir, nous sommes en gros progrès collectivement. Nous avons franchi une sacré étape dans le vécu du groupe. On en mesurera probablement les conséquences sur les prochaines journées. Si on avait eu à jouer un cinquième set? On l'aurait gagné! J'en suis sûr". Yamandu Péralta, le coach Quimpérois, était dans le registre de cette fameuse "Garra" Uruguayenne. La "Garra"? Ce mot, typique à la mentalité Uruguayenne, est très lié même à l'inconscient collectif de ce pays. Il veut dire un engagement physique total (jusqu'au sang) et une prédisposition à ne rien lâcher dans toutes les circonstances de la vie. " 3-1, c'est très bien. Ca fait du bien. Peur du 3-2? Non, il n'y a plus de points à prendre pour les autres équipes à Quimper. C'est fini! On est chez nous. Les autres équipes doivent comprendre qu'elles peuvent penser à la victoire à Quimper. Mais il n'y aura pas de cadeaux. On les attend et nous sommes prêts pour le combat". Un cap franchi face à Albi Cette "grinta" du vocabulaire se retrouve dans les mots d'Aline Galan, l'Auriverde, qui a accompli une superbe partie, même diminuée face aux Albigeoises. Elle est le reflet du changement de la mentalité Quimpéroise. Franche, elle n'élude pas les questions et interrogations à son sujet. " Je suis passée par des moments très durs. En septembre, je n'avais pas le physique, ni la motivation. J'étais au fond! Je suis encore loin de mon meilleur niveau. Dans les passes, je manque beaucoup de précisions. J'ai retrouvé confiance dans mon volley. Le groupe m'a énormément aidé dans cette période dure. Je veux les remercier toutes pour leur soutien. Ma blessure à la cuisse? Non, c'est rien. Dans un ou deux jours, la douleur aura disparu". Dans les rangs en face, l'entraîneur d'Albi, Jean-René Akono maugréait les décisions de l'arbitrage dans les points litigieux de la fin du 4ème set. " Je suis frustré car nous méritions de jouer le cinquième set. J'ai deux filles absentes, je manque de rotations. Dès que nous avons trouvé une régularité au service, nous sommes revenus dans ce match. La réception nous a été fatales. Ca et la qualité de l'adversaire. Quimper? Je ne parle jamais de l'adversaire. Je reste fixé sur mon équipe. C'est l'unique chose qui compte". Dans deux semaines, Quimper retrouve sa halle des sports fétiche pour le derby Breton face à Vannes. Dans les têtes, ce succès fera un énorme bien. Un cap a été franchi face à Albi. On attend avec impatience les suivants pour une équipe, qui commence à se construire une culture de la "gagne". Quimper - Albi 3-1 (27-25, 25-21, 21-25, 26-24) 800 spectateurs Arbitres: MM. Delalande et Priou |
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| Les filles du Quimper Volley avaient promis de se lâcher face à Albi. Elles ont tenu promesse, samedi soir |
Lâchez-vous!
| Volley-Ball. DEF. Quimper - Albi, samedi soir, 20h |
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Ce cri du coeur est l'expression de l'attente des supporters de la halle des sports d'Ergué-Armel. Face à Harnes, Quimper l'a fait sur les deux premiers sets. Devant Albi, une équipe outsider de ce championnat, il faudra absolument trouver une continuité, une union et un état d'esprit irréprochables sur le match entier. Car les adversaires se tiennent prêt à exploiter toutes les failles Quimpéroises. Le revers face à Saint-Chamond a fait mal aux Quimpéroises. Les deux premiers sets ratés restent encore dans la mémoire des joueuses et du staff. " Nous avons beaucoup trop subi sur les deux premiers sets. Je n'ai toujours pas pu aligné le même six de départ lors des premières journées de championnat. Face à Saint-Chamond, Margot Le Moigne se blesse au bout de deux points. On doit faire corps, être patient. Ca va tourner. Il nous manque ce match référence qui permettrait à l'équipe de se lâcher complètement. Le stress, ce n'est pas bon. Il faut qu'on arrive à se libérer complètement dans un match. On espère que ce déclic arrivera face à Albi". Face aux Ligériennes, Quimper n'a pas évolué au complet. Handicapée par la sortie prématurée de sa capitaine, Margot Le Moigne, les Quimpéroises se sont réveillées dans le troisième set mais la réaction d'orgueil est venue sur le tard pour contrarier la marche en avant de Saint-Chamond. Dans le camp d'en-face, Albi s'est aussi frotté à la qualité de Saint-Chamond. " Nous les avons joué. C'est une équipe qui s'est renforcée en qualité. Nous avons perdu logiquement. Elles ne viseront pas la montée mais ce groupe embêtera beaucoup d'équipes dans ce championnat", avoue le manager Albigeois, Stéphane Simon. Le curseur se pose alors sur l'adversaire. Comment juge-il le parcours de Quimper, après ses quatre journées. " Elles ne semblent pas sereines. Nous y allons pour gagner ce match. On ne cache pas que les deux premiers résultats de Quimper dans sa salle nous renforce dans l'idée qu'il y'a un gros coup à faire face à une grosse écurie de ce championnat. Pour nos joueuses, c'est un match facile. La pression sera maximale sur Quimper. Il faut savoir en tirer parti", relance Stéphane Simon. Un gros match à la halle des sports Deux fois quart-de-finaliste de la coupe d'Europe, ces dernières années, Albi possède une solide expérience de ce genre de rendez-vous même si seule la franco-Ukrainienne, Tetyana Bunak et la seconde passeuse, Oriane Amalric ont partcipé à cette aventure. Les Cathares veulent prendre la bastide de la halle des sports, samedi soir. Aux Quimpéroises de faire le nécessaire pour sortir le gros match, qui rassurerait tout le monde, joueuses, staff, et public compris. L'affiche est belle. Elle promet une rude empoigne, samedi soir. Pour les effectifs, la capitaine Margot Le Moigne, victime d'un claquage à Saint-Chamond, ne s'est pas entraînée de la semaine et décidera avec le staff médical de sa participation au match, au dernier moment. La libéro Madeline Audoynaud, tracassée par une déchirure musculaire, sera bien au coup d'envoi de ce match. Côté Albigeois, le groupe est au complet. Seule la seconde passeuse, Julie Briard, est absente pour un point de contracture derrière la cuisse. Quimper: Aline Galan, Margot Le Moigne (?), Rachel Newton, Pavla Duspivova, Bénédicte Mauricette, Claire Sandor, Alejandra Garcia, Madeline Audoynaud, Sonja Simanic, Zuzana Cernianska, Sophie Nolier. Coach: Yamandu Péralta, coach-adjoint: Alex Aguilo. Albi : Oriane Amalric, Gergana Dokuzova, Stéphanie Lecoq, Mayara Schlindwein, Tetyana Bunak, Emilie Martin, Rose Mbenga, Elsa Mongope, Julie Gatefin. Coach: Jean René Akono. |
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| Les Quimpéroises prendront-elles leur envol dans ce championnat? Réponse samedi soir sur les coups de 22h30. |
"Nous sommes loin d'être infaillibles!"
| Volley-Ball. Saint-Chamond - Quimper Volley 29 |
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Au moins, ce coup-ci, le mérite de la clarté apparaît au grand jour. Face à Harnes et à Clamart, le Quimper Volley était passé entre les gouttes. Cette fois, les Cornouaillaises n'ont pas échappé à l'averse dans le Forez (42) à Saint-Chamond. La déception est forte dans la voix de la capitaine Margot Le Moigne. Une réponse collective est attendue, le samedi 29 octobre, face à Albi. " C'est triste! Nous avons joué en décalé. Nous sommes loin d'être infaillibles. Si un secteur de jeu était performant, un autre lâchait. Nous n'avons pas réussi à jouer à l'unisson sur les deux premiers sets. Elles ont très bien démarré en face. Leur service était agressif, le notre moins. Psychologiquement, nous nous sommes mis dans la difficulté de suite", admet Margot Le Moigne. La carapace s'est fendue. Quimper ne serait peut-être pas aussi fort qu'on le prétendait en début de saison. La réflexion arrivera forcément dans la semaine. Yamandu Péralta, le coach Quimpérois, planifiait dix points de perdus au cours de la saison. Les filles ont en quatre journées étiolé la moitié de ce capital. La marge de manoeuvre sera plus resserré dans les prochains matchs. A Saint-Chamond, après la perte des deux premiers sets (25-16, 25-17), le réajustement tactique fut complet. Claire Sandor, Rachel Newton, Sonja Simanic et Sophie Nollier ont alors trouvé place pour un coup tactique gagnant. " Il fallait faire quelque chose à ce moment du match. On était étouffé. Le coach a eu raison de provoquer cet électrochoc. Nous revenons dans le 3ème set. On tient avec la même équipe au 4ème set mais Saint-Chamond a résisté au choc. Nous avons perdu notre sang-froid dans des moments-clés. Contre l'Institut Fédéral, nous avions gagné en jouant mal. On se doit d'avoir ce mental. Même si nous sommes moins bien, seul compte la victoire. Le reste, on l'oublie vite à la fin du match". Dans l'action face à Albi? "Actionner" sera le mot d'ordre face à Albi. La réflexion et les discussions internes ont le mérite de faire un tour de table pour connaître le ressentiment de tous. Mais à la fin, il faut passer à l'action, seul médicament efficace pour soigner ce type de maux. Le plus vite possible pour se rassurer. Quimper est désormais dos au mur. C'est souvent là dans ses phases difficiles d'une saison qu'on juge de la qualité d'un groupe. Pour le Quimper Volley, Albi peut être ce fameux déclic tant recherché pour lancer réellement la saison. Le public Quimpérois n'attend que ça pour prendre fait et cause pour cette équipe, qui est déjà mis face à ses responsabilités au bout de la cinquième journée. |
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| La rentrée en jeu de Rachel Newton, dans le troisième set, n'a pas suffi aux Quimpéroises pour redresser la barre à Saint-Chamond |
CA SENT LE PIEGE
| Volley-Ball. DEF. Saint-Chamond - Quimper Volley 29, samedi 22 octobre à 20h |
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Vigilence orange pour les Quimpéroises dans la Loire. Face à Saint-Chamond, l'équipe surprise de ce début de saison, Quimper passe au contrôle technique pour avoir une confirmation de la solidité de son moteur. Si le test est concluant alors les Quimpéroises pourront voyager loin cette année. Saint-Raphaël est tombé, Albi a chuté. Quimper est le prochain adversaire de Saint-Chamond. La méfiance est de mise avant de se confronter à une équipe en confiance. " Cette équipe est meilleure que l'an passé. Elle a battu Albi et Saint-Raphaël que tout le monde annonçait dans les trois-quatre premières places. Ce groupe possède un bon entraîneur. Elles possèdent beaucoup d'arguments pour nous rendre la tâche compliquée", explique le coach Quimpérois, Yamandu Péralta. Auteur de trois succès en trois matchs, le Quimper Volley arrive en équipe invaincue. " On me parle souvent de nos deux points perdus en route. Je n'oublie pas que les deux favoris pour la montée, Saint-Raphaël et le Stade Français ont perdu à une reprise. Les équipes qui sont montées l'an passé, ont obtenu un total de 57 ans. Il ne faut pas perdre plus de neuf points en route. Si on gagne neuf matchs 3-2, je signe de suite. On joue tous les matchs pour les gagner. Normalement, si on procède de cette façon, elle n'est pas loin à l'arrivée (rires)", ajoute Yamandu Péralta. Le retour de Madeline Audoynaud Face à Concarneau (PNM), le Quimper Volley a connu des périodes de doute en coupe de France. Même si l'obstacle a été passé sans difficulté, les explications sont peut-être à trouver dans l'entraînement. " Comme nous n'avions pas de matchs de championnat, nous avpons profité avec Alex (Aguilo, le coach-adjoint) pour intensifier le travail en musculation. Les filles étaient sans doute fatiguées à Concarneau mais nous avons assuré l'essentiel". Devant Saint-Chamond, il n'y aura pas de place pour un réajustement en plein vol. Les filles devront être sur le même ton du début jusqu'à la fin. Dans cette optique, le retour de Madeline Audoynaud, remise de sa déchirure musculaire, est une très bonne nouvelle pour le groupe de par sa qualité en réception. |
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| Le retour de Madeline Audoynaud, sera un gros plus pour gagner la bataille de la réception, à Saint-Chamond. |
Quimper à sa main
| COUPE DE FRANCE : CONCARNEAU (PNF) QUIMPER (DEF) 0-3 |
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A 9-1 au premier set, le derby de la coupe de France entre Concarneau et Quimper prenait une forme attendue. Le rouleur compressseur Quimpérois a écrasé tout son passage (3-0, 25-12, 25-14, 25-10). Mais à l'image du héros grec, Achille, cette équipe est friable à un moment donné du match. Et c'est pour cette raison principale que Quimper ne maîtrise pas totalement son sujet. Encore une fois, Concarneau a été là pour rappeler cette faille mentale aux Quimpéroises, notamment en début de second set où elles ont mené 8-3. Jouer ce type de match est un casse-tête pour l'équipe supposée plus forte. Si le sort de la rencontre ne fait pas de doute, la concentration est difficile à trouver sur un match entier. " C'est compliqué. Nous ne risquons pas la défaite alors il faut se donner des challenges internes. Nous voulions gagner en commettant le moins de fautes possible. Il faut qu'on se lâche, qu'on prenne plaisir à jouer au volley. Il nous manque ce match référence qui puisse lancer cette saison. L'équipe a un gros potentiel mais nous n'avons pas cette rencontre qui pourrait nous faire gagner en confiance. Face à Concarneau, nous avons toujours ce terrible passage à vide. On se crispe alors que tout va bien. La qualification est acquise. Dès aujourd'hui, nous retrouvons les chemins de l'entraînement pour être prête face à Saint-Chamond. Nous avons deux mois hyper-importants à venir. Ils vont conditionner notre saison". Après la victoire acquise, comment ne pas revenir sur ce trou noir de cinq minutes au second set? A 8-3 pour les Thonières, le temps mort demandé par Yamandu Péralta a été un signe fort du manque de constance et de stabilté dans l'effectif Quimpérois. Après une série de six points consécutifs, Quimper a recadré les choses. Ca passe face à une équipe de prénationale, pas sûr que ça ne soit le cas face à Saint-Chamond ou Albi, les futurs adversaires de Quimper. Le potentiel est là. Il a suffi d'assister aux deux premiers sets face à Harnes pour s'en convaincre définitivement. Maintenant, cette solidité de façade peut laisser apparaître des fissures à priori invisibles à l'oeil nu. Et c'est quand tout va bien, dans un temps fort que la machine s'enraye. Bizarre, vous avez dit bizarre! Le fait du match. Le mystère Aline Galan. Même si la question n'a pas été évoquée avec les acteurs de ce match, la Brésilienne Aline Galan est passée au travers de son match. Rentrée en début de second set, la passeuse du Quimper Volley a connu un gros passage à vide sur ces minutes jouées au Porzou. La performance interpelle forcément quand on se souvient de ses premiers mois magiques au Quimper Volley lors de sa première saison au club. Comment une joueuse de sa qualité, sans aucun doute une des meilleures joueuses dans l'histoire du Quimper Volley, a pu perdre son volley en si peu de mois? La blessure à la cheville (ligaments croisées), survenue le 24 février 2010, a été une grande fêlure dans sa carrière sportive. " C'est la première fois de ma carrière que j'étais arrêtée aussi longtemps. Je me suis promise de revenir à mon meilleure niveau, cette année", expliquait Aline Galan, avant le début de la saison. Sortie précipitamment à 8-3 dans le second set pour Concarneau, Aline Galan a été remplacée par la capitaine Margot Le Moigne. Le Quimper Volley a alors retrouvé ses moyens pour reprendre ses distances avec Concarneau. Si le club veut mener à bien son projet de monter en Ligue A, ça passe par une stabilité à ce poste-clé. Les dirigeants et le staff technique vont sûrement évoquer ce sujet dans les semaines à venir. Si Aline Galan retrouve son niveau, le Quimper Volley retrouvera un atout fort dans sa manche pour prétendre à la montée. Sinon... |
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| Les filles de Concarneau et Quimper posent pour la photo à l'issue du match de coupe de France remporté par les joueuses de DEF (3-0, 25-12, 25-14, 25-10) |
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| Même si Concarneau a opposé une bonne résistance, la marche était trop haute face au Quimper Volley. |
Quimper ne fait pas tourner
| Volley-Ball. Coupe de France. Concarneau - Quimper Volley 29, vendredi 14 octobre à 20h30 |
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La coupe de France est dévoreuse d'énergie. Et encore plus si on va loin dans cette compétition. Quimper a payé pour en savoir le prix l'an passé. Pourtant, Quimper nourrit un vrai interêt pour cette compétition, depuis son exploit face à Mulhouse en mars 2011 (Ligue A, 3-2). A Concarneau, pour ce premier tour, il est hors de question de faire tourner l'effectif pour Yamandu Péralta, le coach du Quimper Volley. Morgane Mounier, Véronique Le Hénaff, Nathalie Esmelin: les ex-quimpéroises ne manquent pas dans l'effectif de Concarneau (prénationale). Cette donne, Yamandu Péralta en ait conscient. " Ca va vite au Volley-Ball. Elles vont s'accrocher. Je ne fais pas tourner. La meilleure équipe en état de jouer sera alignée sur le parquet à Concarneau. Un risque? Etre entraîneur, c'est prendre des risques tous les jours. Je décide toujours pour le bien de l'équipe. C'est ma ligne de conduite. Et je m'y tiens.". Madeline Audoynaud, absente pour ce match (déchirure musculaire), le poste de libéro pourrait ne pas être remplacé. " C'est une possibilité que je n'exclus pas. Dans nos trois premiers matchs de championnats, nous avons joué sous trois formes différentes. La seule fois que nous avons joué avec le six de départ, nous avons été performantes comme face à Evreux au Pro Master ou contre Harnes dans les deux premiers sets. L'an passé, à la même époque, le groupe avait quinze matchs joué ensemble avec les rencontres de préparation. Là, on est à huit. Il y'a un déficit en ce sens. La coupe est importante pour acquérir un vécu collectif. Face à Concarneau, je vais donner des thèmes. Deux ou trois grandes idées et l'équipe devra les appliquer sur le terrain". Même si le sport prend toute sa valeur dans la beauté de l'incertitude, le Quimper Volley semble à l'abri d'une mauvaise surprise. Face aux Thonières, Quimper cherchera à peaufiner ses derniers réglages pour préparer au mieux son déplacement délicat en championnat face à Saint-Chamond, dans la Loire (42), le samedi 22 octobre. |
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| Pavla Duspivova sera une des fers de lance de l'attaque quimpéroise face à Concarneau. |
Les filles retrouvent le sourire
| Volley-Ball. N3F. Quimper Volley 29 - La Tour d'Auvergne Rennes 3-1 |
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Après une série de 24 journées de suite sans victoire (Avril 2010), les filles de la réserve du Quimper Volley 29 ont enfin retrouvé le chemin du succès face La Tour d'Auvergne Rennes. Le point avec Jean-Emmanuel Hagneré, le coach des Quimpéroises. "Les filles ont fait une bonne entame de match en dominant l'adversaire sur le secteur de jeu service block défense. Louise Narbonne distribue bien le jeu en passant par ses nouvelles partenaires mullie et overgoor qui imposent leur présence au filet. Au deuxième set , les filles se détachent après le temps mort technique à 16, pour prendre 5 longueur d'avance. Nolwenn Seznec rentre alors à la place de Narbonne mais la réception se dérègle et ne permet pas à la jeune passeuse de s'exprimer pour sa première rentrée en n3! Le retour de Narbonne permet d'empocher le set mais en remettant les Rennaises sur les rails (27/25). Le troisième set est plus dur dû à un relâchement des Quimpéroises en réception et un manque de réalisme au filet et au service (19/25). Mais les Quimperoises se reprennent sous l'impulsion de la jeune cadette Stephan promue à la place de Lesturgeon (blessée) au service et à la relance, ce qui a permis de rejouer par le centre avec Tanguy et Overgoor afin de s'adjuger le set et donc le match". La première est enclenchée. La seconde sera-elle passée dans la foulée face à Alliance 77, dans une semaine et demie. |
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| Hélène Jaouen et ses coéquipières ont mis un terme à leur série cauchemardesque de 24 matchs sans victoire face à la TA de Rennes. |
Quimper à l'orgueil
| Volley-Ball. DEF. Quimper - Harnes 3-2 |
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21h05, la libéro Madeline Audoynaud-Hagneré se tord de douleur sur le parquet de la halle de sports. Contrainte de sortir sur blessure pour une déchirure derrière la cuisse (afin de revenir dans les deux derniers sets), cette sortie prématurée est pour beaucoup dans la mauvaise période de son équipe sur les 3ème et 4ème sets. Face à Harnes, Quimper s'est forgé un mental en gagnant de nouveau en cinq sets (3-2). Harnes n'est pas un adversaire comme les autres. Chaque année, le scénario se reproduit. Facile vainqueur des deux premiers sets 25-14, 25-16, Quimper se dirige droit vers une victoire nette en trois sets à la pause. Oui, mais voilà, la blessure de Madeline Audoynaud provoque un effet négatif immédiat sur l'équipe. " La confiance a changé de camp à ce moment-là. Nous étions privés de notre réceptionneuse. Il a fallu redistribuer les rôles en urgence. On peut exploser. Les joueuses font preuve de caractère à 10-10 sur le tie-break. On se forge un état d'esprit avec ce type de matchs. Remettre Madeline sur le parquet? Je n'avais pas le choix. Nous étions dans une impasse à un moment donné du match. J'ai tenté un coup de poker. Il a marché mais j'espère que sa blessure ne s'est pas aggravée", concède le coach Quimpérois, Yamandu Péralta. Vainqueur 15-11 sur un dernier point de la Serbe, Sonja Simanic, Quimper s'est fait une sacrée peur face aux Nordistes de Harnes. La capitaine locale, Margot Le Moigne ne disait pas le contraire à l'issue de la prestation mitigée de l'équipe. " On ne comprend pas. On se bloque alors que nous avons le match en main. Nous avons pêché mentalement. On doit être plus méchantes et apprendre à "tuer" un match. Nous sauvons les meubles sur le dernier set. On savait qu'Harnes ne lâchait rien. C'est de notre faute. Il nous faut apprendre vite à savoir gagner ce type de matchs 3-0. Le point positif? La réaction de l'équipe. Dans le tie-break, nous avons vu une équipe qui voulait gagner". De leur côté, les Nordistes avec leur capitaine, Marie Szewczyk, était satisfaite de leur match fourni à la halle des sports. " Ca nous aurait fait mal de faire 16h30 de train pour perdre en trois sets. Quimper est un match qu'on attend dans une saison car nous jouons face à 900 spectateurs. C'est unique en DEF. A Harnes, l'affluence ne dépasse même pas les 50 spectateurs. Nous avons été très performantes en attaque et au block. On perd en service réception. Mais nous sommes fières d'avoir tenu tête à une des équipes désignées pour la montée. Nous aurions pu gagner mais elles ont retrouvé une solidité sur le dernier set. C'est une bonne surprise car nous nous sommes déplacées sans certaines joueuses". L'important était de passer sans encombre, samedi soir. Au courage, Quimper a forcé son destin dans cette partie. Même si les filles abandonnent encore un point en route, la réaction salutaire dans le tie-break est un bon indicateur de la volonté quimpéroise d'afficher une solidité à toutes épreuves dans les moments importants. |
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| Devant Harnes, Quimper et sa passeuse Margot Le Moigne s'est mis tout seul dans la difficulté en concédant le 3ème et 4ème set. | Après avoir empoché deux sets, Marie Szewczyk, la capitaine Nordiste et son équipe n'est pas passée de créer l'exploit à la halle des sports. |
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