QUIMPER VOLLEY

"Je retourne au Hainault comme manager général"

 
Volley-Ball. Quimper Volley. Départ de Jean-Emmanuel Hagneré 
Arrivé en 2009 au Quimper Volley, Jean-Emmanuel Hagneré quitte le Quimper Volley 29 pour retourner dans sa région natale, le Nord en tant que manager général du Hainault (ligue A féminine). Il garde un souvenir inoubliable de son passage en Bretagne. Cependant, il nous confie les raisons de son choix sportif.

Manu, après deux saisons au Quimper Volley, vous avez décidé de retourner dans votre club du début au Hainault. Pourquoi avoir pris votre décision dans ce sens?

" J'ai bien réfléchi avant de prendre ma décision. J'ai senti un projet ambitieux au Hainault. Le club est sur une réelle dynamique avec la formation des jeunes et l'équipe première, qui après être monté, a fini son championnat à la sixième place. Je serais une sorte de manager général, spécialisé dans la formation. Le Nord est le deuxième comité en France. Le Hainault est exclusivement porté sur la section féminine. L''ambition est de monter l'équipe réserve en N3F à moyen terme. Avec un ami, nous avions mis en place une politique sportive en 2002. Quand j'ai quitté le club en 2009, nous étions sur la bonne voie. Le club s'est développé sportivement. Et l'esprit est resté."

Vous aviez en charge la formation des jeunes et l'équipe réserve filles en N3F, cette année. Pourquoi ne pas continuer dans vos fonctions à Quimper?

" J'ai hésité. Le Hainault a été plus convaincant en me proposant un temps complet et la gestion d'un vaste projet. Je retrouve ma région. Ca a compté mais je n'oublierais jamais mes deux années inoubliables en Bretagne. Il y'a beaucoup de similitudes dans le caractère entre les gens du Nord et les Bretons. Je regretterais l'organisation au top au Quimper Volley dans les structures et les commissions sportives. J'ai expliqué mon projet clairement au Quimper Volley. Je voulais qu'un plus soit apporté à la formation des minimes filles. On ne peut pas bâtir un projet de formation sérieux, à mon sens en offrant aussi peu de plages d'entraînements dans cette catégorie (12-13 ans). C'est là qu'on passe de 4 à 6 joueuses sur le parquet et qu'on commence à observer le positionnement préférentiel des joueuses sur le parquet. Le Hainault me donne les moyens sur ces tranches d'âge. Dans le Nord, la mentalité des filles est exemplaire. Si on leur demande de faire quatre entraînements par semaine, elles le feront à coup sûr. Ce type de comportement a pesé dans la balance à l'heure du choix final."

Vous aviez exercé cinq ans au Hainault (2002-2007), une année à Toulon (2007-2008). Que retiendrez-vous de votre passage à Quimper (2010-2012)?

" La gestion parfaite de l'évènementiel, la mise en place de commissions sportives dans la partie amateur, l'intervention directe sur les heures de cours dans les établissements scolaires pour transmettre à un maximum de jeunes une culture volley: toutes ces choses sont une grande force du Quimper Volley. Ce club a un véritable projet à long terme. Je suis sûr que le Quimper Volley montera prochainement en ligue A. Ca sera un grand plaisir si nous nous rencontrons avec le Hainault en ligue A féminine. Je vais essayer de tirer le meilleur de mon expérience Quimpéroise pour pouvoir transmettre maintenant ces acquis au Hainault. J'ai passé deux excellentes années que je ne suis pas près d'oublier de sitôt". 
Jean-Emmanuel Hagneré ( débout à gauche) quitte le Quimper Volley 29 pour repartir au Hainault. 

 

 

La symphonie inachevée du Quimper Volley

 
Volley-Ball. DEF. Quimper Volley 29 Elite 
Perdre l'accession pour trois sets est une telle frustration, qu'elle ne s'estompera qu'avec le temps. Avoir touché de près le sommet pour redescendre en rappel au pied de celui-ci, l'an prochain est sans doute le plus dur. Qu'est ce qu'il m'a manqué? Pourquoi ai-je perdu le fil de la montée sur le dernier mois? Comment expliquer une succession de contre-performances dans la dernière ligne droite? Cette liste de questions hantent l'esprit des joueuses, du staff et des dirigeants. Se servir de ses expériences pour rebondir plus fort dans le futur sera la clé d'une montée en Ligue A en 2012/2013.

Une saison est une succession de temps forts et temps faibles. C'est un résumé parfait d'un match, à une échelle différente. Avec 48 points, 17 victoires pour 5 défaites, le Quimper Volley 29 Elite a réussi une année remarquable dans ses résultats. Personne ne peut enlever ce mérite à l'équipe. Elle le doit à son travail et à sa capacité de se montrer forte dans une globalité. Les victoires face à Albi (3-1), à Saint-Raphaël, au Stade Français (0-3) et à Marcq en Baroeul (1-3) ont prouvé l'aptitude de ce groupe à évoluer en Ligue A, dès cette année. Ces victoires ont été acquises sur la phase aller dans un moment où Quimper ne faisait pas la course en tête.

Mal à l'aise dans une position de leader

La position d'être placée en seconde ligne a parfaitement convenu à la mentalité de cette équipe. Quand Quimper, après une série de neuf victoires consécutives, de novembre à mars, s'est trouvé en première place, dans la ligne de mire de ses principales adversaires, le mental s'est effrité et les fissures sont apparues visibles. " Ils nous a manqué la régularité pour obtenir la montée. Nous avons payé cher nos blessures. A la fin de la saison, nous étions fatiguées. C'est la première fois dans ma carrière que je finis une année dans cet état de fatigue. Sur certains matchs, nous n'avons pas réussi à maîtriser notre stress", avançait Zuzana Cernianska. " Quimper ne montera pas dans l'élite car cette équipe perdra des points face à des équipes moins bien classés qu'elles. Par contre, face aux équipes de têtes, Quimper gagnera ses matchs", déclarait Atman Toumani, le coach de Chamalières, le 11 décembre 2011.

Cet avis aura été vrai mais dans le sens inverse. Hormis Saint-Chamond (victoire 3-2) et Chamalières (victoire 3-2), Quimper n'a pas commis d'impair face aux formations moins bien classées. Or, dans les confrontations directes face aux équipes de tête, les joueuses de Yamandu Péralta ont raté leurs confrontations. Albi, Stade Français, Saint-Raphaël, autant de défaites qui coûtent la montée en ligue A.

" L'équipe qui perdra deux matchs d'affilée dans les dernières journées ne montera pas", expliquait Yamandu Péralta, juste avant cette dernière ligne droite. Quimper a concédé ses deux défaites d'affilée au Stade Français et à Saint-Raphaël quand les autres présentaient une copie propre dans les dernières lignes de la saison.

La montée s'envole en dix minutes à Chamalières

Les blessures survenues ont été un facteur aggravant, à coup sûr: Aline Galan, en début de saison, Sonja Simanic, en délicatesse avec un talon d'achile, Pavla Duspivova, épaule, Margot Le Moigne, ménisque genou. Celle d'Alejandra Garcia aura été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Se passer de sa meilleure joueuse, celle la plus régulière à un haut niveau, est un coup fatal à l'ambition de toute équipe. Même si Bénédicte Maricette, pour un poste nouveau pour elle, a été impeccable au poste de pointue, la Vénézuelienne aura cruellement manqué dans les derniers matchs de la saison. On ne remplace pas du jour au lendemain une joueuse capable d'aligner en DEF, 25 points par match. Pendant deux mois, Yamandu Péralta et Alex Aguillo ont dû puiser dans une solution interne pour remplacer cette assurance tout risque sur le parquet. " L'équipe a manqué de rester calme dans les matchs. C'est très important de garder ses nerfs. Parfois, nous étions trop nerveuses. Mais ça n'enlève rien de notre très bonne saison", reconnaissait Alejandra Garcia.

Ce maudit 4ème set à Chamalières alimentera encore bien des conversations dans cette inter-saison. A huit points de la montée, Quimper a affiché ses carences mentales en dix minutes. A 10-17, avec un avantage de 2-1, les Quimpéroises avaient un pied et demi dans l'élite. Il suffisait de se comporter en patronne de la DEF, ce jour-là pour faire valoir sa supériorité à l'adversaire. Patatras! La perte 25-22 du set a entraîné Quimper dans l'abîme. Et un examen approfondi sur ses faiblesses là où un banal scanner de contrôle aurait servi en cas de succès 1-3 en Auvergne.

Une capitaine sans temps de jeu

Depuis deux saisons, la capitaine de l'équipe est une des joueuses, qui compte le moins de temps de jeu dans l'effectif sur les derniers matchs de la saison. C'était vrai avec Silviya Tsikova en 2010/2011, ça l'a été avec Margot Le Moigne, cette année. On se souvient de l'agitation médiatique lors de l'Euro 2000 de football autour de l'équipe de France. Pourquoi conserver un Didier Deschamps vieillissant sur le terrain alors que Patrick Vieira est dans une forme incroyable? Roger Lemerre avait été au bout de sa logique. Et la fragilité d'une situation a montré la pertinence de ce choix. Mené par l'Italie en finale, Didier Deschamps avait alors fait son meilleur match de l'Euro 2000 en finale en rassurant et en affichant un calme dans la tempête.

Il aura sans doute manqué au Quimper Volley une patronne de ce type, une leader sur le terrain, dans les derniers matchs. Quelqu'un qui puisse fédérer une équipe et recentrer le discours sur une ou deux paroles fortes quand le match prend un mauvais chemin. Sonja Simanic aurait pu être le baromètre de l'équipe. Dans le match de Vannes, à l'aller (1-3) c'est elle qui par son attitude avait marqué la première étape de la révolte Quimpéroise. Sur la phase retour, elle n'a pas eu ce même impact dans le jeu, en réception et en attaque. C'est dommage car c'était la seule joueuse avec Alejandra Garcia et Zuzana Cernianska, à posséder ce vécu du haut-niveau.

Une année formidable

Le retour de boomerang a été reçu en pleine figure, suite à Chamalières. La saine réaction face à Marcq en Baroeul a démontré que cette équipe n'avait pas lâché. La montée en Ligue A sera toujours le leitmotiv des dirigeants, staff et joueuses, l'an prochain Quelle autre équipe de DEF aura su mobiliser un tel public? Plus de 10.000 supporters à la halle des sports, des cars de supporters entiers qui ont voyagé au gré des périples des joueuses, le Quimper Volley 29 Elite a grandi encore, cette année. Sa présence comme un fort dominant du sport Quimpérois est bien actée. En quelques années, le club a fédéré autour d'un projet ambitieux. Même si la montée a fui au plus mauvais moment, la volonté de grandir devra être conservé. La dynamique est lancée. Avouons-le maintenant! Le dernier match face à Marcq en Baroeul ne présentait plus de grands enjeux car la montée était assurée à 95% par Albi, avant ce dernier match. Rassembler 950 spectateurs pour l'ultime rencontre de la saison dénote que le Quimper Volley 29 Elite a imprimé sa marque de fabrique dans les rendez-vous du week-end. C'est devenu un élément incontournable dans l'agenda sportif du week-end. C'est dans la durée que le succès se construit. Quimper doit dresser une colonne plus et moins de sa saison mais sur l'ensemble de la saison, la balance penche vers le bon côté, assurément.  
LA SAISON 2011-2012 EN CHIFFRES 

 

 

Gagner et attendre

 
Volley-Ball. DEF. Quimper - Marcq en Baroeul, samedi 20h 
L'équation est à double inconnue pour le Quimper Volley 29 Elite face à Marcq en Baroeul. Le premier chiffre manquant est connu. Il s'agit de trois, tel le nombre de points obligatoire face aux Nordistes pour se raccrocher aux quelques branches de l'espoir. Après, il sera temps d'aller à la pêche aux informations pour savoir ce qui se passe du côté de la salle du Cosec, d'Albi. La soirée promet en tout cas d'être intense.

Dimanche soir, la route retour de Chamalières a été tortueuse à l'âme des Quimpéroises. La victoire amère (3-2) a entraîné une glissade à la troisième place, à égalité de points (45 pts) avec Albi mais en retrait de trois sets au goal-average sur la saison. En abandonnant deux sets aux Auvergnates, Quimper a pris une bretelle de sortie inattendue. La montée est toujours possible mais il faudra un miracle pour que les Cathares n'aillent pas au bout de leur aventure sportive. A 800 kilomètres de distance, le suspense pourrait être plus grand qu'il n'y parait avec l'adversaire, Clamart, qui joue sa survie en DEF sur ce match. " Clamart est une équipe qui est sur deux variantes: tout bon ou tout mauvais. Elle ne fait jamais dans la demi-mesure", reprenait en début de semaine, la capitaine Quimpéroise, Margot Le Moigne.

Albi débute son match à 20h30

Face à Marcq en Baroeul, la priorité du groupe est la victoire et la rédemption par rapport à la prestation ratée face au Stade Français. " Nous devons montrer au public et à nous-même qu'on est encore là. Il faut finir la tête haute, cette saison. Je pense que nous avons réalisé une superbe saison avec seize victoires pour cinq matchs. L'an passé, Le Hainault et Terville étaient au-dessus dans la régularité. Cette année, le niveau est plus haut et homogène. Nous ne sommes plus maîtres de notre destin. Nous n'avons pas le droit de lâcher. Il reste une chance et il faut la jouer jusqu'au bout", concède le coach Quimpérois, Yamandu Péralta.
Pour ce baisser de rideau de la saison, les Quimpéroises partent au grand complet pour vivre une soirée riche en émotion. Si les Quimpéroises gagnent 3-0 ou 3-1, il faudra que Clamart remporte au minimum deux sets pour voir la halle des sports rugir de bonheur. Autre détail qui peut avoir son importance: Quimper joue son match 30 minutes avant celui d'Albi programmé à 20h30. L'attente risque d'être longue. La nuit aussi dans tous les cas de figure.
 
Le Quimper Volley 29 Elite doit gagner face à Marcq en Baroeul et espérer un miracle dans le Tarn.  

 

Le Quimper Volley 29 Elite tombe de haut

 
Volley-Ball. DEF. Chamalières - Quimper 2-3 ( 20-25, 26-28, 25-19, 25-22, 13-15) 
En un mois, le Quimper Volley 29 Elite a perdu tout son pécule amassé, suite à huit mois d'effort. A Chamalières, les Quimpéroises ont connnu l'ivresse de la victoire et une "gueule de bois" instantanée, conséquence de leur glissade d'une place au classement. En perdant deux sets dans cette rencontre, l'équipe perd le contrôle des opérations et est désormais tributaire d'un faux-pas d'Albi sur son dernier match face à Clamart, pour une montée en Ligue A. A condition pour les Quimpéroises, de bien gagner (3-0 ou 3-1) face à Marcq en Baroeul, samedi soir. Entretien avec le coach, Yamandu Péralta et la capitaine, Margot Le Moigne.

Après une nuit de reflexion, que s'est-il passé à Chamalières alors que vous meniez 2-0?

Yamandu Péralta:
" La nuit a été courte. Je n'ai pas dormi. Nous nous sommes bloqués à un moment du match. Nous perdons le 3ème set mais nous tenons le 4ème set. Nous menons même 17-10. Nous n'arrivons pas à conclure les points en attaque. Nous nous sommes fait remonter et nous nous pouvons s'en prendre qu'à nous-même. Je suis en colère car nous n'arrivons pas à gérer nos fins de set. Quand tu es en haut du classement, tu ne peux pas avoir peur face à des équipes de bas de tableau. Ce sont les autres qui doivent craindre ta force, pas l'inverse".

Margot Le Moigne: " Nous sommes super déçues. Nous n'avons pas eu de finition, hier. La réception a tenu. Nous avons été efficace au service. On se fait remonter dans le 4ème set. On ne peut s'en prendre qu'à nous-même. C'est dur car nous avons fait toute la course en tête depuis le début. Et là, on repasse à la plus mauvaise position à une journée de la fin. La pression était là. Nous n'avons pas réussi à la gérer. Mais en volley-ball, si tu ne conclus pas les points, tu laisses l'autre équipe revenir irrémédiablement dans la partie".

Depuis un mois, l'équipe est moins bien dans le jeu et les résultats. Comment expliquez que le moteur cale en fin de parcours?

Yamandu Péralta:
" Quand tu es premier au classement, tu dois "casser" tout le monde. En fin de set, tu as tellement de force et de confiance que tu agresses l'adversaire sur toutes les attaques. C'est la première fois dans ma carrière que je vis ça. Nous n'étions pas tranquille. Nous nous sommes fait agressés dans tous les domaines par Chamalières. Le problème est qu'à un moment donné, il ne suffit pas de demander le ballon, il faut finir les points. Nous n'en avons pas été capables. Nous étions devant et nous n'avons pas réussi à nous calmer pour boucler le match. Place à Marcq en Baroeul. Je suis déjà dans le match. Il faut continuer à avancer. Tant qu'il y'a de la vie, il y'a de l'espoir. Il faut gagner et prendre les trois points. Nous n'avons plus notre destin en main. Si nous arrivons à égalité au classement avec Albi, cette équipe nous passe devant pour la montée à cause de trois sets d'avantage dans la saison"

Margot Le Moigne: " Chacun doit se prendre en main. Chacun a sa part de responsabilité. Quand nous avons été au bord de la crise, nous avons trouvé les forces mentales pour revenir en championnat. Après Vannes au match aller (13 novembre), le groupe a fait preuve d'un vrai mental pour aligner neuf victoires consécutives. Mais bizarrement, c'est dans les situations où tout va bien que nous craquons. C'est difficilement explicable. Je reconnais la performance de Chamalières. Elles ont joué très bien joué pour s'en sortir et arracher leur maintien. Une centrale a fait le match de sa vie face à nous. Elle sautait plus haut que Pavla (Duspivova, 1,90 m) au contre. Il reste un match. Il faudra tout donner face à Marcq en Baroeul. Clamart est une équipe tellement lunatique. Elle peut alterner le tout bon ou le tout mauvais. Il nous reste une chance même si c'est horrible à vivre comme situation sur l'instant"  
Le Quimper Volley 29 Elite n'est plus maître de son destin pour une montée finale en Ligue A. A égalité de points avec Albi (45 points), les Cathares sont passées devant au nombre de sets obtenus dans la saison. 

 

Aux armes, citoyennes!

 
Volley-Ball. DEF. Chamalières - Quimper, dimanche à 16h  
Le premier tour des élections pour la Ligue A se joue, dimanche. Le Stade Français, favori dans les sondages, a assuré sa présence dans l'élite Française. Dans cette mouvance, Quimper a porté sa candidature, depuis le 16 août. Celle-ci gonflée de points a pris incontestablement son envol, en hiver. Or, la bise du printemps a soufflé brusquement sur la façade, rendue trop frêle pour supporter un tel écho frénétique. A Chamalières (63), le Quimper Volley 29 Elite, peut porter l'estocade finale, à condition d'afficher une volonté franche et massive.

Une saison en sport collectif peut ressembler à une course de formule 1. Au départ, les bolides sont sur la même ligne de départ. Les pilotes sont alors questionnés sur leur intention pour les placer au mieux sur la ligne. Le Quimper Volley 29 Elite a été peut-être la seule équipe à se positionner ouvertement pour une montée en Ligue A. Le choix était courageux. Mais il imposait une prise de risque maximale, avec un arrêt au stand. Après la défaite cinglante face à Vannes (1-3), un ravitaillement en confiance avait besoin d'être effectué. Transformés en pompistes-psychologues, Yamandu Péralta et Alex Aguilo avaient trouvé la bonne carburation pour repartir tambour-battant dans la course.

En quatrième position, le 13 novembre, la formule 1 Quimpéroise vrombissait à toute allure. Dans l'aspiration, elle dépassait Saint-Raphaël, Marcq-en-Baroeul et le Stade Français. Surprises par tant de puissance, les autres écuries préparaient alors la riposte. Albi, dans une salle du Cosec, chauffée à blanc, fut la première équipe à ralentir la vitesse de croisière des Quimpéroises, le 3 mars. " Je trépasse si je faiblis". Après ce contre-coup, Quimper était reparti de plein pied face à Vannes et Saint-Chamond.

A bloc dans les deux derniers tours

Or, dans les derniers tours, Quimper est sur la batterie du réservoir. L'essence dans le moteur se raréfie. " L'équipe qui montera est celle qui aura su dans la dernière ligne droite, ne pas chuter deux fois de suite", argumentait Yamandu Péralta. Saint-Raphaël et le Stade Français ont forcé Quimper à faire un ultime arrêt au stand, imprévu pour remettre les derniers litres de sueur et d'effort nécessaire pour lever les bras à l'arrivée. " C'est notre moment de vérité. On meurt en individu et on se bat en équipe. Si tu es moins fort physiquement, à ce moment de l'année, tu dois te réfugier dans l'équipe pour puiser une nouvelle force. Le mental entre une championne et une autre se fait dans l'intelligence et l'évaluation de ce principe. Les gagnants font ce que les perdants ne veulent pas faire. Dans la vie, il faut donner pour recevoir. En tant qu'entraîneur, je veux les aider, les orienter, les protéger des critiques. Nous avons notre destin dans nos mains. Chamalières lutte pour son maintien. C'est une équipe qui joue bien et défend beaucoup. Elle a perdu sur blessure deux joueuses importantes. Il faudra être fort pour gagner là-bas".

A Chamalières, Quimper est à un virage de son histoire. Si celui-ci est bien abordé, la dernière ligne droite est au bout! Une semaine de plein effort pour faire envahir un club, une ville dans un moment de bonheur unique! L'aventure ne sera belle que si elle va au bout. " Quimper perdra des points face à des équipes de milieu ou bas de tableau, sur la phase retour", concédait Atman Toumani, le coach de Chamalières, à l'issue du match aller. Cet avertissement a été sans frais puisque les joueuses de Yamandu Peralta ont été irréprochables face à ces équipes. C'est le moment de l'être jusqu'au bout.  
Avec leur destin entre les mains, les Quimpéroises veulent aborder l'ultime match face à Marcq en Baroeuil du 28 avril, en position de force. Ca passe par une victoire, dimanche, face à Chamalières. 

 

La terrible loi de Peter

 
Volley-Ball. DEF. Quimper - Stade Français 0-3 
En 1968, Laurence Peter, avec Raymond Hull avait énoncé un principe, qui a été érigé en loi, dans l'économie. Celui qui veut que chacun atteint à un niveau de sa carrière professionnelle son domaine d’incompétence. Bien-sûr, en sport, cette donnée est un peu biaisée mais le principe reste à l'identique. Plus tu te rapproches du sommet, plus tu atteins paradoxalement tes limites. Face au Stade Français, ces failles collectives et individuelles sont apparues à la lumière. Ce match au sommet n'en a pas été un parce que le Stade Français a survolé cette rencontre comme jamais un autre adversaire, excepté Terville, ne l'avait fait à la halle des sports. Peut-être parce que ces équipes ont le niveau et l'exigence pour la Ligue A.

La nuit de samedi à dimanche a dû être ardue pour les Quimpéroises. Le sommeil, tant espéré, s'est transformé en quelques minutes éparses de somnolence pour plusieurs heures de pleine réflexion. Réagir à chaud d'une défaite n'est pas la meilleure solution pour apporter des réponses. Le risque est de se focaliser sur ses problèmes et de tourner autour. La meilleure façon de s'en détourner est de se projeter sur l'avenir pour prouver à tous que cet échec n'était qu'un faux-pas dans une saison remarquable. Si le Quimper Volley 29 Elite jouait le match de la montée en ligue A, samedi soir, c'est que cette équipe a donné des garanties sportives suffisantes.

La chance dans le malheur est peut-être de ne pas laisser la place à la fausse-compassion mais remettre le curseur d'exigence au niveau Ligue A. Ne pas gamberger sera la priorité. Et ça tombe bien puisque le calendrier a bien fait les choses. Dès le milieu de la semaine, tous les regards seront portés vers Chamalières. Le match du Stade Français sera déjà dans le rétroviseur.

" Un gagnant trouve toujours une solution. Un perdant, toujours une excuse"

" Vivre le présent en utilisant le passé tout en construisant le futur", concédait le coach Quimpérois, Yamandu Péralta. Cette règle des trois unités de temps est une donnée essentielle pour construire son existence. Le Stade Français a montré la voie à suivre pour avoir le droit de jouer l'an prochain en ligue A: une variété suffisante en attaque, un bloc infranchissable et cette faculté de marquer des points sur chaque attaque.

La remise en question est quotidienne en sport. La tricherie est omise dans le sens où elle est visible sur le champ. Face à leur miroir, les Quimpéroises ont une revanche à prendre envers elles-même et leurs supporters. Comme dans un repas, l'attention est souvent porté sur le dernier jugement. Celui-ci n'a pas été bon face au Stade Français. Ce goût amer peut disparaître complètement si le Quimper Volley 29 gagne face à Chamalières (22 avril) et Marcq en Baroeuil (28 avril).

La peur de décevoir est légitime et compréhensible. L'envie de réussir doit dominer cette peur. Combien de personnes échangeraient leur vie pour connaître cette dynamique positive qu'entoure les joueuses actuellement? Beaucoup assurément car elles ont cette faculté inouïe de rassembler un millier de gens, dans les tribunes, autour de valeurs simples: le courage, la solidarité, la générosité et le partage. Bizarrement celles qui font défaut dans notre société moderne.

On pardonne facilement à ceux ou celles qui ont tous donné car on leur reconnaît l'authenticité et la sincérité. Face au Stade Français, les Quimpéroises n'ont pas eu cette volonté de soulever des montagnes. Elles se sont contentées de rester dans un registre voué à l'échec. Elles n'ont su mettre ce grain de folie dans leurs attaques, qui aurait enflammé la salle et consumer la détermination Parisienne. Dès qu'on parle à une joueuse de l'autre équipe, dans la saison, la mention au public est évidente. Les joueuses adverses craignent ce vacarme sonore de 900 personnes. Quimper, sur son parquet, doit utiliser cette force. Par contre, ce barbecue humain, les filles se doivent de souffler sur les braises pour faire que le feu prenne. Elles ont oublié de le faire face au Stade Français en persistant sur une monotonie de leur choix en attaque. Perdre est une chance magnifique car elle permet d'aller chercher encore plus loin dans son fort intérieur pour revenir plus fort.

" Un gagnant trouve toujours une solution. Un perdant toujours une excuse", les Quimpéroises ont deux semaines pour décider ENSEMBLE du chemin à prendre.  
Avant la rencontre, photo des deux équipes au moment de la présentation. A la fin du match, il n'y avait plus photo pour connaître la meilleure équipe : le Stade Français a survolé cette rencontre comme jamais un autre adversaire du championnat ne l'avait fait à la halle des sports.  

 

Madeline Audoynaud, libéro du Quimper Volley 29 Elite:  Margot Le Moigne, passeuse du Quimper Volley 29 Elite:  Tiana Gakic, pointue du Stade Français:   Ana Otasevic, centrale du Stade Français: 
" Nous n'avons pas fait tous ces sacrifices dans la saison pour finir comme ça. Je suis frustrée car nous voulions tellement faire plaisir au public. Nous n'avons pas fait un non-match. Nous n'avons pas su faire ce qu'il fallait au bon moment. Elles étaient meilleures mais je n'ai pas senti qu'elles étaient largement supérieur. Il y'avait quelque choses à faire sur ce match. On pouvait passer. Il a manqué une meilleure variété en attaque et une qualité aux services. Le volley se résume en trois points: le service, la réception et l'attaque. Si un des secteurs flanche, c'est compliqué. Nous n'avons pas eu cette capacité à finir les points. Il faut se remettre en question et trouver une réponse collective".  " La meilleure équipe a gagné, ce soir. Ce n'était pas du tout la même équipe qu'au match aller. C'était le match en sens inverse. Le Stade Français a eu un meilleur rapport au bloc et en défense. Si nous passons devant au second set, nous aurions faire basculer ce match. Le second set était décisif dans la suite de cette rencontre. Nous l'avons perdu. Ils nous a manqué cette faculté à conclure les points. Nous n'y sommes pas arrivés, ce soir. Le troisième set? Dur, nous revenons avec envie mais on nous inflige un 5-0 d'entrée. Après, c'est dur de se remettre dedans surtout qu'en face, c'était du très costaud".  " Les deux équipes étaient de qualités égales. Ce soir, ce n'était pas une question de qualité. C'était une question de motivation. L'équipe qui en voulait le plus, gagnerait cette partie. On avait préparé parfaitement notre affaire. On savait sur qui jouer en face, et comment faire déjouer les Quimpéroises. C'est notre meilleur match de la saison. Sur chaque point, nous savions comment faire. Tactiquement, notre préparation a été parfaite. C'est une salle difficile. On savait qu'il y'avait énormément de gens à regarder le match. Il fallait être concentré pour produire une grande performance. Et nous l'avons fait".  " Tout était sur la concentration. Nous nous n'attendions pas un match facile. Nous étions très relax dans notre préparation. On avait longtemps étudié le jeu de Quimper, à la vidéo. On connaissait leur force et leur faiblesse. Je n'ai jamais joué devant un tel public. C'était magnifique et émotionnellement très fort, ce soir. Le tournant? La blessure de leur passeuse dans le milieu du second set. Je suis sincèrement désolé pour elle. Nous avons profité de ce fait de jeu. Elles ont connu à ce moment-là une chute dans leur concentration. On s'est toutes regardées pour se dire que c'était le moment pour accélérer. On a tiré avantage à une partie du match où la rencontre aurait pu tourner dans leur sens".  

 

Samedi 14 Avril. Battu 3-0 en 1h38 minutes au match aller, le Stade Français a pris sa revanche sur les Quimpéroises, sur la partie retour. Dans ce choc au sommet pour la 20ème journée, le Quimper Volley 29 Elite n'a jamais été en mesure de contester la supériorité des Parisiennes. Au final, la victoire 3-0 des Franciliennes apparaît des plus logiques. La preuve en images.

 

Le coup de force du Stade Français

 

Le retour d'Alejandra Garcia

 
Volley-Ball. DEF. Quimper Volley 29 - Stade Français, samedi 20h 
Avec une moyenne de 25 points par match, la Vénézuelienne, Alejandra Garcia a joué un rôle prépondérant dans la montée en puissance du collectif Quimpérois. Blessée, opérée en février au ménisque, elle fait sa réapparition dans le groupe pour ce match face au leader, le Stade Français. Même si l'équipe a pallié à cette indisponibilité sur les deux mois, Alejandra Garcia est un formidable joker pour le sprint final à la montée. Entretien avec la Quimpéroise.

Alejandra, vous faites votre grand retour, samedi soir dans le groupe, après deux mois d’indisponibilité. Commet avez-vous vécu cette période sans jouer?

" Ne pas jouer est très difficile dans la tête. C'était la première fois dans ma carrière professionnelle que je ne jouais pas sur une aussi longue période. Je n'ai plus de douleur au genou. J'ai repris le travail avec les filles, la semaine passée, exclusivement la défense. Je n'ai pas du tout sauté en attaque. Là, cette semaine, j'ai repris sur l'attaque. J'ai réussi à enchaîner les sauts et réception sans douleur. Comme j'ai coupé longtemps, je ne suis pas au même niveau physique que les autres filles. Je suis confiante! Le genou n'a pas gonflé, suite aux derniers entraînements".

Votre retour se fait face au leader, le Stade Français, invaincu depuis huit rencontres. Plutôt difficile pour une reprise?

" Je préfère être mille fois sur le terrain qu'en dehors. J'ai assisté aux rencontres à domicile des filles quand j'étais blessée. C'est horrible, à vivre de l'intérieur. Tu ressens toutes les émotions. C'est un stress incroyable. Je suis bien, prête à aider l'équipe. Le principal facteur est la concentration. Etre focalisé sur une priorité, la victoire et s'y tenir. Je suis bien dans ma tête. J'ai eu beaucoup de soutien du club et de ma famille pendant cette période difficile à vivre".

Ce match est très attendu face au Stade Français. Comment faites-vous pour rester calme?

" Avec l'expérience, nous savons gérer ces matchs-là. Nous avons l'équipe pour réussir ce challenge. La préparation a été bonne. Les filles sont très concentrées pour gagner, samedi soir. Nous savons toutes que c'est un moment important dans notre saison. Je reviens avec beaucoup d'enthousiasme. L'équipe a très bien joué sur ces deux derniers mois. Sur ce match, personnellement, je veux apporter quelque chose même si je ne serais pas à 100%"  
Face au Stade Français, Alejandra Garcia fera son grand retour dans le groupe Quimpérois. 

 

 

" Montrer que nous pouvons aller plus loin"

 
Volley-Ball. DEF. Quimper Volley 29 Elite - Stade Français, samedi 20h 
Ladies and gentleman, Welcome to the big game! La passion enrobe ce match entre leader. De la passion à la raison, il n'y a qu'un pas pour la Ligue A. Dans ce duel au sommet de la 20ème journée entre le Quimper Volley 29 Elite (2ème, 43 points) et le Stade Français (1er, 45 points), la salle de la halle des sports affiche complet. La frénésie est prête à entrer à tout moment dans cette rencontre pour aider les Quimpéroises à repasser devant leurs adversaires au classement.

Ces moments de sport conditionnent une excitation ambiante. Ils sont un argument, une raison de l'investissement des joueuses et du staff. Ce moment-là leur appartient. Elles se sont battues toute la saison pour arriver à cet instant suprême. Depuis le jour de la reprise, le 16 août, les Quimpéroises ont produit toute une année d'effort pour un but et un rêve commun: être la première équipe Bretonne féminine à évoluer dans l'élite française.

A 24 heures de l'affrontement, Yamandu Péralta, le coach Quimpérois explique le démêlé du duel. " Le Stade Français reste sur une série de huit victoires sur le score de 3-0. Nous devons reproduire la même performance qu'à l'aller où nous les avions battus 3-0. On se doit de les battre pour montrer qu'on ait les meilleurs. Cette équipe présente le plus solide collectif. Elles doivent avoir 15 à 17 joueuses capable de jouer en DEF. Nous nous sommes entraînés tous les jours pour vivre ces moments-là. Il reste trois matchs. Il faut que les joueuses aient envie de montrer qu'elles peuvent aller plus loin. Ce match est un révélateur de leurs capacités. Il y'a un cap à franchir. Celles qui le pourront et d'autres qui seront absorbées par cette pression. Mais ce match, il y'a rien de plus joli à jouer dans une vie de sportif de haut niveau. Il n'y a rien de mieux qu'être champion".

Le retour d'Alejandra Garcia!

Conditionnées pour faire un grand match, les Quimpéroises ont l'assurance de profiter à fond d'un public tout acquis à leur cause. Les 978 places de la salle devraient toutes trouver preneur pour ce choc de la DEF. " Il faut vivre le présent en utilisant le passé tout en construisant le futur. Chaque échec est la clé d'une future réussite. Dans de tels moments, il y'a toujours la peur de décevoir les gens. Après, il faut le mettre de côté pour se concentrer sur la victoire. Chaque joueuse de l'effectif a été au moins sacrée championne neuf fois dans sa carrière, chez les jeunes et les seniors. Il y'a une obligation de réussir ce match. Pour notre public, pour les bénévoles, pour les dirigeants qui se sont investis sans compter sur cette année".

Face au Stade Français, le groupe de Quimper Volley Elite 29 est au complet, avec le retour de la Vénézuelienne, Alejandra Garcia, deux mois après son opération au ménisque en février.  
Le 10 décembre 2011, au Stade Français, les 50 spectateurs Quimpérois avaient mis une ambiance exceptionnelle, à la salle Géo André. Le public aura encore un grand rôle à jouer, samedi soir, afin de décupler les forces des Quimpéroises, face au Stade Français. Crédit Photo: David Ioane  

 

" Nous nous sommes battus pour en être là"

 
Volley-Ball. DEF. Saint-Raphaël - Quimper, samedi 20h 
Ce week-end s'annonce décisif pour en savoir un peu plus sur l'identité des deux heureux élus pour la montée en Ligue A. Puisqu'on est en pleine élection présidentielle, le candidat Quimper Volley 29 Elite est en ballottage favorable dans les sondages. Les deux prochains tours sont hyper-importants pour donner de l'épaisseur au projet. Véritable tournant, si le virage est bien abordé, le bolide Quimper sera alors à une telle vitesse qu'il sera alors impossible à rattraper. A Saint-Raphaël (4ème, 37 points), Quimper peut mettre à terre une adversaire directe.

Stade Français - Albi, Saint-Raphaël - Quimper: les quatre premières équipes, au classement, s'affrontent, ce week-end. Hasard du calendrier, cette 19ème journée marque un dévoilement des cartes sur le tapis. Plus de bluff, plus de poker menteur, plus de passage de tour, Quimper doit montrer ses atouts les plus forts dans le Var. " Les cartes sont sur la table. Nous avons quatre finales à jouer. Nous n'avons plus le temps de se dire ça marche/ça ne marchera pas. La montée sera attribuée à l'équipe qui sera capable de se relever d'un faux-pas. Ne pas prendre deux défaites consécutives est la clé dans une fin de saison pour une montée. On peut perdre, ça ne changera pas notre situation. Par contre, pour Saint-Raphaël, c'est plus problématique. Une défaite les écarterait définitivement d'une place dans les deux premières. Nous nous sommes battus pour jouer ces matchs-là. On est là maintenant. Il faut y aller. Donner son maximum et nous verrons le résultat final. Nous ne devons pas faire n'importe quoi. La tête froide et le coeur chaud! On se doit d'appliquer les consignes, de respecter notre plan de jeu. Si une fille sort de ce cadre, les autres doivent être solidaires si elles se trompent dans sa prise de risque. Il faut trouver ce juste milieu entre être détendu et concentré. Ca bouillonne à l'intérieur mais il ne faut rien montrer à l'extérieur. C'est un plaisir de jouer ce type de match. Il faut le prendre comme un cadeau. Nous serons beaucoup plus détendus que Saint-Raphaël car nous ne jouons pas comme cette équipe, notre dernière chance", résume le coach Quimpérois, Yamandu Péralta.

Dans la dernière ligne droite, Quimper part avec des convictions à Saint-Raphaël. Samedi soir, vers 22h30, ça peut être un petit pas en terme de résultat brut, mais un grand pas pour une échéance un peu plus lointaine.  

 

La vidéo du match aller

 

Le charter pour la Ligue A est à l'heure!

 
Volley-Ball. DEF. Quimper - Tulle Naves 3-1 
Avec le retour des beaux jours, notre esprit se focalise moins sur le travail et plus sur la destination de vacances, à choisir, pour cet été. En sport collectif, le mois de Mars voit les charters d'embarquement ou de débarquement arriver sur les tarmacs. En Août, Quimper avait enregistré un billet pour la ligue A. Sur le tableau horaire des vols, le charter Quimpérois est affiché à l'heure. Le "check-in" doit se faire dans le prochain mois pour un décollage final vers la Ligue A.

Vol 2012 pour la ligue A! Le capitaine de bord, Yamandu Péralta et son co-pilote, Alex Ribas-Aguillo se tiennent prêt à prendre les commandes du bolide pour un voyage vers la ligue A. Les joueuses assurent la sélection au pôle d'enregistrement pour dérouter les autres adversaires de ce vol. Tulle Naves a montré les griffes, samedi soir mais Quimper a réussi à les limer pour prendre trois points capitaux afin de rester en tête du championnat.

Une certitude, ce groupe vit bien! A Vannes, une image était peut-être passée inaperçue. Celle de Madeline Audoynaud et de Margot Le Moigne enlacées au sol, au verdict final. Elle était révélatrice d'un soulagement et d'une farouche volonté de ne rien lâcher dans la difficulté. Réussir une performance est banale. La maintenir sur la durée est plus intéressant car elle impose une haute recherche d’exigence.

Quand on connait ce groupe, on est frappé par une chose. Il présente un défaut: il est perfectionniste. " Une faiblesse peut devenir une force à tout moment", affirme Yamandu Peralta. Et ce côté perfectionniste à outrance est une marque d'affirmation. Jamais vous entendrez Yamandu Peralta ou Alex Ribas-Aguillo affirmer que les filles ont atteint leur maximum sur un match. Jamais vous entendrez la capitaine Margot Le Moigne déclarer que le groupe a réalisé le match parfait. Bien-sûr par moment, comme au Stade Français ou Marcq-en-Baroeul, nous pensions que le résultat final chez le leader amènerait une auto-célébration de louanges. Mais il n'en était rien. Même avec des relances de passes sur les questions, la volonté de corriger les imperfections entrevues transparaissait de leurs paroles.

Face à Tulle, cette exigence est apparue dans le 4ème set, là où il fallait défendre ses intérêts et les fructifier. Ce dernier set face aux Coréziennes, Quimper est allé le chercher car l'opposition voulait arracher à tout prix le tie-break. Sur tous les ballons, au block, la machine Quimpéroise s'est mise en route pour prendre un avantage décisif à partir de 15-15. Et même battues sur le 2ème set (21-25), les filles ont refusé d'endosser le rôle de victimes pour prendre un départ canon dans le 3ème set. Cette capacité de réaction fait la force des équipes de tête. Se dire qu'on vaut mieux que ça et le faire surtout, implique que tout le monde est obnubilé vers un même but, une même direction. A quatre escales de la fin de son périple, Quimper est entré dans la zone de transit pour embarquer. Entièrement focalisé sur le bon vol à prendre. 

 

 

Le moment insolite: Le maire de Quimper, Bernard Poignant, a assisté à l'intégralité de la rencontre face à Tulle, samedi soir. Dans le milieu sportif, chambrer amicalement un autre supporter de l'autre camp est de bonne guerre. Avant la rencontre, des sms se sont échangés avec un certain candidat à l'élection présidentielle sur l'incertitude du résultat final entre Quimper - Tulle. Mais comme depuis aujourd'hui, le minutage d'exposition dans les médias est le même pour tous, nous sommes contraints de ne pas dévoiler son identité car nous ne pouvons garantir ce même temps de couverture médiatique pour l'ensemble des candidats de la campagne présidentielle. A vous de deviner qui ça pouvait être avec ces quelques indices.  
Yamandu Peralta, coach de Quimper:  
"La pause a permis de chercher une réponse collective à des carences individuelles. Nous sommes un sport collectif où l'individu passe après. Nous étions tellement concentrés sur gagner vite qu'on n'a oublié de construire nos points. Quand nous nous sommes montrés moins impatients, nous avons rectifié les choses. Le block était bon, ce soir. A la réception, nous étions mieux que sur les derniers matchs. C'était très important face à une équipe comme Tulle. La mi-temps a permis de calmer la déception d'avoir perdu le 2ème set pour repartir de l'avant. A ce moment de la saison, on se doit d'apparaître la tête froide à l'extérieur et d'être chaud bouillant à l'intérieur"  
Dorel Stefan, coach de Tulle Naves:  
" Nous ne pouvions faire guère mieux. Nous nous sommes levés à trois heures du matin. Ce n'est pas une excuse mais avec notre budget, nous ne pouvons pas faire autrement. Nous avons été inexistants sur le premier set. Nous avons eu beaucoup de difficulté à entrer dans ce match. Notre manque de concentration est explicable par notre manque de repère dans cette salle. Comme nous avons pris la route à 4h du matin, nous n'avons pu faire de décrassage d'avant-match dans cette salle. J'ai un effectif de huit joueuses sur la saison. Face à Quimper, nous sommes dans la même position que David face à Goliath. Et encore en début de saison, je priais pour qu'une joueuse ne se blesse pas car j'étais obligé de jouer les premiers matchs de la saison sans remplaçante. Quimper a fait le jeu. Avec la blessure d'Alejandra Garcia, il y'avait un petit espace pour faire quelque chose" 

 

Paroles de joueuses

Madeline Audoynaud, libéro de Quimper:   Aline Galan, passeuse de Quimper:   Margarita Hamidzhinova, centrale de Tulle:   Rusena Slancheva, attaquante de Tulle:  
" Nous avons bien réussi notre premier set en étant agressive à la réception de leur service. Nous avons été très fortes, ce soir, en service, au bloc et en défense. Nous savions leurs qualités aux services. Face à Albi, Tulle avait inscrit 24 aces. Il fallait soutenir ce combat à la réception, et se montrer solide. C'était notre mission du match. Tenir dans ce domaine pour prendre notre envol dans les autres secteurs où nous étions plus fortes. C'est toujours un plaisir de jouer dans notre salle car on se sait soutenu par notre public. Au quatrième set, les supporters ont été très important à un moment donné où ça pouvait tourner"  " Mon meilleur match? Je pense que réussir des blocks ou des contres est plus visible pour les spectateurs mais j'ai réussi des meilleurs matchs, cette saison, face à Marcq-en-Baroeul ou Clamart dans la distribution des passes. Nous avons été performantes quand nous n'avions pas le service. Dans ces moments-là, c'est très important de reconquérir de suite le service de l'adversaire. Si tu prends des séries de points, c'est compliqué de revenir alors que si tu contres d'entrée, tu es presque sûr de faire une série de points à un moment donné sur tes attaques. Nous avons bien servi et bien contré leurs attaques"  " C'est notre plus mauvais match depuis six rencontres. Quimper a joué très bien. C'était un bon match. Notre premier set est catastrophique. Nous avons été en-dessous de tout. Nous n'arrivions pas à trouver notre rythme. Avec notre début de saison, nous sommes très contentes d'avoir assuré notre maintien, car nous avons bataillé pour revenir dans le classement. Aujourd'hui, il nous a manqué une bonne réception pour tenir ce match. On a fait huit heures de voiture, c'est dur quand tu perds de cette façon"  " Ce match était très difficile. On a fait beaucoup de fautes de concentration à la réception. Au second set, nous avons réussi à faire beaucoup de services gagnants. Gagner à Quimper est compliqué car nous nous devions avoir cette même constance au service, tout le match. Quand on prenait trois ou quatre points de suite, nous n'avions plus la force pour recoller. Nous sommes en sous-effectif avec huit joueuses. Moi-même, je joue au poste de libéro mais je ne peux plus à cause d'une blessure au genou. On m'a repositionné sur le poste 4, d'attaquante-réceptionneuse. C'est mon deuxième match à ce poste. Je n'ai pas tous les repères"  

 

Tout le monde veut prendre leur place

 
Volley-Ball. DEF. Quimper - Tulle Naves, samedi  
Etre premier à cinq journées de la fin, est-ce un avantage ou une pression supplémentaire à assumer? Premier à égalité avec le Stade Français (39 points), Quimper aborde la dernière ligne droite en position de force. En retrait, Albi (3ème, 37 points) et Saint-Raphaël (4ème, 36 points) sont prêts à bondir sur tout éventuel faux-pas des équipes de tête. Les joueuses Quimpéroises donnent leur avis sur le fait d'aborder les cinq derniers matchs en position de tête au classement.

" Nous jouons avec la pression depuis le début de saison. Ca ne change rien à notre statut. L'équilibre est extrêmement fragile. Si on perd nos derniers matchs, nous finirons quatrième. Si nous les gagnons, nous serons premières. Nous abordons le mois le plus dur de notre année. La fatigue est présente. Quand tu refais un million de fois la même attaque, la même passe, l'indulgence envers soi-même et les autres peut être moins présente. Je ne nous vois pas dans une position de leader à l'instant T. Dans mon esprit, il reste cinq matchs, donc cinq victoires à remporter. Nous devons être concentrés sur le volley-ball. Sur ce mois et demi restant, la priorité est d'être focalisée à 100% sur nos matchs et entraînements et ne pas se laisser perturber par l'environnement extérieur", affirme la capitaine Quimpéroise, Margot Le Moigne.

Libéro de l'équipe, Madeline Audoynaud part du principe qu'être premier à cet instant est un avantage mais relatif par rapport à la concurrence. " Je préfère être dans notre position à cinq journées de la fin. C'est toujours mieux d'avoir des points d'avance quand on s'approche de la fin de saison. Toutes les équipes de tête vont s'affronter donc certaines vont perdre des points dans ces affrontements directs. Après, cette position est à mesurer car les quatre équipes sont tellement rapprochés au classement qu'en un week-end, tout peut changer".

Attaquante-réceptionneuse, Sonja Simanic est un élément fort du collectif Quimpérois. Leader ou pas, la vérité se situe ailleurs. " Nous sommes premières mais les autres équipes sont tellement proches au classement. Une victoire ou une défaite peuvent tout modifier. Nous voulons monter en première division. Nous ferons tout aujourd'hui pour réussir. Et je suis sûr que les autres équipes, même si elles ne le disent pas ouvertement, pensent la même chose. La volonté fera la différence dans cette course finale".

La centrale Anglaise, Rachel Newton, reste pragmatique à l'approche de ce sprint final. " Chaque point sera important car il peut faire la différence au classement final. C'est toujours mieux d'en avoir d'avance sur nos adversaires. La pression? Non, elle est la même qu'en début de saison. On connait l'objectif. Il est clair pour tout le monde. On vit avec depuis Août 2011. Il faut penser à rester concentré jusqu'à la fin. On ne va pas lâcher maintenant. Le volley-ball est une affaire de décontraction. C'est important de rester relax dans la tête en dehors du sport car cela se verra sur le terrain".  
A cinq journées de la fin, Quimper lance son sprint final, samedi soir, face à Tulle-Naves (7ème). Crédit photo: Hervé Canevet  

 

Les Héroïques!

 
Volley-Ball. Vannes - Quimper 1-3 (21-25, 25-21, 17-25, 23-25)  
Se remettre d'une contre-performance est difficile en sport. Comme dans un restaurant, le danger est de se focaliser sur une mauvaise impression. Si le dessert n'a pas été bon, ce même raccourci peut être retenu pour l'ensemble du restaurant. Pareil en sport, si la dernière prestation n'a pas été au top, les joueurs peuvent rester figer sur ce dernier jugement. Tout le travail d'un chef ou d'un coach est de savoir revenir sur un service ou sur une série de match. Face à Vannes, même si la qualité technique n'a pas été par moment au rendez-vous, l'état d'esprit des filles a lui été exemplaire!

Orientales la Patria o la Tumba! Libertad o con gloria morir! Es el voto que el alma pronuncia, Y que heroicos sabremos cumplir!
Ces paroles sont les premières lignes de l'hymne Uruguayen, et un reflet de l'esprit de ce groupe, coaché par un Franco-Uruguayen, Yamandu Peralta. La traduction donne: Orientaux, la patrie ou la tombe! La liberté ou mourir avec la gloire! C'est le vote que l'âme prononce, et que les Héroïques sauront réaliser!

Voilà pourquoi cet article sera axé sur le caractère héroïque des Quimpéroises, dans ce derby face à Vannes. Parce que cette victoire, Quimper est allé la chercher avec ses tripes. L'équipe a mis ce surplus de caractère nécessaire pour forcer la décision dans le 4ème set. Même si d'un point de vue technique, ce match n'a pas atteint des sommets. Au niveau émotionnel, c'était fort pour les 200 supporters Quimpérois venus encourager leur équipe. 

 

 

L'état d'esprit est le garant d'un succès. Il absorbe les doutes et renforce la confiance. Difficile à tenir sur la durée car nous sommes tous confrontés à nos égos personnels. Il reste le ciment d'une réussite, le pouls d'une espérance. Deux heures, 120 minutes, le temps nécessaire pour que Quimper aille reprendre le trône de leader. Les Vannetaises n'ont pas facilité la vie à leurs voisines. Elles se sont battues comme des lionnes pour tenter de prendre 6 points dans la saison à Quimper. Avec un groupe restreint, surtout après la sortie sur blessure dans le 3ème set de la passeuse Bulgare, Dimitrova, les Vannetaises ont adressé quelques fausses notes à l'orchestre Quimpérois. Au final, ce succès sera galvanisant pour les visiteuses. A cinq reprises du terme de la saison, Quimper a affligé un direct sévère à ses poursuivantes. Albi n'a pas vu venir le coup car après leur décharge émotionnelle, suite à leur victoire incontestable devant Quimper (3-0), les Tarnaises ont trebûché à Tulle. Justement, ces Corréziennes sont les prochaines hôtes de la halle des sports, samedi. Les Héroïques les attendent, fermement décidées à asséner un autre crochet, à leurs adversaires directes. 

 

 

Stefan Petrov, coach de Vannes: 
" C'est dur comme sentance finale. Avec quatre points d'avance (23-19), on se voit déjà au 5ème set. Je n'ai pas la chance de pouvoir compter sur cinq à six joueuses comme remplaçantes. Après la blessure de ma passeuse principale, je n'avais plus que deux remplaçantes. Le tournant du match? Oui, c'est la seule chose que nous pouvons regretter sur ce derby. Ma seconde passeuse a de grandes qualités mais nous avons perdu au contre, en service et en expérience. Quimper a une très bonne équipe. On doit se servir de cet exemple car cette équipe nous montre le chemin à suivre. Renforcer notre budget pour avoir une densité de joueuses capable de nous faire passer des paliers sportifs. C'est notre première année en DEF. On apprend beaucoup de cette saison" 

 

Yamandu Péralta, coach de Quimper:  
" Je suis très satisfait de la gestion de notre fin de set. Nous avons bien servi sur la fin du match. Nous avions la rotation forte et nous avons su en profiter. La différence? Notre collectif. Nous avons eu du mal à nous remettre d'Albi car il faut relancer la machine. Je sentais bien ce match car nous avons fait une très bonne semaine d'entraînement. Vannes a une très bonne équipe. J'ai toujours dit que cette équipe était capable de jouer les premiers rôles dans ce championnat. Techniquement, ce n'était pas un bon match mais l'envie, la lutte et le combat étaient là, ce soir. Il ne faut pas oublier que nous jouons en ce moment sans notre meilleure attaquante, Alejandra Garcia, qui apporte en moyenne 25 points par match. C'est bien pour la force de ce groupe. Il reste cinq matchs. On lâche tout maintenant et on fera les comptes à la fin" 

 

Martina Smidova, attaquante de Vannes:  Vendula Haragova, centrale de Vannes: "   Pavla Duspivova, centrale de Quimper:   Sophie Nolier, centrale de Quimper:  
" Nous avons voulu trop gagner dans le 4ème set. On fait des petites fautes qui nous coûtent le set et le match. A un moment, tout le monde a ressenti la pression et s'est bloqué. C'était un bon match. Quimper s'est bien battu. Et c'est normal qu'elles aient gagné. Nous ne sommes pas loin de cette équipe, leader en championnat. Ca renforce les regrets car nous aurions pu aller chercher le tie-break. Nous n'avons pas eu de chance sur la fin. Perdre de cette façon est brutal!"   " C'est frustrant de perdre de cette façon. Nous étions si proche du 5ème set. Si nous avions remporté ce set, nos aurions pu prétendre à ce match. Nous avons connu la peur de gagner. On était toutes soudées pour remporter ce match face à Quimper. Au service-réception, nous étions au même niveau que Quimper. Fatiguée à la fin? Non, même si je joue 10 sets, je ne le sens pas sur le terrain. Je sais si le match a été difficile le matin en me réveillant (rires)"  " Ce match était trop dur, nerveusement. J'ai toujours crû que nos allions gagner en 4 sets. Au service, à la fin, je fais une bonne série. Je ne pouvais pas en rater un car nous aurons été au 5ème set. C'est génial pour l'équipe, pour le groupe, de vivre ça, de gagner de cette façon. Le derby, tout le monde attendait ce match chez les entraîneurs et les joueuses. Nous voulions notre revanche. Il fallait prendre les trois points sur ce match. On était concentré sur les trois points. Nous avons été beaucoup mieux que face à Albi. J'avais trop envie de jouer ce match, de me montrer forte"  " Nous sommes allées chercher cette victoire. Ca s'est joué sur le bloc et la défense. Même quand nous étions à sept points derrière elles à la fin du 4ème set, nous n'avons pas craqué dans nos têtes. Nous étions mieux en réception que face à Albi. Il fallait que nous remportions les trois points. On aurait été deçues par un autre résultat. La blessure de leur joueuse ne les a pas arrangées. Nous avons eu un super public, qui nous a encouragées tout le match. Ils ont été un soutien important, dans ce match"  

 

C'est la lutte finale!

 
Volley-Ball. DEF. Vannes - Quimper, samedi 19h 
Le sprint final peut commencer! Calé en deuxième position, dans l'aspiration d'Albi, Quimper entame son derniers tiers de la saison. Le starter enclenché, la ligne d'arrivée est tout au bout de l'effort avec une montée pour les deux premières. Pas de place pour les points de côté et éventuelles défaillances. Il faudra tout mettre et même aller chercher ailleurs pour passer devant les autres adversaires sur la photo-finish.

Un championnat peut être vécu comme une course de 400 mètres en athlétisme. Au bout des 300 mètres, la force physique a sérieusement diminué. Le corps émoussé de batailles antérieures encaisse moins les efforts répétés. L'agacement peut être perceptible car mentalement, l'énergie dépensée est énorme. Pourtant, les équipes qui parviennent à aller au-delà de cette douleur physique et mentale réussissent à tenir leur objectif. Maintenant, on est tenté de dire que ce n'est plus une affaire de talent sportif, de densité physique. Il faut mettre d'autres ingrédients dans le cocktail pour que celui-ci détonne à la fin. Dans le derby Breton, Quimper lance son sprint. Avec appréhension, avec envie, les Quimpéroises arrivent revanchardes par rapport au match aller.

" Ce match est très important. On se doit de prendre notre revanche du match aller où les Vannetaises nous avaient battues 3-1. Ce jour-là, elles avaient très bien servi. Nous sommes obligés de gagner ce match. Nous sommes quatre équipes pour deux places à l'arrivée. Notre rôle dans la semaine a été de rassurer les filles sur leur qualité, après notre défaite à Albi. La pression, elles savent la gérer. Nous l'avons eu sur nos dix derniers matchs et nous avons gagné neuf fois. Il ne faut pas oublier tout le bon travail effectué. Si nous devions tomber, il y'avait tout pour le faire à Albi dans une ambiance surchauffée. Même sans Alejandra Garcia, face à Vannes, nous nous sommes prouvés que nous pouvions gagner des matchs sans son apport. On forme une équipe de 12 joueuses", indique le coach-adjoint Quimpérois, Alex Ribas-Aguillo.

En l'absence d'Alejandra Garcia, encore insuffisamment remise, Quimper aborde un match capital dans la suite de la saison. Ne pas abandonner à l'adversaire comme à Albi les secteurs du service et de la réception, avoir cette volonté de faire mal à chaque coup, Quimper part avec un mental de guerrier, dans la cité Vénètes, bien décidé à forcer le passage à la corde pour reprendre la tête de ce championnat.  
Face à Vannes, la solidarité et l'esprit de groupe joueront de tout leur poids dans le résultat final. 

 

La première giboulée de Mars

 
Volley-Ball. DEF. Albi - Quimper 3-0 
La croisade contre les Albigeois (1208-1229) fut un évènement historique du bas Moyen-Age. Elle était organisée par l'Eglise catholique Romaine qui voulait mettre un terme au Catharisme, une religion binaire basée sur le Manichéisme (la relation entre le bien et le mal), dans la vicomté d'Albi. Le sport a remplacé la religion depuis le XXème siècle comme l'opium du peuple. Samedi soir, la résistance des Albigeoises, soutenues par 1.200 supporters a été trop vive pour des Quimpéroises, en perte de repère en réception.

Les mots ont ce pouvoir formidable qu'ils peuvent en les assemblant, former une image forte, qui capte une photographie d'une situation vécue. Pour les internautes, Wikipédia a remplacé les dictionnaires. Il suffit de taper un mot pour conforter une idée. Celui de giboulée correspond parfaitement à l'image des Quimpéroises à Albi. " Une giboulée est une averse aussi brève que violente, qui se produit lors du passage de l'hiver au printemps, principalement aux mois de Mars et d'Avril (d'où l'expression "giboulées de Mars").
Dans cette phrase, il y'a toute l'explication de la défaite du Quimper Volley. Tranche par tranche, elle est décortiquée avec les acteurs principaux de ce match.

I - La phrase principale, tout d'abord, " Une giboulée est une averse aussi brève que violente".

En 1h30, Quimper a mis un genou à terre. Exceptées sur le second set, les visiteuses ont payé un lourd déficit en réception (25-14, 25-16). " Sur leurs huit premiers points, elles inscrivent cinq services gagnants. On prend avec Alex (Ribas-Aguilo, le coach-adjoint) un temps mort à 5-1 pour rassurer les filles qu'elles ne pouvaient pas avoir ce taux de réussite toute la partie. Nous avons été en-dessous dans le rapport service-réception. Quand celui-ci s'est rééquilibré dans le second set, nous avons fait jeu égal avec cette équipe d'Albi", affirme le coach Quimpérois, Yamandu Péralta.

Son homologue Tarnais, Jean-René Akono était fier de la prestation de ses joueuses. " Je suis content. Mon groupe progresse. J'ai incorporé des jeunes du centre de formation. J'avais peur qu'avec la pression de la salle, elles ne tiennent pas le choc mentalement. Elles ont rivalisé avec l'une des équipes les plus fortes de la poule. Le second set a marqué le tournant. Les deux arbitres commettent à mes yeux deux erreurs. Elles ont été en notre faveur. Elles avaient été en notre défaveur sur le match aller à Quimper à 22-23 dans le 4ème set. L'absence d'Alejandra Garcia pénalise Quimper car elle nous avait fait très mal sur le match aller".

La rafale de points a été soudaine dans le premier et le troisième set. Euphorique, Albi a fait souffler une véritable tempête par moment dans le camp Quimpérois.

II- La phrase subordonnée. " Qui se produit lors du passage de l'hiver au printemps, principalement au mois de mars et d'avril"

Sorties de l'hiver, regonflées de neuf et huit succès consécutifs, les fourmis Quimpéroises et Albigeoises avaient rempli leur besace de points afin d'hiberner au chaud en haut du classement. A l'ouverture des beaux jours, les équipes sortent de leur tanière pour se montrer au grand jour. Problème, Quimper est pour l'instant une des seules équipes à avoir affirmé ses ambitions au grand jour. " La pression, nous vivons avec elle depuis la préparation. Il faut être très fort dans les têtes pour résister. C'est très dur! Mais nous ne gagnerons pas de grandes guerres sans de grandes souffrances. Nous sommes prêt à soutenir ce rythme jusqu'au bout". Ce discours affirmé de Yamandu Péralta tranche avec celui des équipes concurrentes. " La montée? Non, ce n'est pas l'objectif de départ. Nous voulons simplement prendre place dans les quatre premières places. Nous n'avons aucune pression. Sportivement, nous nous battrons avec nos moyens limités toute la saison. Je suis avant tout fier de nos progrès réalisés. C'est la chose la plus importante. Quimper? Ce groupe vit avec la pression car cette équipe a affiché dès le début ses ambitions de montée. Je ne pense que du bien de cette ville et de ce club. Il mérite de monter dans l'élite. On sent un fort engouement chez les dirigeants et les supporters. C'est une ville qui fait évoluer le volley de manière positive. Ca fait du bien pour un petit sport comme le notre", souligne Jean-René Akono.

Une giboulée a cette énorme avantage d'être passagère. Sur le coup, elle fait mal et pousse à courir pour se réfugier dans des abris plus cléments. La salle du Cosec n'en était pas un pour le Quimper Volley Elite. La leçon retenue, Quimper a une semaine pour s'en remettre pour reprendre la suprématie régionale écornée par les Vannetaises sur le match aller à la halle des sports (1-3). " Tout ceux qui ne tue pas, rend plus fort", cette phrase de Nietzsche est un excellent parapluie pour se protéger de toutes nouvelles averses impromptues.  

 

 

Paroles de joueuses:

Emilie Martin, centrale d'Albi:  Tatyana Bunak, centrale d'Albi:  Margot Le Moigne, passeuse du Quimper Volley:  Zuzana Cernianska, attaquante du Quimper Volley: 
" Sincèrement, je voyais plus ce match, se diriger vers un tie-break dans la semaine. Vu le match aller, on s'attendait à une sévère opposition. Le second set aurait pu tout changer. Après, nous les avons senties baisser les bras sur le dernier set. Nous avons été performantes sur nos services. Notre niveau en réception/service a été bon. Quimper n'a pas su trouver la parade. Elles manquaient d'agressivité par rapport à leur match aller. Je pense qu'elles ont été en-dessous de leur niveau, ce soir en service-réception. C'est la première fois que le Cosec était rempli, cette saison. On avait tout fait pour que ça soit la fête dans la salle, toute la semaine, en multipliant les actions de communication autour de ce match".  " On s'était préparé pour cinq sets. Comme à chaque match. Le volley, si tu tiens en service/réception, tu prends une bonne option sur la victoire. Si tu n'as pas de réception, tu ne peux pas attaquer. La logique est là. Sur le second, elles étaient remontées. Elles se battaient jusqu'au bout. L'état d'esprit et le caractère auraient pu changer la partie. Grâce au public, nous avons tenu ce set. C'est ma sixième saison au club. Ca faisait longtemps que je n'avais pas connu pareille ambiance. Je ne l'ai connu qu'en coupe d'Europe pour dire vrai. L'important, c'est de jouer ensemble. Nous sommes dans un sport où seul(e), tu ne peux rien faire. Il ne faut jamais l'oublier"  " Elles ont été plus fortes. Au service, elles ont même été impressionnantes par moment. Nous n'avons pas eu de réception pendant trop longtemps au 1er set. Nous avons tous des regrets sur le second set. A 1-1, ça n'aurait pas été du tout été le même match. Dès que nous avons rehaussé notre niveau en service réception, nous avons senties qu'elles faiblissaient. C'est dommage car nos sortions de deux très bons matchs au service. Je les félicite pour leur match. Leur victoire est logique. Depuis le 12 novembre, nous n'avions pas perdu. On doit se servir des défaites pour apprendre et progresser toujours".  " Je suis très déçue, ce soir. Elles ont bien servi tout le match et nous avons été trop en-dessous en réception. Le début de match a été difficile car nous avons du temps à entrer dans la partie. Dès que nous avons corrigé le tir en réception, nous avons repris ce match. On a été meilleur au block, en défense. Ce n'était plus le même match. Le second set aurait pu tout changer. Je ne comprends pas encore la décision des arbitres sur un point d'Albi. Je pense qu'ils se sont trompés. Sur le 3ème set? C'était dur car la perte du second set a fait beaucoup de mal à l'équipe. On n' y était plus par moment même si on a bien réagi sur la fin"  

 

ALBI - QUIMPER : Le combat des chefs

En terre Cathare, la bastide Albigeoise est des plus solides, dans son chaudron du Cossec. Devant un public chaud et une salle remplie (+ de 1.000 spectateurs attendus), ce choc de la DEF entre les deux meilleures équipes de la poule promet d'atteindre des sommets. Quimper (1er, 36 points) arrive en leader mais Albi (2ème, 33 points) lorgne avec envie sur cette place de prestige. Samedi soir, à 20h30, l'opposition entre ces deux équipes commencera. En attendant, Yamandu Péralta, le coach du Quimper Volley 29 Elite et Stéphane Simon, manager d'Albi Volley nous présentent les grandes lignes de cette partie

 

 

Quimper force son destin

 
Volley-Ball. DEF. Quimper - Saint-Chamond 3-2 
La route a été escarpée, semée de virages à 90° face auxquels Quimper a dû trouver une parade immédiate. Cette victoire, acquise dans la douleur, a été une des plus difficile de la saison. Saint-Chamond a jeté toutes ses forces dans la bataille et les 900 spectateurs présents se sont aperçus que cette équipe, au complet, peut rivaliser, voir être supérieure à n'importe quelle formation de tête du championnat (3-2, 19-25, 25-23, 23-25, 25-20, 15-11).

" Le match le plus dur est toujours celui à venir", Yamandu Péralta, le coach Quimpérois, ne pouvait trouver meilleur défenseur de sa phrase avec l'équipe de Saint-Chamond. Si la preuve devait être encore apportée que Quimper a passé un sacré cap sur le plan mental, la dernière tranche de vérité a été coupée, hier soir. En octobre, Quimper ne serait pas sorti indemne d'une telle densité adverse. Avec les victoires, avec la force de ce groupe, les Quimpéroises semblent capables de se sublimer, même dans un jour moyen au service et en réception. Les valeurs de combat, de souffrance érigées par Yamandu Péralta sont véhiculées sur le parquet par ses joueuses. Affamées, affûtées, elles savent aussi faire mal à l'adversaire quand celui-ci devient oppressant dans le jeu.

Dans la dureté, cet affrontement face aux Ligériennes a frisé des sommets. Certains points ont même connu une durée de vie supérieure à la minute. Saint-Chamond jouait au complet avec le retour de sa Bulgare, Vyara Hadzymoskova et de sa Canadienne, Kristina Fabris. A l'opposé de Quimper, qui était privé de sa meilleure marqueuse de points, Alejandra Garcia mais pouvait compter sur le retour de la passeuse capitaine, Margot Le Moigne.  

 

 

Après la perte du troisième set (23-25, 1-2), Quimper s'est retrouvé seul face à la défaite. Ce vocabulaire interdit revenait à la surface. A la surface seulement, car Quimper a retrouvé un éclat suffisant pour arracher le gain du quatrième set en gagnant de la hauteur au contre avec sa centrale Pavla Duspivova. Le fait de pouvoir compter sur un effectif de douze joueuses est un luxe appréciable dans ces moments incertains d'un match. " Nous sommes une équipe de douze. Et nous gagnons à douze", remarque justement l'attaquante-réceptionneuse Quimpéroise, Claire Sandor.

Dans le tie-break, Quimper avait la girouette de la victoire qui avait tourné dans le bon sens. Ce groupe est décidément épatant de ressources. 15-11, bouquet final sur un ultime point de Bénédicte Mauricette. Rideau! Merci et à la prochaine! Avec 36 points, les filles en sont à neuf victoires consécutives. Dans deux semaines, elles veulent ajouter une dixième perle à leur collier de succès face à leur dauphine Albi. Nul doute qu'une victoire en terre Cathare ajouterait une touche d'enluminure supplémentaire pour ajouter des arguments à une montée en ligue A. 

 

Parole de coach

Alex Aguilo-Ribas, coach-adjoint de Quimper:  
" Toute la semaine, nous avons parlé avec les filles. On avait beaucoup disséqué le jeu de Saint-Chamond à la vidéo. Nous savions qu'elles retarderaient au maximum leurs attaques sur nos contres. Nous n'avons pas été suffisamment fortes au service et en réception. Mais même avec ses lacunes, nous gagnons. Sur la phase aller, nous avons perdu six points jusqu'au match de Saint-Chamond. Là, nous en récupérons donc six sur le début de la phase retour. Nous sentons qu'Alejandra (Garcia) nous manque sur le terrain. Elle est importante par son calme, ses points sur le parquet. Même sans elle, les filles font le nécessaire pour remporter ce genre de matchs. Notre victoire? C'est deux points gagnés et non un de perdu, ce soir." 

 

Paroles de joueuses

Bénédicte Mauricette, centrale du Quimper Volley:  Claire Sandor, attaquante-réceptionneuse du Quimper Volley:   Janet Kotel, libéro de Saint-Chamond:  Dora Kotel, centrale de Saint-Chamond: 
" Nous savions que ça serait difficile face à ces joueuses. Nous ne nous attendions cependant pas à se battre autant sur les points. A notre différence, elles ont maintenu une régularité sur le match. Nous avons plus joué par à-coup. C'était une bagarre où il fallait tout donner. Nous avons été chercher loin dans nos ressources, ce soir. Je n'hésite pas à dire que ça a été notre match le plus dur depuis le début de la saison. Albi? Public chaud comme à Quimper. Ca me plait bien tout ça! "   " Nous devions respecter Saint-Chamond. Elles défendent très bien et elles attaquent fort. C'était un très beau match. On veut toujours gagner les matchs 3-0 ou 3-1 mais nous prenons un immense plaisir à disputer ce type de match. Mentalement, nous aurions pu plonger après la perte du 3ème set. Nous avons tout donné. On est allés tous ensemble chercher cette victoire, qui par la valeur de l'adversaire, comptera beaucoup. On est plus calme et plus confiantes en nos moyens"  " Une joie de jouer dans cette ambiance. Nous voulions montrer que notre victoire chez nous face à Quimper, n'était pas un accident. C'était dur dans la tête de rester concentrées aussi longtemps. Quimper? Je les ai trouvées endormies au début. Elle me frappe par leur agressivité positive. Dès qu'elles sont en danger, on sentait une force intérieure. Elles nous ont énervées également en prenant des temps morts continuels pour couper le rythme. Notre blocage est psychologique. La solution passe par nos têtes. On se bloque alors qu'on peut gagner, ce match"  " Je déteste cette situation où tu es proche de la victoire et tu perds sur le fil. Nous avons bien joué. Je suis triste par rapport à ça. Sur le 4ème set, nous pouvions gagner. Nous avons besoin de gagner d'abord contre nous-mêmes. Le public? Pas de problème. Ca me donne plus de force pour bien jouer. A Saint-Chamond, nous n'avons pas autant de spectateurs. D'ailleurs, j'ai tellement crié sur le terrain que je n'ai même plus de voix (rires). Je pense que si nous avions joué ensemble tout le temps en évitant les blessures, on ne serait pas loin des meilleures"  

 

Un défi de taille.

 
Volley-Ball. Quimper - Saint-Chamond, samedi 20h 
" Le match le plus difficile est toujours celui à venir", Yamandu Peralta plante le décor. Avec le retour depuis un mois de la Bulgare, Vyara Hadzhimoskova et de l'attaquante Canadienne, Kristina Fabris, Saint-Chamond est, cependant, en net regain de forme. L'équipe-surprise du début de saison pourrait bien jouer un mauvais tour à Quimper. Mais sur la confiance accumulée par une série consécutive de huit victoires, les Quimpéroises ont les armes pour passer cet obstacle annoncé.

" Planter la tente au sommet et attendre la fonte des neiges pour redescendre confortablement vers la Ligue A", le menu concocté par les joueuses de Yamandu Peralta est alléchant. Le chef Yamandu Peralta donne la recette pour le prochain repas. " Je ne m'attends pas à un match simple. A l'aller, Saint-Chamond m'avait laissé une forte impression. On a perdu 3-1 sans arriver à jouer ce jour-là. Elles étaient tout simplement meilleures que nous. Contrairement au match aller où la pression était vue d'une manière négative, elle est maintenant positive depuis notre bonne série. Les filles sont très concentrées. Ca se voit à l'entraînement qu'elles seront dans leur match, samedi soir".

L'adversaire semblait être une proie abordable, sur la fin des matchs allers. Nourri pendant l'hiver par les retours de ces joueuses phares, Saint-Chamond est une équipe qui a failli faire tomber Albi dans sa salle, sur le dernier match. " Nous espérons mieux gérer nos fins de set face à Quimper. A Albi, nous ne sommes pas passés loin de l'exploit. Nous avons quatre balles de matchs et nous perdons 20-18 dans le cinquième set. Je n'ai plus la même équipe, qu'il y'a deux mois. Après Quimper, nous n'avons jamais eu notre équipe au complet. La blessure de notre meilleure joueuse, Vyara Hadzhimoskova nous a fait mal. Et notre Canadienne a manqué trois matchs de championnat, pour retourner au pays pour la reconduction de son visa. On sort un bon match face à Vannes. On mène 25-15 et 23-20 dans le second set. Mais nous ne tenons pas les fins de set. Le match à Quimper? Grosse salle, grosse ambiance. Je le dis sincèrement, Quimper part avec un gros avantage sur nous avec leur taille. A part Vyara (1,88 m), je n'ai aucune joueuse à plus d'1m80. Mes centrales font 1m75 et 1m79. Nous devons compenser par une grosse présence en défense et en réception", relève le coach de Saint-Chamond, Andjei Dulski.

Un départ de Saint-Chamond à 4h30

L'autre avantage de Quimper, dans ce match, pourrait être la fatigue accumulée dans la journée par Saint-Chamond. " Nous partons de Saint-Chamond à 4h30 du matin. Notre avion part de Lyon pour Nantes. Nous irons ensuite en matinée à l'hôtel pour une sieste récupératrice. J'ai peur que mes joueuses accusent le coup, physiquement. Quimper dispose d'un très bon public et elles auront une revanche à prendre par rapport au match aller", précise l'entraîneur Forézien.

Leader de son championnat avec quatre points d'avance sur le Stade Français et Albi, Quimper (1er, 34 points) validera ou non sa montée sur les deux prochains mois. Jamais une équipe Bretonne n'a réussi à jouer en élite féminine de volley-ball. Ce groupe peut entrer dans l'histoire du sport en Bretagne. Et à les voir à l'entraînement, on sent les filles prêtes pour réaliser un gros match, samedi soir face à une équipe, qui devrait donner une opposition aussi relevée que Albi ou saint-Raphaël.  
Le grand bond en avant de Quimper, avec au service Sonja Simanic, doit se poursuivre face à une équipe redevenue redoutable de Saint-Chamond. Crédit photo: Hervé Canevet 

 

La montagne magique du Quimper Volley Elite 29

 
Volley-Ball. DEF. Portrait Pavla Duspivova ( Quimper Volley 29 Elite) 
A 25 ans, Pavla Duspivova est la plus ancienne joueuse dans l'effectif du Quimper Volley 29 Elite. La centrale Quimpéroise a passé un sacré cap, cette saison. Elle s'est affirmée au poste de centrale, titulaire indéboulonnable dans le six de départ de Yamandu Péralta. Ambitieuse, elle prend la concurrence comme un défi qui la porte à repousser ses propres limites. A travers ses quatre ans à Quimper, elle est un témoin de l'évolution positive du club.

Juste avant la saison, Pavla Duspivova était sans doute l'une des joueuses au discours le plus affirmé. Sans faire de bruit, la centrale du Quimper Volley 29 voulait franchir un palier dans sa progression. " La concurrence me stimule. C'est l'équipe la plus forte de ses quatre dernières saisons. On le sent à travers les premiers entraînements. Je vais tout faire pour gagner ma place de titulaire". Six mois plus tard, cette phrase prend toute sa valeur dans sa saison car elle est devenue une joueuse majeur du collectif Quimpérois. Régulière dans les performances de haut niveau depuis le début de la saison, la joueuse Tchèque évoque volontiers cette stimulation globale pour expliquer ses performances sur le parquet. " L'an passé, c'est la première fois en club où il n'y avait pas de concurrence au poste de central. Avec Rachel, nous étions quasiment assurées de jouer titulaire, le samedi. En République Tchèque, dans tous mes clubs précédents, j'ai toujours connu quatre centrales dans le groupe. Je retrouve ces mêmes conditions, cette année, à Quimper. Tu es obligée d'être à fond aux entraînements car tu sais que derrière, il y'a des filles qui peuvent prendre ta place. Il y'a une petite compétition saine entre nous. Je me suis même surprise de mon niveau car honnêtement, je ne pensais pas jouer autant de match comme titulaire".

En parfaite osmose avec la ville et le club

Leader sur la poule aller, le Quimper Volley 29 Elite aborde en position de force les matchs retours. " Nous avons vraiment une équipe qui joue ensemble. Tout le monde vise la même chose. L'équipe est meilleure que l'an passé. Elle est mieux préparée pour les matchs. Face à Saint-Raphaël et au Stade Français, nous savions où et comment jouer sur le terrain. Plus l'équipe est forte en face, plus on élève notre niveau de jeu. A l'inverse, nous avons plus de mal face aux équipes de milieu ou bas de tableau car le niveau de concentration n'est forcément pas le même. On a tendance à s'adapter au niveau de notre adversaire. Mais le match contre Clamart marque une vraie étape. On sent que le groupe a fait beaucoup de progrès dans la gestion de ces matchs".

La suite? Pavla Duspivova le dit ouvertement. Elle est très bien à Quimper, dans son sport et dans sa vie. Son souhait est de viser le plus haut niveau possible dans son sport mais elle se refuse à faire des plans sur le long terme, d'un point de vue sportif. " J'ai 25 ans. J'espère jouer à un très haut niveau comme Zuzana jusqu'à 30 ans. Je ne peux pas me projeter. Depuis six ans, je traîne des blessures à l'épaule. Là, cette saison, c'est très dur car la douleur n'a jamais été aussi intense. L'étape la plus importante est toujours le prochain match. Ca ne sert à rien de voir trop loin dans le futur. Comme Silvyia (Tsikova), je veux aussi intégrer une école, qui me permette de suivre des cours pour savoir écrire et lire le Français parfaitement. C'est important pour mon après-carrière car je le répète, j'aime beaucoup Quimper, la ville et le club".  
Au club depuis quatre saisons, la centrale Tchèque du Quimper Volley 29 Elite, Pavla Duspivova, est un élément fort du jeu Quimpérois. Crédit photo: Hervé Canévet 

 

Le vrai examen de passage

 
Volley-Ball. Clamart - Quimper, samedi 20h 
Comment Quimper gérera ce brouhaha d'ascension sportive? Le brouillard d'automne a cédé le pas à un hiver estival. Cette contradiction du langage s'excuse par les performances des Quimpéroises, qui leur valent aujourd'hui après une série en cours de cinq victoires d'être leader de leur championnat avec 25 points. Le chasseur devient chassé. La meute des prétendantes s'unit désormais pour faire revoir à la baisse les actions de Quimper. Embêtant quand le porte-feuille épargne points ne demande cependant qu'à être fructifié de quelques victoires supplémentaires.

Clamart, prochain arrêt, tout le monde descend! La locomotive Quimper s'arrête en quai juste pour prendre les trois points de la victoire. Embellie par un enrobage de victoires, cette machine connaît une possibilité de surchauffe dans ses pistons face à Clamart. Certes, cette formation Francilienne est lanterne rouge en championnat. Oui, elle est capable de passer complètement de son sujet mais l'interdiction de penser à un match facile revient spontanément dans les mots du coach Quimpérois, Yamandu Péralta. " Nous sommes devenus l'équipe à battre. Clamart est une équipe qui pose toujours des problèmes. Ces jeunes joueuses peuvent hausser leur niveau de jeu. Elles l'ont montrées à Quimper (2-3). Ces jeunes sont aidés par quelques joueuses d'expérience. Ca ne sera pas facile du tout comme match".

Une saine rébellion du groupe

La chrysalide Quimper a bien changé depuis le début de saison. Au début de saison, on sentait les joueuses comme désemparées face à certaines situations. La barre avait été placée haute par les dirigeants et le staff. Cette pression, il faut l'absorber pour mieux la digérer. Quand cette absorption se fait, la confiance naît dans les regards et dans les gestes. Peut-être que cette entrée précipitée dans les vestiaires face à Vannes (1-3) a été l'étincelle d'une saine rébellion collective. Je ne peux qu'utiliser une hypothèse qui marque des supputations. L'intimité d'un vestiaire, de discussions franches et âpres ne peuvent sortir d'un cercle fermé. Quand on ne fait pas partie de ce cercle, on ne peut que se ranger à des scénariis dans la tête. Celui-là est émis sous réserve. Vannes a été le prélude à une prise en main. D'un coup, avec cette défaite, les filles ont grandi et fait bloc ensemble.

Planter la tente en haut de l'Everest

La coquille s'est fendue pour entrevoir le vrai potentiel et le caractère de cette équipe. Maintenant, la pression sera différente. Plus insidieux, les compliments seront sans doute excessifs. Les superlatifs exagérés et les mains dans le dos forcément suspectes. Le sport n'entraîne pas le repos. Il faut être concentré sur un objectif, savoir écouter les personnes qui comptent vraiment dans son entourage, celles qui ont aidé l'équipe dans les périodes difficiles pour la faire grandir vers les sommets. " On part pour un nouveau championnat. On est monté en haut de l'Everest. L'objectif est de planter la tente, tenir le cap des tempêtes, se recroqueviller au chaud ensemble, et attendre la fonte des neiges au printemps quand le championnat sera fini pour glisser confortement en bas du pied du mont Ligue A", élabore le stratège Yamandu Péralta.

La guerre est un champ lexical abondamment utilisé par le sorcier Franco-Uruguayen. Avec huit montées d'équipes en trente ans de carrière d'entraîneur, Yamandu Péralta parle en connaissance de cause quand on l'interroge sur la capacité de son groupe à tenir la distance.

" Pour être premier, il faut une grande acceptation de la souffrance"

" La pression, elle est la même depuis le départ. L'équipe aussi? Non, elle est beaucoup plus mature et sereine. Si on perd un match 3-0, ça ne sera plus vécu comme une catastrophe comme lors des matchs allers. Pour être premier, il faut une grande acceptation de la souffrance. On ne gagne pas de grandes batailles sans de grandes pertes. L'unité est une force du groupe", éclaire Yamandu Péralta.

Samedi à 22h, la mue tant espérée sera guettée comme les premiers pas d'un animal qui s'affranchit des pas des donneurs de leçons injustifiés. Leader du championnat, Quimper tient la corde juste avant le dernier virage. En athlétisme ou en équitation, tous les spécialistes s'accordent pour dire c'est la meilleure position pour gagner. Alors laisser la dernière parole à des vrais connaisseurs.  

 

Les bonheurs de Sophie

 
Volley-Ball. DEF. Magazine sur Sophie Nolier 
Jusqu'à alors contenu sur le banc des remplaçantes, Sophie Nolier, 23 ans, a été alignée dans le six de départ par Yamandu Péralta face au leader Marcq en Baroeul. Devant son ancienne équipe, la Quiberonnaise a marqué des points. Et pas seulement sur le parquet, dans son attitude, sa présence au bloc et ses attaques, la centrale a envoyé un message fort à ses partenaires et au staff. La concurrence forte dans une équipe est un signe d'émulation interne. Le fait de n'être pas installé dans la peau d'un titulaire aide à se surpasser dans ses situations précises.

Le sacrifice est grand en sport. Et plus on touche le haut niveau, plus celui-ci devient une affaire de mental et de psychologie. Les périodes dures révèlent le caractère d'un champion ou d'une championne car la fragilité et la vulnérabilité sont mises à rude épreuve à cet instant précis. Des moments durs, on est (presque) persuadé que Sophie Nolier a dû en connaître quelques-uns depuis son arrivée à Quimper. Comme on pressent que Claire Sandor, Rachel Newton ou Aline Galan ont dû ressentir ces mêmes pensées dans la tête. Le fait de ne pas jouer peut être vécu comme une sorte d'abandon, de minimiser (inconsciemment) son importance dans le groupe, de se sentir inférieur face aux autres joueuses en poste. Comme la blessure, le cap est difficile à surmonter mais la magie de l'éphèmère dans le sport, fait que tout va très vite dans un sens comme dans l'autre. C'est encore plus manifeste que dans la vie professionnelle d'une entreprise.

Surprise d'être alignée d'entrée, Sophie Nolier se réjouissait de son impact décisif sur ce match. " J'avais tellement envie de prouver ma valeur. Je revenais ici en tant que titulaire dans une salle que je connaissais par coeur pour y avoir joué. J'avais une rage intérieure. Montrer ce que je vaux! Je ne comprenais pas d'être sur le banc depuis le début de la saison mais nous avons la chance à Quimper d'avoir des entraîneurs ouverts à la discussion. Yamandu Péralta a mis le point sur mes défauts. Ca m'a fait mal à entendre mais ça me pousse à les corriger. La concurrence est forte au poste de centrale. Ma volonté de jouer un jour en Ligue A féminine est grande. Je pars de rien, je n'ai jamais voulu intégrer un centre de formation. Je voulais rester à Quiberon avec ma famille. J'y ai seulement pensé au Rennes EC en N2. Sur ce match, j'ai été forte sur un de mes points faible, le bloc. Peut-être que le fait de me parler franchement de mes défauts dans le jeu m'a aidé à vouloir les corriger".

Une concurrence renforcée

Pour un entraîneur, on sait qu'on n'est pas loin de la vérité quand tout le monde se sait en danger pour sa place de titulaire car forcément, l'investissement aux entraînements ne sera pas le même. Si j'ai une trop grande marge par rapport à mon concurrent, je n'ai donc pas besoin d'être à 100% sur les séances. Regarder les clubs à haut niveau dans tous les sports confondus. Pourquoi sont-ils premiers? Parce que la richesse en qualité et en quantité d'un effectif fait ressortir le meilleur chez tout un chacun. Quimpéroise depuis trois saisons, Pavla Duspivova, une des centrales de l'équipe, abondait dans ce sens. A peine la saison commencée, elle relevait déjà un énorme changement par rapport à la saison dernière. " La concurrence sera forte, cette année. Le club a choisi de renforcer tous les postes. Pour une joueuse, ça motive encore plus pour aller chercher plus loin. Je dois franchir un palier, cette saison si je veux être titulaire".

La motivation mise à l'épreuve à Clamart

Cette phrase de début de saison prend tout son sens en hiver car elle est le projecteur de la vérité sportive d'un projet. Amener suffisamment de concurrence dans l'équipe quand la montée se joue, quand les adversaires à effectif réduit commencent à flancher. Quimper avait payé le prix fort d'un effectif trop juste, l'an passé. Cette année, le tir a été revu et corrigé. " Le fait d'avoir sorti une bonne performance à Marcq en Baroeul me booste. La motivation sera encore plus forte. Comme Yamandu (Péralta) nous l'affirme, notre présence en match se détermine aux 2/3 aux entraînements et au dernier tiers sur les matchs de championnat. Je n'avais rien à perdre dans ma situation juste démontrer que je pouvais prétendre à une place dans le six de départ".

Installé sur le fauteuil de leader, le Quimper Volley 29 Elite trace sa route. Le balisage a été suffisamment pensé à l'avance pour ne plus se perdre en route, ou miser sur une improvisation fatale en cours de parcours. Le prochain adversaire se nomme Clamart, dès samedi. Jouer face à la lanterne rouge quand on est leader peut sembler facile mais c'est peut-être là qu'on attend le plus les Quimpéroises, car face aux équipes leaders, les doutes ont été levés.  
Titulaire face à Marcq en Baroeul, Sophie Nolier a réalisé à l'image de ses partenaires, un excellent match en terre Nordiste. 

 

L'ouragan Quimper souffle sur la DEF

 
Volley-Ball. DEF. Marcq en Baroeul - Quimper 1-3 
Pris dans une bourrasque de critiques, suite au match de Vannes (1-3, le 12/11/2011), Quimper s'est forgé une carapace suffisamment solide pour se mouvoir dans les plus périlleux challenges. Les mauvaises langues riaient de la suite du menu avec la réception de Saint-Raphaël et des déplacements chez le Stade Français et Marcq en Baroeul. Aujourd'hui, leur silence est une marque de la réussite sportive d'un projet. A Marcq en Baroeul (59), Quimper a détrôné le leader. L'enfer du Nord promis n'a pas eu lieu. " Quimper a gagné une bataille, pas la guerre", pour détourner une citation belliqueuse célèbre.

Les déclarations d'après-match sont la valeur ajoutée à un article de qualité. Mais elles peuvent être aussi (et surtout dans mon cas!) un moyen, presque un prétexte futile pour apprécier la valeur d'une personne, son intelligence de l'émotion, car à ce moment, nous sommes les témoins privilégiés de l'accomplissement ou non du travail de la semaine. Le sportif à haut niveau vit, mange ou dort pour son sport. Partout dans sa vie publique, il y'aura toujours une personne pour le ramener à ses obligations sportives. Des phrases fortes, qui captent une photographie de l'écriture dans la tête, il y'en a quelques-unes bien imbibées dans les (quelques) synapses suffisamment régénérées, après seize heures de car. Celles de Yamandu Péralta, le coach Quimpérois, après Vannes reviennent à la surface de la mémoire. Dix minutes après la défaite cinglante dans le derby (1-3), il affichait son vrai visage de guerrier, qui trahissait son tempérament obsessionnel pour la victoire. " Si je prends la défaite comme telle, bien-sûr que ça fait mal. Maintenant, nous serons dans la peau du chasseur et non plus du chassé. Je pense que cette situation convient mieux à l'équipe". Deux mois plus tard, le chasseur a tiré quelques cartouches. Les cibles ont été touchées: Tulle, Saint-Raphaël, le Stade Français, Chamalières et Marcq en Baroeul. Leur plastron orne maintenant la salle de trophée virtuelle de la halle des sports.

Quand le chasseur (re)devient chassé

Cette semaine, cette soudaine pensée prise au détourné d'une déception sportive fera l'objet d'un retour de boomerang à Yamandu Péralta, car aujourd'hui, Quimper, après sa superbe démonstration à Marcq en Baroeul, a troqué son costume de chasseur pour reprendre celui du chassé. Le groupe (joueuses et staff) sera-il suffisamment costaud dans sa tête pour supporter cette tempête d'attente des supporters, des dirigeants, des médias et l'impatience rampante des autres équipes, qui sans pression notoire, voudront simplement "taper" les leaders de la poule.

Et si nous revenons au fil conducteur de ce papier, le commentaire à chaud de Didier Nicot, le président du Quimper Volley 29 Elite, est ainsi symptomatique de l'anticipation immédiate d'une performance sportive. Bien-sûr que le bonheur se lisait sur son visage, à Marcq en Baroeul, mais sa capacité à se projeter de suite sur le futur était stupéfiante, car instantanée. " Cette victoire est superbe. Par contre, le plus dur commence maintenant. Il va falloir vite redescendre sur terre". Frappant, ciselant même!

Cette immédiateté était comme une piqûre de rappel involontaire et réélle sur une situation connue et non maîtrisée à l'automne par les Quimpéroises. Quand les prémices d'une montée ouvertement déclamée haut et fort étaient rendues trop frêles pour les épaules des joueuses. En sport, le fait de se croire arrivé est un mirage tentant. Et comme tout mirage, il est facile d'y succomber car la paresse n'est-il pas le propre de l'être humain? Pourquoi travailler davantage quand on a atteint son but, son sommet de rendement? Tout simplement parce que Quimper devra si l'équipe veut garder sa première place jusqu'au bout; activer une recherche encore plus forte de dépassement de soi, une intransigeance individuelle rehaussée et un esprit collectif irréprochable.

" Nous avons réussi à accepter nos défauts pour mieux apprécier nos qualités"

Symbole d'une ambition, la Serbe Sonja Simanic m'avait frappé dans son attitude face à Vannes. En pleine débâcle, l'attaquante-réceptionneuse avait l'attitude d'une véritable lionne sur le parquet. Jamais, elle ne s'était épanchée publiquement sur le mal qui l'a rongé depuis le début de saison avec sa blessure persistante au talon. Sa seule pensée allait pour le collectif. Comment je peux dans mes placements, mon attitude être utile au groupe? Même si elle ne veut pas être mis en lumière dans ses paroles, elle le mérite par sa simplicité et la grande qualité de son jeu. Une intelligence tactique et technique élevées émane de son jeu, elle est aussi apparente dans sa conversation. " Je pense que nous avons réussi à accepter nos défauts pour mieux apprécier nos qualités. En début, nous nous connaissions pour la plupart pas du tout. Ca prend du temps pour savoir qui se jettera sur le ballon même si ce n'est pas sa zone sur le terrain, qui ramassera le ballon à ce moment précis. La force? Même si tombons bas (comme notre troisième set face à Marcq), nous savons que nous pouvons gagner facilement".

Le mental des Quimpéroises mis à l'épreuve

Vainqueur chez le leader Nordiste, (1-3, 19-25, 16-25, 25-20, 17-25), Quimper entame sans doute la période la plus passionnante de sa saison. Cette passion ne va pas sans la dureté du challenge. Plus elle est haute et plus elle a une valeur de construction personnelle et collective. " Celui qui cesse de vouloir être le meilleur, renonce déjà à être fort", les joueuses de Quimper doivent marteler ce message car elles vont affronter le plus dur maintenant car les autres équipes donneront certainement un surplus pour briser cette insolence de la domination. La seule façon de casser leur volonté est de démontrer une capacité de performance encore plus grande qui fera qu'automatiquement, les autres formations renonceront d'elles-mêmes à se hisser à la hauteur des Quimpéroises. Le sport est fait à 80% de mental. Celui de Quimper sera assurément testé dans les semaines à venir.  
Le fait du match:  
A voir la passeuse titulaire et capitaine du Quimper Volley, Margot Le Moigne, toujours en survêtement à quarante minutes du match alors que ses coéquipières s'activaient pour l'échauffement, n'était pas un facteur annonciateur de bonnes nouvelles. " Je souffre du ménisque au genou. Je serais absente entre quatre à six semaines. J'avais le choix entre l'opération (deux mois d'arrêt) et le repos (six semaines). J'ai pesé le pour et le contre et je privilégie la seconde solution. Mon challenge? Etre prête pour le match de Saint-Chamond du 18 février". 

 

Paroles de coachs

 
Arnaud Vernet, adjoint coach de Marcq-en-Baroeul:  
" Ce soir, nous n'avons pas été performant au bloc et au service. Nous n'avons simplement pas bien joué. La seule fois où nous avons enchaîné les bonnes séquences, c'est quand Quimper a connu un gros passage à vide sur le troisième set au service. Quimper nous a été supérieurs dans tous les domaines. Nous ne pouvons que les féliciter pour leur belle victoire". 
Yamandu Péralta, coach de Quimper: 
" L'équipe a très bien joué dans les deux premiers sets. Le 3ème? Notre incapacité à envoyer des bons services nous a fait douter mais sur le dernier set, nous avons retrouvé cette capacité à prendre des risques sur ce secteur de jeu. Nous avions trop envie de gagner dans le troisième set. Il fallait retrouver de la lucidité car les joueuses voulaient tellement gagner en trois sets. Notre jeu devient mature et beaucoup plus posé qu'il ne l'était en début de saison. La performance de Sophie Nollier? Elle a été très bien. Quand elle a eu un coup de moins bien, Rachel (Newton) l'a aussi bien relayé. Toutes mes joueuses sont importantes. Aline Galan avait la pression sur ce match car avec la blessure de Margot (Le Moigne), elle se devait d'être performante sur le match entier. Et elle l'a très bien fait! Bravo aux joueuses, place à la suite". 

 

Paroles de joueuses

Zsofia TAKACS, attaquante de Marcq en Baroeul:  Camille ROKICKI, attaquante-réceptionneuse de Marcq en Baroeul:   Alejandra GARCIA, pointue du Quimper Volley:   Sonja SIMANIC, attaquante-réceptionneuse du Quimper Volley:  
" Ce soir, nous avons perdu contre une meilleure équipe. Nous n'étions pas prêtes car nous avons eu trois semaines de pleine coupure. Nous avons repris l'entraînement, le 4 janvier. Même si la qualité de leur service était mauvais, le notre l'était encore plus sur le match. Nous avons commis trop d'erreurs pour gagner. C'est la première fois que nous perdons au complet. A Saint-Raphaël (2-3) ou à Vannes (0-3), nous n'avions pas Kalerina (Sapozhnikova) dans l'effectif car elle devait rester avec sa petite fille. On était au complet mais certaines joueuses étaient diminuées. Moi, par exemple, je n'étais qu'à 10, voir 20% de mes moyens réels. Je me suis tordue la cheville, la veille du match. Je ne pouvais pas sauter, j'ai eu mal pendant tout le match. C'était même horrible d'être impuissante et de ne pas aider l'équipe".  " Nous avons eu beaucoup de mal à entrer dans ce match. La pause nous a fait beaucoup de bien car nous avons remis certaines choses à plat. Si nous avions perdu 3-0, ça aurait été un non-match de notre part. Heureusement qu'on gagne le 3ème. Quimper? C'est une équipe très bien organisée. Elles étaient meilleure dans la motivation. Elles voulaient gagner plus que nous. La trêve nous a fait du bien mais on sortait d'une grosse semaine d'entraînement. Contrairement à Quimper, nous ne jouons pas la montée. Ce n'était pas l'objectif de départ. On pensait que ça serait les Quimpéroises qui auraient eu la pression alors que c'est nous qui n'avons pas su gérer ce match. Nous avons joué le Stade Français tôt dans la saison quand elles n'étaient pas prêtes. Je vois bien Albi et Quimper (avec Saint-Raphaël) pour la montée en ligue A".  " La confiance est une chose très importante dans le sport. Je pense que c'est l'évolution la plus manifeste de cette équipe. Au début, nous n'en avions pas alors qu'aujourd'hui, on sait qu'on peut battre tout le monde. On peut faire les points à tout moment. L'équipe a été forte, ce soir. Nous avons trouvé l'opportunité en réception et au bloc. Dans ces domaines, les joueuses ont été très fortes. La concentration est une nouvelle force de ce groupe. Avant, je ne nous sentais pas capable de maintenir un niveau de concentration élevé pendant tout un match. Le groupe a beaucoup progressé car il est capable d'avoir cette exigence sur toute la partie. Moi? Je me sens très bien à Quimper. Partout où j'ai joué, j'au toujours eu la chance d'avoir des supporters très présents. Quimper ne me change pas sur ce point. Pendant deux semaines, je n'ai pas été bien car j'ai été malade (bronchite). Je n'ai pleinement récupéré que depuis mercredi ou jeudi de cette semaine"  " Tout le monde est content, ce soir. Nous avons très, très bien joué sur les deux premiers sets. Je tiens à remercier toutes ces personnes venues de Quimper exprès pour nous voir jouer. Ca nous donne des forces supplémentaires en match. Nous jouons mieux. C'est incontestable. Pourquoi ce changement? Nous avons appris à accepter nos défauts. Chacune des joueuses connait maintenant les qualités de sa partenaire, le secteur où elle est la plus forte. Le fait de connaitre nos points forts aide à ce que les autres compensent nos points faibles. La perte du troisième set? Elle est dû à la qualité de nos services. Quand tu sers moins bien, tu perds le contrôle d'un match. Au service, nous n'avons pas été efficaces mais au bloc et en réception, nous avons été largement supérieurs à Marcq en Baroeul"  

 

Un mal pour un bien

 
Volley-Ball. 8ème de finale de la Coupe de France. Quimper - Terville 0-3 
La coupe de France féminine est loin d'être un objectif prioritaire pour les clubs. Elle peut néanmoins servir à embellir une saison, à offrir un challenge interne intéressant aux joueuses. Le revers de la médaille est d'être dévorante en terme d'énergie. Miroir des ambitions d'un club, cette coupe est un leurre alors que le championnat est l'unique révélateur de la valeur d'une équipe. En ce sens, la défaite nette face à Terville est à relativiser pour le Quimper Volley 29 Elite (0-3, 18-25, 19-25, 16-25).

Pour ceux qui ont vu les Quimpéroises jouer face à Saint-Raphaël et au Stade Français, ce match face à Terville (Ligue A) restera une énigme. La différence de qualité était trop flagrante. Les Lorraines n'ont jamais eu à forcer leur talent pour quérir leur qualification pour les quart de finale de la coupe de France. Le titre, "un mal pour un bien", est certes un brin provocateur mais il est le reflet d'une réalité. Si on prend ce match comme tel, on peut insister sur les manques des Quimpéroises sur ce match. Les lacunes aux services et en attaque ne peuvent être masquées. Elles devront obligatoirement retrouver une consistance et une stabilité sur les prochains matchs de championnat. Ça, c'est pour la partie émergée de l'iceberg. Celle immergée est beaucoup plus subtil. L'expérience de l'an passé a sans doute servi à Quimper. Si l'exploit face à Mulhouse, vice-championne de France (3-2, 29/01/2011) en quart de finale avait été un formidable accélérateur de notoriété sportive, le contre-coup en championnat avait été immédiat comme la défaite face à la lanterne rouge, Toulon (0-3, 23/04/2011). Un championnat se perd en hiver et se gagne en février/mars. Cette vérité est implacable. Il faut atteindre son pic de forme dans ses mois de l'année. Là où ça devient dur, là où les petites blessures se réveillent soudainement. Mentalement, il faut être fort, serrer les dents, faire bloc pour se dévoiler complètement et prendre son envol.

Le vrai test face à Marcq en Baroeul

Placé comme il était, le quart de finale de la coupe était un traquenard à éviter absolument. C'est dur à écrire mais le sport implique parfois des choix. Comme dans la vie, il y'a des priorités. Il faut s'y tenir et ne pas prendre des chemins de travers. La coupe de France en était un car le prochain tour tombait le 14 février, en plein coeur de deux matchs décisifs de championnat face à Harnes, le 11 février et la réception de Saint-Chamond, le 18 février. Si Quimper était passé face à Terville, l'équipe aurait ajouté un troisième match en huit jours. Trop pour des organismes, même si le groupe a été enrichi et étoffé, cette année. La montée est bien la seule fixation de ce groupe. Le seul phare qui éclaire la pensée du groupe et du staff. En cela, la contre-performance face à Terville doit être plus perçue dans une globalité de projet sportif à long terme. Le vrai test se situera dans une semaine chez le leader, Marcq en Baroeul. La détermination sera tout autre. Face à Albi, Saint-Raphaël et le Stade Français, Quimper s'est forgé un mental. Il devra être en acier trempé pour vaincre les Nordistes. A une semaine et demie du vrai premier rendez-vous de cette année 2012, le groupe doit se replier sur soi pour sortir le grand jeu dans le Nord. 
Paroles de coach: 
Yamandu Péralta, coach de Quimper: " Nous n'avons pas réalisé un bon match. Il y'avait trop de points faibles pour espérer mieux. Terville mérite sa qualification. Nous avons su bien jouer par moment mais c'était bien trop inconstant. L'équipe la plus régulière a gagné, ce soir". 

 

Paroles de joueuses

Madeline Audoynaud, libéro du Quimper Volley 29 Elite:  Louise Narbonne, passeuse du Quimper Volley 29 Elite:   Arjola Prenga, attaquante de Terville:   Tiphaine Sevin, passeuse de Terville: 
" Le service avait été une de nos forces sur les trois derniers matchs. Là, nous n'avons pas assuré une qualité dans ce secteur de jeu. En réception, nous faisons des fautes et même si on tient dans ce domaine, nous n'arrivons pas à mettre les points après. La différence se fait sur la régularité. Sans trouver d'excuse au résultat, l'absence d'Alejandra (Garcia) a été préjudiciable. Elle est tombée malade, juste avant ce match. Toute la semaine, nous avons travaillé des schémas de jeu mais sans notre meilleure marqueuse de points, c'était compliqué"  " C'est dommage. Nous n'avons pas joué à notre niveau, ce soir. Terville était prenable. Avec Alejandra (Garcia), cette partie n'aurait sans doute pas été pareille. Nous avons eu de bonnes phases mais nous n'avons été assez régulières pour viser mieux. Au complet, nous aurions pu gagner. La différence entre les deux équipes se trouvent dans la stabilité des visiteuses sur chaque secteur de jeu. Le service n'a pas été non plus été des meilleurs de notre côté"  " C'était un bon match de notre part mais difficile. Nous avions travaillé des choses à l'entraînement que nous avons mis en application sur le parquet face à Quimper. Le volley est simple. C'est l'équipe qui fait le moins d'erreur qui remporte le match. Nous avons bien servi, en défense, au bloc, nous étions bien présentes. Quimper? Nous savions que c'était une bonne équipe. Je pense qu'elles peuvent monter. J'ai bien aimé leur service. Je pense que c'est une de leurs forces. On vise le maintien en ligue A. Ca fait trois victoires de suite après celle décrochées en championnat".  " Pour être franche, je pensais qu'il y'aurait plus de combat. Nous nous attendions à une réaction de Quimper mais elle n'est pas venue. Ça fait presque bizarre de gagner en trois sets. Je connaissais cette salle pour être venue avec Clamart et l'IFVB. J'avais toujours perdu. La coupe de France? Il y'a une différence de motivation au départ avec un match de championnat. Par exemple, pour moi, je suis très stressée avant un match, là, j'étais plus détendue. Mais une fois que tu es dans le match, tu joues comme en championnat. Quimper? Elles n'étaient pas à leur niveau. Elles manquaient de hargne et de combativité"  

 

Les joueurs passés à la loupe

 
Volley-Ball. Quimper Volley. PNM 
Leader du groupe avec un parcours frôlant la perfection (neuf victoires pour une défaite), l'équipe masculine du Quimper Volley réalise une saison de premier plan en prénationale. Très bien partis pour remonter en Nationale 3, Yves-Marie Quiniou, le coach trace le profil de ses joueurs. Histoire d'en savoir un peu plus sur ce groupe qui sème la terreur sur la prénationale.

Vincent Ory, libéro:
Le poste de libéro est ingrat au volley-ball. Il fallait quelqu'un qui se dévoue pour l"équipe pour jouer à ce poste du terrain. Il a pour but de stabiliser la réception. Il prend des "caramels" mais il a cette capacité de relancer les ballons. C'est un élément calme de l'équipe. Par moment, on en a bien besoin sur le parquet".

Vincent Le Floch: Il est au pôle espoir de Dinard. Il a fait toutes ses classes au Quimper Volley. C'est un joueur que j'ai eu en poussin. Il n'est pas encore fixé et peut jouer à plusieurs postes. On le fait jouer en pointe car il n'est pas maladroit avec une bonne technique. Mais sur l'aile, ça marche aussi. Sa marge de progression est importante à 17 ans".

Vincent Guédez, pointu: " Il n'était pas chaud pour continuer l'aventure en début de saison. Il voulait faire un break avec le volley. J'avais besoin de lui dans notre projet de jeu. Il sait ce que j'attends de lui. C'est un joueur puissant, sans doute à un niveau supérieur de la prénationale. Il revient de blessure. Dès fois, il veut en faire trop. Il tire l'équipe vers le haut. C'est quelqu'un qui est important dans la vie de groupe".

Tanguy Le Roux, attaquant-réception: " C'est un beau gabarit. Il est en concurrence directe avec Vincent Guedez pour un poste dans le six de départ. Il est arrivé en cadet au club. Pour un entraîneur, c'est une chance car je peux les faire tourner sans que l'équipe perde en qualité. Il est puissant et peut faire mal sur ses attaques".

Julien Guernalec: " Nous avons joué en N3M ensemble. C'est un ancien. Il a un volley académique. C'est propre, solide et ça ne fait pas de fautes. C'est un joueur direct dans sa tête. S'il te dit qu'il fait la saison avec le groupe, il va le faire à fond. Jusqu'au bout, sans rien lâcher. Et c'est un monstre de régularité".

Raphaël Guillou, passeur: " Il a beaucoup progressé cette année. Je pense qu'il trouve son compte dans cette équipe. Il vient de Douarnenez. Il a peut-être une vision différente par rapport à la culture du Quimper Volley. Il a besoin de beaucoup travailler pour bien jouer. Mais ses performances sont très encourageantes dans cette saison".

Olivier Perrot: " C'est quelqu'un qui doit être à 100% de ses moyens physiques pour montrer son meilleur. Comme avec son travail, il est très souvent en déplacement, ça complique les choses. Quand tu es fatigué, tu ne peux pas être à fond sur les entraînements. Dans le jeu, il manque de repères mais il compense par une forte volonté"

Benjamin Nédelec, passeur: " C'est notre deuxième passeur. Il complète l'effectif. Il a été blessé mais on doit pouvoir compter plus sur lui. Ca passe par une volonté d'investissement supérieure. Il a le potentiel, à lui de nous le prouver maintenant. Il a besoin de travailler"

Gilles Quenehervé: " Il apporte son dynamisme au groupe. C'est quelqu'un qui a une grande culture du volley malgré le fait qu'il n'a que 16 ans. Il est passé par des stades comme une finale nationale en minimes où on grandit de plusieurs étapes. Il est blessé pour deux mois à cause d'une tendinite rotulienne. Il n'a pas coupé de l'été avec la saison de beach. Il a besoin d'être à 100% pour faire ressortir ses qualités et son jump"

Jérémy Banctel: " Au début, je n'aurais pas donné cher de lui. C'est un débutant. Il apprend sur le vif. Je me mets à sa place. Il a dû passer par des phases difficiles car il y'avait un grand décalage entre lui et ses partenaires sur les premiers entraînements de la saison mais il s'arrache, il se bat et il est bien présent dans le groupe. Il est brut de décoffrage mais il a un potentiel physique important"

Ronan Laschkar: " Il est relativement calme et stable. Et il dispose d'une bonne culture du sport collectif. Sa régularité renforce le groupe quand il commence à tanguer en match. Il a des soucis récurrents à l'épaule ou au genou mais il est présent sur une saison. C'est quelqu'un sur qui on peut s'appuyer".

Thomas Jouan: " Un gagneur! Il a joué plus haut à Vannes. Ca fait du bien à ce groupe d'avoir des joueurs avec un historique différent du Quimper Volley. Il est aussi salarié du club donc il ne peut pas participer à tous les entraînements. Comme c'est quelqu'un qui déteste perdre, il transmet cette énergie et cette haine de la défaite au groupe"

Corentin Tymen: " Il est très jeune. C'est un des benjamins de l'équipe. Si ses études ne le portent pas trop loin de Quimper, il a le niveau dans deux ans pour intégrer le six de départ et devenir un titulaire à part entière. Il réalise beaucoup de progrès en ce début de saison. Qu'il continue comme ça"

Yves-Marie Quiniou: " Je demande avant tout aux joueurs du sérieux et une implication totale sur les entraînements. Je reviens d'une expérience de deux ans à la tête de la sélection de Wallis et Futuna. C'était une aventure sportive et humaine fabuleuse. Retrouver le niveau prénationale est dur car je suis frappé par la faiblesse de cette division. A part Cesson Saint-Brieuc et le CPB Rennes, les autres équipes sont en-dessous. Le niveau en Bretagne a baissé sur les dernières années. On cultive la gagne. J'essaie de leur transmettre cette envie de gagner. La remontée en N3M devient l'objectif. La victoire est une habitude. Je pense qu'une dynamique de victoire peut entraîner un maintien plus facile en N3M si jamais ce groupe y accède en fin de saison".  
Un à un, les joueurs du Quimper Volley sont passés en revue par le coach Yves-Marie Quiniou. Crédit photo: Hervé Canévet 

 

Quimper - Chamalières, samedi 20 heures

 
Qu'est ce qui a changé après ses deux victoires face aux leaders?
 
Battre Saint-Raphaël (3-1) et le Stade Français (3-0), les deux leaders du championnat apporte une sérénité et une confiance en hausse dans le groupe. La tentation de demander si le groupe est sorti renforcer de ses étapes, est grande. Pourtant, le coach Yamandu Péralta garde le même cap que celui du départ. Il raisonne global que d'autres sont dans l'instantané. Face à Chamalières (63), Quimper retrouve son public après son exploit de la semaine passée au Stade Français (0-3).

Il y'a des signes qui ne trompent pas. Voir Aline Galan, la passeuse Brésilienne, quitter l'entraînement sur un grand sourire, est un révélateur du bien-être d'une équipe. Peut-être que le plus dur de la tempête est passé. On en est presque convaincu car cette équipe semble être parvenue à faire sa mue pour devenir une équipe solide, forte dans sa tête et dans son jeu. L'autre gage de sûreté est d'entendre les coachs Quimpérois raisonner sur la saison. Ils ne restent pas bloqués sur un épiphénomène mais leur regard est focalisé sur l'ensemble d'une saison d'août à mai. Une période de neuf mois, qui doit accoucher d'une bonne et heureuse nouvelle en mai. Le projet ne démord pas d'une ligne. " Le fait de gagner face à Saint-Raphaël et le Stade Français n'a rien changé dans le groupe. Le regard extérieur, lui, a changé. C'est un fait. Nous ne sommes plus sous les feux des critiques. Nous ne devons plus nous justifier sur nos choix tactiques, sur notre travail. Il y'a beaucoup d'équipes dans ce groupe qui tournent avec huit ou neuf joueuses. Elles sont capables de faire des exploits comme Vannes face à nous mais sur la durée, c'est plus compliqué car elles atteignent vite dans la saison leur pic de performance. Nous avons toujours voulu être fort dans les mois de janvier, février, mars. C'est là que se décide une saison", explique Yamandu Péralta.

Une marge de progression importante

Le choix de recruter quatre centrales est forcément revenu aux oreilles du staff. Indirectement ou directement, cette prise de décision dans le recrutement s'est faite en toute connaissance de cause. Renforcé par les résultats de fin d'année, le coach Quimpérois précise sa volonté d'avoir une richesse à ce poste dans l'effectif. " Nous sommes jugés sur deux heures de match. Les joueuses, le staff, nous ne pouvons pas passer outre. Les équipes, qui sont devant au classement, sont les plus régulières. Pour atteindre cette constance, tu te dois d'avoir une qualité dans les entraînements. On passe 23 heures par semaine à s'entraîner pour préparer les matchs. L'an passé, nous ne pouvons pas avoir cette qualité d'ensemble. Les centrales étaient sans arrêt sollicitées. Nous n'en avions que trois dans l'effectif. Elles peuvent garder du jus pour les matchs, elles peuvent avoir cette période de réflexion aux entraînements. Elle garde de l'influx pour les matchs. Contrairement à certaines équipes, nous n'avons pas atteint notre pic. Le match du Stade Français, je me pose toujours la question de savoir si ce sont les Parisiennes qui ont très mal joué ou nous, qui avons très bien joué. Je n'ai pas la réponse mais il doit y avoir un peu des deux. Notre marge de progression est importante. Nous n'avons pas vu le meilleur de Quimper, cette année. On devrait encore monter de niveau dans les prochains mois", conclut Yamandu Péralta.

Devant le promu Chamalières, Quimper devra se méfier d'une équipe capable de tout, du pire comme le meilleur. Un peu comme Vannes, l'autre promu de cette division. Face à son public, les Quimpéroises espèrent partir en vacances l'esprit apaisé en s'offrant un dernier cadeau au pied du sapin face aux Auvergnates.  
Les Quimpéroises devront garder cet esprit de corps pour se défaire d'une équipe imprévisible de Chamalières. Crédit-photo: Hervé Canévet 

 

Et 1, et 2, et 3-0

 
Stade Français - Quimper Volley 29 0-3 
En 1h38 min, le Quimper Volley a terrassé le Stade Français, le leader de la poule avec Marcq en Baroeul. A l'extérieur, les Quimpéroises (4ème, 16 points) signent une grosse performance portées par un public d'enfer. Le complexe Géo André avait des allures de la halle des sports d'Ergué-Armel, samedi soir tant les supporters ont donné de la voix pour encourager leur équipe favorite (0-3, 23-25, 19-25, 20-25).

Le feeling ne s'explique pas. Mais quand on est sportif, on se refère souvent à des signes, à une atmosphère qui ne trompent pas. Vendredi midi, lors du dernier entraînement collectif à la halle des sports, l'ambiance était concentrée et studieuse. On sentait que les Quimpéroises seraient prêtes pour ce match. Pour suivre ce flash instantané, il fallait pousser la curiosité de savoir si son sentiment était le bon ou pas. Direction donc Paris pour ce match au sommet du championnat DEF. A 19h15, la cinquantaine de Quimpérois débarquait dans la salle du Stade Français.

Dès les premiers points, Quimper a dirigé le jeu, varié les options en se montrant efficace au service et en réception. Quand ces deux secteurs sont solidifiés, l'équipe peut alors prendre son envol. Dans cette rencontre, Quimper n'a jamais baissé la tête. Bien au contraire, elles ont mené les débats, dicté le ton du match sur la totalité de la partie. Pas un relâchement, même après la pause (le point noir de l'équipe), une concentration totale, une efficacité sur les fondamentaux et une agressivité qui faisait plaisir à voir. Maîtres dans la capitale (23-25, 19-25, 20-25), les Quimpéroises ont formé une équipe indestructible aux yeux de leurs adversaires. Quand une joueuse flanchait, une autre prenait le relais. La prestation de Claire Sandor a été l'illustration parfaite de cet esprit de corps. Entrée sur la fin du premier set, la Franco-Canadienne a fait un bien fou par la régularité de son jeu au service et en réception. Aline Galan aura aussi été très précieuse dans son habilité à faire jouer les autres quand Margot Le Moigne, la capitaine, soufflait sur le banc. Zuzana Cernianska a survolé cette rencontre en marquant de nombreux points décisifs.

Une osmose collective

Mais résumez la performance collective de Quimper à quelques joueuses ne serait pas juste. Hier soir, c'est tout un collectif, toute une ville, tout un club qui se sont mobilisés pour tenter de décrocher la lune dans la capitale. Et elle a été atteinte par une démonstration de justesse et de variété dans le jeu.

Avec ce succès net 3-0, Quimper est plus que jamais dans la course à la montée. Une équipe est définitivement née. L'osmose collective tant recherchée par le staff technique a trouvé plus qu'un embryon, samedi soir. Peu importe les joueuses sur le terrain, le Quimper Volley reste d'un niveau égal sur une partie entière désormais. Cette continuité sera encore amenée à être testée sur les matchs à venir. Certes, le sport amène tout de suite une projection dans le futur. Pourtant, à Paris, nous avons tous ressenti le besoin d'appuyer sur pause pour profiter à fond de ce super moment vécu et partagé dans l'intimité d'une performance humaine et sportive. 
L'équipe et le public quimpérois faisaient corps ensemble vers la victoire face au Stade Français.  
Rayna Miinkova, coach du Stade Français:  
" On perd 3-0. Ils nous a manqué beaucoup d'agressivité, ce soir pour faire un résultat. Nous avons trop cherché à nous rassurer dans le jeu. Au service, bloc et réception, nous avons été en-dessous de Quimper. Nous avions travaillé dur physiquement sur ces deux dernières semaines pour être prêtes pour ce match. Mais nous n'avons montré une attitude de leader face à cette équipe. Le public adverse? Ca ne gène pas. Au contraire, j'adore ces grosses ambiances. Ca met une sacrée ambiance à la salle. Je ne pense pas que Quimper a sorti une très grosse performance pour remporter ce match. Elles se sont contentées de jouer juste et appliquées. Ca suffisait, hier soir pour battre notre équipe. Je regrette que nous n'avons pas haussé notre niveau pour évaluer réellement le potentiel de Quimper, cette saison" 
Yamandu Péralta, coach de Quimper:  
" J'avais le présentiment dans la semaine que ce match se finirait sur un 3-0. Les filles ont joué parfaitement. Elles ont respecté les consignes et appliqué sur le parquet le plan de jeu. Nous sommes avec Alex très fières d'elles ce soir. Les changements effectués en cours de match ont apporté un nouveau souffle collectif. Nous jouons tous les matchs pour la victoire. C'est une mentalité à acquérir. Les filles sont en train de prendre conscience de cette chose. Les filles vont fêter cette grosse performance, ce soir. Mais un entraîneur est déjà dans le match à venir dès la fin d'un match. Il a bon être 22h15 (samedi soir), je pense déjà à la tactique du match contre Chamalières. C'est devenu ma seule priorité". 

 

Paroles de joueuses:

Céline Gemise Fareau, réceptionneuse du Stade Français:   Mégane Suc, passeuse de Stade Français:  Margot Le Moigne, passeuse de Quimper:  Zuzana Cernianska, attaquante de Quimper:  
" Je suis très déçue, ce soir. Nous n'avons jamais su jouer libérées dans cette partie. Nous nous sommes senties en danger sur chaque point. Personne ne montrait une attitude sereine sur le parquet. Nous n'avons pas respecté les consignes de départ. Lesquelles? Dans nos placements, nos services et les zones d'impact où nous voulions faire mal à Quimper. nous avons joué à l'envers et à la fin, le score reflète cette mauvaise attitude de notre part. On ne peut s'en prendre qu'à nous mêmes. Quimper? Elles ne sont pas extraordinaires. Je pense que c'est plutôt nous qui leur donnons le match, ce soir que l'inverse. Même si j'étais dans le camp d'en-face, j'ai trouvé leur public remarquable. On n'entendait qu'eux dans la salle alors qu'on jouait pourtant à domicile dans un match décisif pour la montée (sic)"  " Nous avions visionné la vidéo de Quimper face à Saint-Raphaël. Nous étions prévenues de leur force.Nous n'y étions pas dans l'agressivité, ce soir. Il va falloir réagir vite car ça fait deux défaites consécutives après celle d'Albi. Quimper a joué intelligemment. En attaque, elles ont réussi à bien varier. Elles n'ont pas cherché le point sur chaque attaque. Elles ont joué juste en nous mettant en difficulté sur chaque geste. Je n'ai pas aimé certaines attitudes de leurs supporters. C'est très bien d'encourager son équipe mais il faut rester dans le fair-play. Après, j'aurais aimé que notre public nous soutienne de la même façon car forcément, ça porte les joueuses de recevoir un tel niveau sonore d'encouragement".  " C'était plus facile que je croyais. Je m'attendais à un match plus dur. Nous avons été propres, sérieuses sur la totalité de cette rencontre. Nous avons fait notre travail. Je sens qu'on progresse énormément ces dernières semaines car nous arrivons à garder notre calme sur une partie. Autant, j'étais super stressée avant Saint-Raphaël. Autant là, je le sentais très bien ce match. Nous n' avions pas du tout de pression. L'équipe est meilleure dans ce genre de situation. Même en match, je n'ai jamais senti qu'on perdait le fil de cette équipe. Je ne sais pas si les filles avaient ce même feeling mais moi, en tout cas, je l'ai ressenti comme ça dans la semaine et sur le terrain. Le public? C'est un avantage énorme. On jouait chez nous, ce soir".  " Je sentais très bien l'équipe pour ce match. Nous avons fait la différence en service et en réception. Nous avons été très fort dans ces domaines. Quand on joue des équipes de très haut niveau, le groupe est plus fort. On aime ce genre de matchs et nous répondons présent. Je pensais que cette équipe du Stade Français serait supérieure par rapport à leur saison. Je connaissais trois joueuses du Stade Français. Avec une d'entre elles, Michaela Dolezalova, nous avons même joué toute petite dans la même équipe en République Tchèque au Tatran Stresovice. Je suis très contente évidemment d'avoir gagnée, ce soir". 

 

 

Le fait du match

Quand la sono fait des décibels:

Sans désapprobation du corps arbitral, les supporters du Quimper Volley avaient installé leur propre sono pour cette partie face au Stade Français. Mais ça n'était pas du goût des dirigeants du Stade Français et de son président, Claude Orphelin. Le ton est même monté sérieusement entre certains supporters Quimpérois et les dirigeants du club Francilien. Des bras et doigts d'honneur se sont échangés de part et d'autre. Malgré la victoire, la tension n'était visiblement pas retombée au pot d'après-match.

Les dirigeants et joueuses Quimpérois se sont vus clairement indiqués une fin de non-recevoir pour le traditionnel repas d'après-match. On espère juste une ambiance plus conviviale, qui reste dans le cadre de ce sport, pour le match retour retour à la halle des sports, le 14 avril 2012.

 

Les juniors filles du Quimper Volley

 
Le Quimper Volley poursuivent l'aventure en coupe de France 
En se rendant à Evreux pour le 3eme tour de coupe de France, les juniors féminines ne savaient pas trop à quelle sauce elles allaient être mangées. En effet, le tirage nous avait réservé le Plessis Robinson, vainqueur de la précédente édition, et Evreux dont l'équipe fanion évolue en Ligue A féminine.

Le 1er match les opposait au Plessis. Après un 1er set perdu 25 -13 du fait d' une grosse crispation, nos filles ont réalisé un 2nd set remarquable en tout point. Service, réception, attaque: tout réussissait aux Quimpéroises qui empochaient logiquement le set 25-21. Le Plessis, sonné, mais pas encore KO nous laissait devant au début de tie-break 4-1, mais une efficacité retrouvée et une puissance supérieure à la nôtre leur valait de gagner ce set capital 15-8. Ce premier match plein de promesses mettait les filles en confiance pour la rencontre décisive contre Evreux.

Résultat, un 1er set à sens unique, 25-5 pour le Quimper Volley et une rencontre bien maîtrisée, 25-13 au second set. "Cette superbe qualification nous laisse beaucoup d'espoir pour la suite de la compétition avec, nous l'espèrons, le prochain tour à Quimper et tous nos supporters derrière cette équipe enthousiasmante", explique Jean-Emmanuel Hagneré, le coach des juniors filles..

Prochain tour le 05/02/2012 12h à Ergue Armel :

- Quimper
- Lys VB Lille métropole
- Asnières volley 92  

 

En bas de gauche à droite :
Hélène Jaouen (libéro), Claire Tanguy, Sarah Stéphan, Nolwenn Seznec

En haut de gauche à droite :
Louise Narbonne (cap), Manu Hagneré (ent), Camille Prat Blancher, Margaux Lesturgeon, Chloé Robert, Jacques Robert (ent.adj.)  

 

 

Haut les filles, haut les filles!

 
Volley-Ball. DEF. Quimper - Saint-Raphaël 3-1 
Elles s'étaient jurées de faire tomber la dauphine de la poule, Saint-Raphaël. Au bout d'un match haletant, sans doute le plus intense cette saison, les Quimpéroises ont sorti le grand jeu. Les joueuses se sont lâchées, le public a été au diapason de l'événement. Les derniers points du match ont été d'un vacarme assourdissant, à la halle des sports. Le volcan endormi jusqu'à là s'est réveillé. Et la lave crachée a balayé la résistance de Saint-Raphaël, hier à la halle des sports.

" Le plus dur est derrière nous!", martelait le coach Quimpérois, Yamandu Péralta dans la semaine. Face à Saint-Raphaël, les filles du Quimper Volley ont remporté un succès précieux en quatre sets (25-23, 25-20, 17-25, 26-24). Avec la défaite combiné de Saint-Raphaël et du leader, le Stade Français à Albi, le championnat est relancé. L'affaire est excellente puisque Quimper recolle au wagon de tête. Deux victoires face au Stade Français et contre Chamalières et les joueuses de Yamandu Péralta passeront Noël au chaud dans les deux premières places du classement.  
La libération après quatre sets intenses à la halle des sports! Quimper est sorti vainqueur de son duel face à Saint-Raphaël (3-1, 25-23, 25-20, 17-25, 26-24). Un grand match, samedi soir de la part de tous les acteurs de cette rencontre! 
Parole de coachs: 
Yamandu Péralta: " Nous avons sorti un grand match. Mais j'associe Saint-Raphaël car pour atteindre ce niveau de jeu, il faut être deux. Il y'a eu du combat. La pression sur ce genre de match est moindre pour notre équipe car nous affrontons une équipe favori pour la montée. C'est une situation qui nous convient mieux. Dans le 3ème set, il y'a inconsciemment un relâchement de la tension. C'est presque normal! A 4-8 en notre défaveur, dans le dernier set, nous avons réussi à stabiliser la réception. L'important est de prendre un avantage et le tenir. Nous sommes redevenus agressives en défense. Cette baisse de régime dans le 3ème et 4ème set a coïncidé avec un taux de réussite moindre au service. Tout est parti de là. Zuzana Cernianska? Elle fait un meilleur match. Elle marque les derniers points décisifs mais je ne veux pas mettre en avant une joueuse plus que l'autre car nous avons fonctionné en équipe, ce soir. Chacune a contribué à la victoire de sa façon".

Violaine Scalabre, coach de Saint-Raphaël: " Nous savions dès le départ que ça serait dur face à Quimper. C'est une bonne équipe avec des bonnes individualités performantes. Nos filles étaient très tendues sur les deux premiers sets. J'ai vu des erreurs inhabituelles de notre part. La pression du public n'a pas été évident à gérer. Dans le 3ème set, on se libère enfin. Nous sommes plus relâchées et nous avons réussi à mieux servir, tout en variant davantage notre jeu. Dans l'ultime set, nous dominons jusqu'à 8-4. Puis, nous subissons à nouveau un passage à vide. La fin de match se jouait à pile ou face. Par moment, nous avons touché les deux équipes à du très haut niveau. Quimper? Sur ce match, ce groupe a raison d'afficher leurs ambitions. Cette équipe a mérité le match sur leur prestation" 

 

Paroles de joueuses

Margot Le Moigne, passeuse du Quimper Volley:  Pavla Duspivova, centrale du Quimper Volley:  Anaïs Decamp, libéro de Saint-Raphaël:  Aïda Rezjovic, attaquante de Saint-Raphaël: 
" Nous sommes ravies de la bonne opération de ce week-end. On gagne, le Stade Français perd. C'est parfait! J'étais morte dès la fin du second set. Le rythme était vraiment haut dans ce match. Nous étions revanchardes par rapport à Vannes. Nous nous sommes fait décriées mais nous tenions à montrer un autre visage devant notre public. Nous sommes littéralement senties porter par la salle entière. Tout le monde est rentré dans ce match hormis Louise (Narbonne). C'est une victoire collective. Oui, c'est notre meilleur match. On s'est prouvé beaucoup de choses, ce soir"  " La pression était sur les adversaires. C'était la première fois de la saison que nous jouons une équipe supérieure à nous au classement. Je me suis sentie très bien dans cette partie. J'avais trop envie de jouer contre Saint-Raphaël. La clé de la victoire? Au 3ème set, nous nous sommes relâchés dans la tête. Yamandu (Péralta) nous a fait tourner. Moi, ça m'a fait un bien fou car j'ai pu me reposer mentalement pour à nouveau apporter à l'équipe sur la fin. Ce n'était pas le match le plus dur car Albi était au-dessus. Mais mentalement, oui, c'était le plus dur"  " Quimper est une très bonne équipe, qui n'a rien lâché dans son match. Les deux premiers sets, nous n'avons pas réussi à trouver la solution. Nous avons subi la pression. Au troisième set, nous servons mieux en étant plus combatives. Je pense que sur les deux premiers sets, on était dedans sans être dedans. C'est difficilement explicable mais il nous manquait un surplus d'agressivité pour faire tourner ce match. Au dernier set, ça se joue vraiment à rien. Sur le moment, nous sommes déçues mais Quimper a une très bonne équipe et un gros public".  " Nous avons connu trop de haut et de bas dans cette partie pour avoir cette stabilité qui nous aurait permis de pas dépenser trop d'énergie pour revenir dans la partie au troisième set. Il nous a manqué un peu de tout, ce soir. Nous avons continué à ne rien lâcher. Nous sommes montées crescendo dans ce match. Je pense que nous aurons été très bien au 5ème set. Quimper? Elles ont gagné le match donc elle mérite la victoire. On ne gagne jamais par hasard et inversement, on ne perd jamais par hasard."  

 

Sortez-nous le grand jeu!

 
Volley-Ball. DEF. Quimper Volley 29 Elite - Saint-Raphaël, samedi 20h.  
Avec cette affiche placardée aux quatre coins de la ville, le Quimper Volley avait parfaitement réussi sa campagne de communication dans le titre et l'image de ces 4X3 en 2008. Trois ans plus tard, le club a grandi. Samedi soir, les filles doivent reproduire le message de cette affiche sur le parquet face à Saint-Raphaël. Deux heures de combat, ce samedi soir pour recoller à trois points de Saint-Raphaël sur les coups de 22h30. On y croit!

Passer un long moment d'échange avec le coach du Quimper Volley 29 Elite, Yamandu Péralta est toujours un privilège. Quand une grande majorité d'entre nous se concentre sur une vision à court terme, certains focalisent leur énergie sur le moyen et long terme. Généralement, ces personnes-là font avancer ceux qui les écoutent dans la vie. Pour reprendre une métaphore liée au surf, si tu es concentré sur les vaguelettes qui arrivent, tu perds de vue les lames de fonds qui se profilent à l'horizon.

L'entraîneur des Quimpéroises prend le recul nécessaire pour avoir une vision globale sur une saison. " Je ne peux pas m'attacher au court terme. Je suis obligé de prendre énormément de recul sur l'instant. Je pense qu'on a passé les moments les plus durs dans la saison. Je parie que nous monterons au fur et à mesure du championnat. L'an passé, le groupe avait connu un gros passage à vide en février/mars. Nous avons voulu le renforcer pour éviter ces moments-là. On verra si nous avons eu raison. Mais les autres équipes de tête en effectif limité perdront certainement des points à ce moment-là de la saison", affirme Yamandu Péralta.

" Notre force, c'est le public"

Face à Tulle Naves (19), Quimper confirme son net regain de forme à l'extérieur en gagnant 3-0. " Je pense que nous sommes plus performant à l'extérieur qu'à domicile. J'avais plus de marge dans le jeu comme je pouvais faire plus de changement dans l'effectif. Tulle n'est pas une équipe en bois. Elles ont une excellente centrale Bulgare et une des meilleurs libéros de la division. Ce n'est pas une mauvaise équipe , juste que la mayonnaise ne prend pas pour ce groupe cette année. J'entends sans cesse que nous ne sommes plus en course. Sur les sept premiers matchs, nous en gagnons cinq. Je crois au contraire que nous sommes dans les temps. Notre force, c'est le public. Je ne suis pas dupe. Les autres coachs se servent de ce fait pour faire intégrer à leurs joueuses que cette force peut vite se transformer en une faiblesse en cours de match. Nous devons utiliser au maximum cette force. Les autres équipes craignent la force que dégage notre public. J'attends d'eux beaucoup d'encouragement face à Saint-Raphaël. Ca doit être le moment pour envoyer un message fort à nos adversaires".

" La pression a changé de camp"

Face à une ancienne équipe de Ligue A, Saint-Raphaël de bas de tableau, Quimper verra la frontière qu'il les sépare de cette équipe. " Chaque équipe a une force, qui si on la contre bien, devient une faiblesse. Saint-Raphaël, je la connais mais je ne vous la communiquerais pas. Nous verrons samedi si nous avons misé juste. Nous devons confirmer notre montée en puissance. Si le moteur ne tourne pas assez vite, on peut se mettre dans le doute. J'ai confiance dans les filles. Elles seront prêtes, samedi soir. Le fait que Aline Galan, Margot Le Moigne, Sonja Simanic ou Madeline Audoynaud soient remises de leur blessures est une très belle chose. Je le répète, je pense que le plus dur est derrière nous. On aborde deux matchs décisifs. L'objectif est toujours la victoire. Si nous gagnons par 3-0 ou 3-1, nous revenons à trois points. Nous sommes 4ème du championnat. La pression a changé de camp. Nous sommes maintenant dans la position du chasseur, plus du chassé et ça change beaucoup de choses dans les têtes", conclut le coach Quimpérois 
Quimper aborde deux matchs capitaux avant Noël avec Saint-Raphaël et le Stade Français. Face aux Varoises, Quimper peut revenir à trois points de la seconde place, samedi soir. Crédit photo Hervé Canevet 

 

Eviter la tuile à Tulle

 
Volley-Ball. DEF. Tulles Naves – Quimper Volley 29 
Après sa défaite dans le derby face à Vannes (1-3), le Quimper Volley 29 Elite (5ème, 10 points) ne doit plus perdre de temps en route. Le match de Tulle doit servir de rampe de lancement pour être au top face à Saint-Raphaël, le 26 novembre, à la halle des sports.

« La question ne se pose pas. Bien-sûr que nous devons gagner à Tulle, samedi soir. Tout le monde perd des points dans ce championnat. Vannes a sorti un très bon match, samedi dernier. Les Coréziennes viennent de gagner leur premier match de la saison face à Saint-Chamond. Elles ont récupéré des joueuses de retour de blessure », confirme le coach Yamandu Péralta.

Dans le top 6 final, l’an passé, Tulle a perdu de nombreuses joueuses à l’intersaison, ce qui explique leur dernière position au classement. Bénédicte Mauricette, la nouvelle centrale de Quimper, faisait d’ailleurs partie de cet effectif, l’an passé. Handicapé par les blessures , le coach Quimpérois doit composer avec l’état de forme de ses joueuses. « Jamais nous n’avons évolué en osmose depuis le début de saison. Harnes devait être le match référence mais la blessure de notre libéro (Madeline Audoynaud) a tout changé. Le jour où on arrivera à être en parfaite osmose alors nous pourrons véritablement voir notre niveau dans ce championnat. Mais Saint-Raphaël fera valeur de grand test », ajoute Yamandu Péralta.

Samedi soir, Quimper sera au grand complet. La passeuse Margot Le Moigne est complètement rétablie et elle a pu s’entraîner normalement toute cette semaine. Rien n’est encore joué, dans ce groupe. Quimper n’est qu’à deux victoires de la première place. Surtout que dans le même temps, Saint-Raphaël (2ème, 15 points) et Albi (4ème, 12 points) s’affrontent ce week-end.
 
Le Quimper Volley espère voir passer la balle du bon côté du filet face à la lanterne rouge, Tulle Naves. Crédit photo Hervé Canevet 

 

Une grosse désillusion

 
Volley-Ball. DEF. Quimper - Vannes 1-3 
L'attente était forte sur ce derby. La preuve? 978 spectateurs, la capacité maximale de la halle des sports, était atteinte. Pour Quimper, le réveil est difficile, ce matin. Battues logiquement par Vannes, les Quimpéroises sont passées au travers de cette rencontre. Cette contre-performance est un coup d'arrêt dans les ambitions de montée de Quimper.

Ecrire sur une défaite est un exercice délicat car les mots à un moment du texte peuvent dépasser la pensée. Pourtant, la nécessité de l'instant oblige à tenir un discours franc. La montée apparaît aujourd'hui comme un phare, qui n'éclaire plus que par parcimonie. Accroché à une bouée de l'espoir, Quimper doit se forger un mental à toute épreuve. Pour tout dire, nous n'avons senti pas une équipe, prête à se mettre en quatre pour arracher ce derby. Au contraire de Vannes, qui s'est battu comme des lionnes sur chaque point. " La pression était sur leurs épaules. On s'est concentrées à ne pas faire de fautes directes. On gagne face à une très bonne équipe", estimait la bombardière Vannetaise, Armelle Irabé.

En sport, seul le résultat compte. Après, les discours, les explications n'ont qu'une valeur secondaire. La difficulté pour un sportif de haut niveau est d'être jugé sur son travail sur une à deux heures par semaine. Vous pouvez être le roi ou la reine aux entraînements, vous n'éviterez pas les critiques si vous vous ratez en match. Et le mental joue un rôle un rôle crucial chez un sportif. Il faut savoir absorber cette pression. Qu'elle ruisselle sur vous. Peut-être est-ce là que le bât blesse pour les Quimpéroises? L'objectif de montée en Ligue A a été mis en avant. Après, il faut être fort pour gérer le tout car forcément, la moindre contre-performance vous sera reproché encore plus farouchement en cas d'objectif élevé. Est-ce que les Quimpéroises sont armées pour répondre à cet objectif? Encore une fois, le jugement ne doit se porter qu'à la performance sportive de l'équipe sur le parquet. Face à Vannes, le groupe a fait preuve d'une pauvreté technique sur les fondamentaux. Comment expliquer les six services envoyés dehors sur le premier set (25% des points du set offert en cadeau à l'adversaire), la réception à l'agonie sur le second set, la fébrilité mentale sur le dernier set? Ces questions doivent trouver une réponse en interne. Et vite...

Trop d'imperfections criantes

La valeur de l'équipe de Vannes est à souligner. Elles était prêtes pour le combat. Ne rien lâcher, se battre sur tous les points, les visiteuses ressentaient l'envie de gagner ce match. " On était motivées pour les battre. Ca soude l'équipe de sortir une grosse performance. Je pense qu'on avait un surplus de motivation, ce soir", remarquait Michaela Formenkova.

Cependant, la qualité Quimpéroise n'est pas remise en cause. Les supporters Vannetais sont même empreints d'admiration pour le jeu Quimpérois. " C'est notre plus beau match par rapport à la qualité de l'opposition. On savait que c'était un public chaud, ici. Les filles aiment la ville de Vannes, aiment le club. Elles se connaissent bien, elles jouent ensemble pour le noyau depuis quelques années. Ca joue sur ce type de match" remarque Alain, 44 ans. Claire, 39 ans, reprenait ce constat. " le match était magnifique. Les filles sont très bien intégrées dans la vie locale. Quimper est la plus belle équipe vue cette saison. Même Marcq-en-Baroeuil, je les ai trouvées un ton au-dessous des Quimpéroises. Elles ont un trio avec Garcia, Cernianska et Duspivova au-dessus du lot dans cette division".

Les compliments des supporters mettront sûrement un peu de baume au coeur des Quimpéroises. Mais la pommade devra être plus importante pour entrer vraiment en profondeur dans les maux actuels de l'équipe. Face à Vannes, l'absence d'une réaction collective interpelle. Hormis dans le troisième set, les Quimpéroises n'ont pas montré une volonté de combat. Sur la technique, il y'a eu trop d'imperfections criantes à ce niveau. " Je n'ai pas reconnu les joueuses sur ce match. On n'arrive pas à reproduire en match la qualité des entraînements. Cette semaine, nous avons beaucoup travaillé la réception. Et là, elle n'a pas été bonne sur ce match, surtout dans le second set. Le championnat est très ouvert, cette année. C'est ce qui nous donne espoir", remarquait Yamandu Péralta.

Rachel Newton, l'arbre qui cache la forêt.

Dans cette pénombre, la lueur d'espoir est venue de "Super Sub", Rachel Newton. Remplaçante sur ce match, l'Anglaise a montré qu'elle était mieux qu'un second choix au poste de centrale pour l'équipe. Elle a été la seule à proposer une variété de déplacement et une force de proposition dans ces attaques sèches et nettes. L'autre satisfaction de la soirée est venue de la Serbe Sonja Simanic, qui s'affirme un peu plus à chaque sortie dans le collectif Quimpérois. Même si son apport n'est pas encore significatif en terme de points, on a senti dans son attitude, une mentalité de leader, qui pourrait faire un bien-fou dans une équipe en manque de repère fiable dans son jeu.

Vannes a gagné ce premier derby breton. Logique et imparable. Quimper est remis face à ses responsabilités. Les 978 spectateurs de la halle des sports sont sans doute repartis avec un arrière-goût amer au travers de la bouche. Aux Quimpéroises de montrer autre chose dans l'envie sur le prochain match car le public leur pardonnera beaucoup plus de choses s'il sent un investissement total des joueuses et une envie de communion. Il n'est pas trop tard pour retrouver cette symbiose qui a fait la force du Quimper Volley sur ces dernières années. On est bien plus fort à plusieurs qu'à rester seul dans son coin avec ses problèmes. C'est une équipe qui doit se remettre vite en cause. Et sur la qualité des joueuses, ça peut à nouveau tourner dans le bon sens.  
Les Quimpéroises ont la tête dans le sac après leur défaite dans le derby face aux Vannetaises. Crédit photo: Hervé Canevet 

 

Sonja Simanic. " L'important, c'est l'équipe"

 
Volley-Ball. Magazine Sonja Simanic. 
La Yougoslavie a toujours été une nation de niveau mondial dans les sports collectifs. Football, Volley-Ball, Handball, Basket-Ball, ce pays était tout en haut de la pyramide sportive. Après l'éclatement en sept pays de cet état (Croatie, Slovénie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Serbie, Kosovo, République de Macédoine), cette forte culture sportive est imprégnée dans les mentalités individuelles. En point central, le collectif et non l'individu. Exemple avec la Serbe du Quimper Volley 29, Sonja Simanic.

Si vous posez une question directe à Sonja Simanic sur son jeu, elle renverra vite la balle en touche pour ne répondre que sur le collectif. " Moi, ce n'est pas important. Nous avons perdu face à Vannes, c'est ça le plus important. La victoire ou la défaite! Après, on donne toujours son maximum pour remporter les matchs. C'est normal!", explique l'attaquante-réceptionneuse du Quimper Volley.

A 28 ans, la Serbe possède un sacrée parcours de baroudeuse. Après ces expériences en Roumanie et en Turquie (une année en première division), elle est un élément d'expérience sur qui l'équipe peut se reposer. Son attitude dans le derby face à Vannes a été un sérieux indice de sa volonté d'implication au sein du club. " J'ai essayé de prendre plus de responsabilité que sur les derniers matchs. J'essaie toujours de me mettre au service de l'équipe et du collectif. J'ai toujours fonctionné ainsi dans mes anciens clubs. Maintenant, l'important, ce sont les victoires. Le reste ne compte pas".

" J'ai toujours mal au tendon"

Déjà acclimatée à la ville et à ses alentours, Sonja Simanic apprécie le côté calme et tranquille de la ville Cornouaillaise. " Ca me change de la Turquie. A Bursa où j'ai joué deux saisons, il y'avait plus d'1,5 millions d'habitants. Je viens d'une ville en Serbie de la même taille que Quimper. Je préfère ça aux grandes villes. C'est très joli surtout sur les hauteurs de la ville où on peut avoir une vue d'ensemble magnifique sur la cité".

La seule incertitude qui hante aujourd'hui les esprits de la joueuse est sa blessure au tendon contractée en préparation. " Je ne suis pas à 100%. Je ne sais pas quand ça sera fini. Je me sens mieux mais je ressens encore une douleur au tendon. C'est la première fois dans ma carrière que je fais mal à cet endroit. En match, tu ne ressens pas la blessure. Il faut être patiente avant tout", conclut Sonja Simanic.

A quelques jours d'un déplacement important à Tulle, dernière au classement, Quimper aura besoin de toutes ses forces pour retrouver le chemin de la victoire. Ensuite, le Quimper Volley 29 Elite attaquera les gros morceaux du championnat avec Saint-Raphaël et le Stade Français.  
Au poste d'attaquante-réceptionneuse, Sonja Simanic commence à predre ses marques dans l'effectif Quimpérois. 

 

Eviter la tuile à Tulle

 
Volley-Ball. DEF. Tulles Naves – Quimper Volley 29 
Après sa défaite dans le derby face à Vannes (1-3), le Quimper Volley 29 Elite (5ème, 10 points) ne doit plus perdre de temps en route. Le match de Tulle doit servir de rampe de lancement pour être au top face à Saint-Raphaël, le 26 novembre, à la halle des sports.

« La question ne se pose pas. Bien-sûr que nous devons gagner à Tulle, samedi soir. Tout le monde perd des points dans ce championnat. Vannes a sorti un très bon match, samedi dernier. Les Coréziennes viennent de gagner leur premier match de la saison face à Saint-Chamond. Elles ont récupéré des joueuses de retour de blessure », confirme le coach Yamandu Péralta.

Dans le top 6 final, l’an passé, Tulle a perdu de nombreuses joueuses à l’intersaison, ce qui explique leur dernière position au classement. Bénédicte Mauricette, la nouvelle centrale de Quimper, faisait d’ailleurs partie de cet effectif, l’an passé. Handicapé par les blessures , le coach Quimpérois doit composer avec l’état de forme de ses joueuses. « Jamais nous n’avons évolué en osmose depuis le début de saison. Harnes devait être le match référence mais la blessure de notre libéro (Madeline Audoynaud) a tout changé. Le jour où on arrivera à être en parfaite osmose alors nous pourrons véritablement voir notre niveau dans ce championnat. Mais Saint-Raphaël fera valeur de grand test », ajoute Yamandu Péralta.

Samedi soir, Quimper sera au grand complet. La passeuse Margot Le Moigne est complètement rétablie et elle a pu s’entraîner normalement toute cette semaine. Rien n’est encore joué, dans ce groupe. Quimper n’est qu’à deux victoires de la première place. Surtout que dans le même temps, Saint-Raphaël (2ème, 15 points) et Albi (4ème, 12 points) s’affrontent ce week-end.  
 
 

 

La "GARRA" Quimpéroise

 
Volley-Ball. DEF. Quimper - Albi 3-1 
Le soulagement était visible, après la victoire face à Albi (3-1). Candidate à la montée, Quimper n'a cette fois-ci pas failli quand il fallait porter l'estocade. Une première victoire à domicile en trois points qui permet de créer un historique au groupe. Dans la durêté, les Quimpéroises ont fait preuve de caractère. Le mental a pris le dessus dans cette fin de quatrième set.

Les décisions douteuses de l'arbitrage, la blessure à la cuisse d'Aline Galan, la réception mal maîtrisée, la perte du troisième set: tous ces faits de jeu sont vite dissipés à l'heure de la victoire. D'ailleurs, dans les propos des acteurs Quimpérois de ce match, ils n'accordaient qu'une place étroite au jeu. L'important était ailleurs. Avoir montré au public que cette équipe avait une valeur et un mental à toute épreuve. Les mots étaient forts et remontaient alors à la surface des paroles enfouies (depuis des semaines) dans le plus profond fort intérieur de chacun jusqu'à là. " Ma blessure? Tu n'y penses pas! Tu serres les dents et tu te bats. De toute façon, tu n'as pas le droit de flancher pour l'équipe, pour le club. Nous devons être à fond. Face à Albi, c'était une bagarre permanente et un combat. Il devait y avoir un vainqueur et un vaincu. Nous avons beaucoup discuté après notre défaite de Saint-Chamond. Ce soir, nous sommes en gros progrès collectivement. Nous avons franchi une sacré étape dans le vécu du groupe. On en mesurera probablement les conséquences sur les prochaines journées.

Si on avait eu à jouer un cinquième set? On l'aurait gagné! J'en suis sûr". Yamandu Péralta, le coach Quimpérois, était dans le registre de cette fameuse "Garra" Uruguayenne. La "Garra"? Ce mot, typique à la mentalité Uruguayenne, est très lié même à l'inconscient collectif de ce pays. Il veut dire un engagement physique total (jusqu'au sang) et une prédisposition à ne rien lâcher dans toutes les circonstances de la vie. " 3-1, c'est très bien. Ca fait du bien. Peur du 3-2? Non, il n'y a plus de points à prendre pour les autres équipes à Quimper. C'est fini! On est chez nous. Les autres équipes doivent comprendre qu'elles peuvent penser à la victoire à Quimper. Mais il n'y aura pas de cadeaux. On les attend et nous sommes prêts pour le combat".

Un cap franchi face à Albi

Cette "grinta" du vocabulaire se retrouve dans les mots d'Aline Galan, l'Auriverde, qui a accompli une superbe partie, même diminuée face aux Albigeoises. Elle est le reflet du changement de la mentalité Quimpéroise. Franche, elle n'élude pas les questions et interrogations à son sujet. " Je suis passée par des moments très durs. En septembre, je n'avais pas le physique, ni la motivation. J'étais au fond! Je suis encore loin de mon meilleur niveau. Dans les passes, je manque beaucoup de précisions. J'ai retrouvé confiance dans mon volley. Le groupe m'a énormément aidé dans cette période dure. Je veux les remercier toutes pour leur soutien. Ma blessure à la cuisse? Non, c'est rien. Dans un ou deux jours, la douleur aura disparu".

Dans les rangs en face, l'entraîneur d'Albi, Jean-René Akono maugréait les décisions de l'arbitrage dans les points litigieux de la fin du 4ème set. " Je suis frustré car nous méritions de jouer le cinquième set. J'ai deux filles absentes, je manque de rotations. Dès que nous avons trouvé une régularité au service, nous sommes revenus dans ce match. La réception nous a été fatales. Ca et la qualité de l'adversaire. Quimper? Je ne parle jamais de l'adversaire. Je reste fixé sur mon équipe. C'est l'unique chose qui compte".
Dans deux semaines, Quimper retrouve sa halle des sports fétiche pour le derby Breton face à Vannes. Dans les têtes, ce succès fera un énorme bien. Un cap a été franchi face à Albi. On attend avec impatience les suivants pour une équipe, qui commence à se construire une culture de la "gagne".

Quimper - Albi 3-1 (27-25, 25-21, 21-25, 26-24)
800 spectateurs
Arbitres: MM. Delalande et Priou  
Les filles du Quimper Volley avaient promis de se lâcher face à Albi. Elles ont tenu promesse, samedi soir 

 

Lâchez-vous!

 
Volley-Ball. DEF. Quimper - Albi, samedi soir, 20h 
Ce cri du coeur est l'expression de l'attente des supporters de la halle des sports d'Ergué-Armel. Face à Harnes, Quimper l'a fait sur les deux premiers sets. Devant Albi, une équipe outsider de ce championnat, il faudra absolument trouver une continuité, une union et un état d'esprit irréprochables sur le match entier. Car les adversaires se tiennent prêt à exploiter toutes les failles Quimpéroises.

Le revers face à Saint-Chamond a fait mal aux Quimpéroises. Les deux premiers sets ratés restent encore dans la mémoire des joueuses et du staff. " Nous avons beaucoup trop subi sur les deux premiers sets. Je n'ai toujours pas pu aligné le même six de départ lors des premières journées de championnat. Face à Saint-Chamond, Margot Le Moigne se blesse au bout de deux points. On doit faire corps, être patient. Ca va tourner. Il nous manque ce match référence qui permettrait à l'équipe de se lâcher complètement. Le stress, ce n'est pas bon. Il faut qu'on arrive à se libérer complètement dans un match. On espère que ce déclic arrivera face à Albi".

Face aux Ligériennes, Quimper n'a pas évolué au complet. Handicapée par la sortie prématurée de sa capitaine, Margot Le Moigne, les Quimpéroises se sont réveillées dans le troisième set mais la réaction d'orgueil est venue sur le tard pour contrarier la marche en avant de Saint-Chamond. Dans le camp d'en-face, Albi s'est aussi frotté à la qualité de Saint-Chamond. " Nous les avons joué. C'est une équipe qui s'est renforcée en qualité. Nous avons perdu logiquement. Elles ne viseront pas la montée mais ce groupe embêtera beaucoup d'équipes dans ce championnat", avoue le manager Albigeois, Stéphane Simon.

Le curseur se pose alors sur l'adversaire. Comment juge-il le parcours de Quimper, après ses quatre journées. " Elles ne semblent pas sereines. Nous y allons pour gagner ce match. On ne cache pas que les deux premiers résultats de Quimper dans sa salle nous renforce dans l'idée qu'il y'a un gros coup à faire face à une grosse écurie de ce championnat. Pour nos joueuses, c'est un match facile. La pression sera maximale sur Quimper. Il faut savoir en tirer parti", relance Stéphane Simon.

Un gros match à la halle des sports

Deux fois quart-de-finaliste de la coupe d'Europe, ces dernières années, Albi possède une solide expérience de ce genre de rendez-vous même si seule la franco-Ukrainienne, Tetyana Bunak et la seconde passeuse, Oriane Amalric ont partcipé à cette aventure. Les Cathares veulent prendre la bastide de la halle des sports, samedi soir. Aux Quimpéroises de faire le nécessaire pour sortir le gros match, qui rassurerait tout le monde, joueuses, staff, et public compris.

L'affiche est belle. Elle promet une rude empoigne, samedi soir. Pour les effectifs, la capitaine Margot Le Moigne, victime d'un claquage à Saint-Chamond, ne s'est pas entraînée de la semaine et décidera avec le staff médical de sa participation au match, au dernier moment. La libéro Madeline Audoynaud, tracassée par une déchirure musculaire, sera bien au coup d'envoi de ce match. Côté Albigeois, le groupe est au complet. Seule la seconde passeuse, Julie Briard, est absente pour un point de contracture derrière la cuisse.

Quimper: Aline Galan, Margot Le Moigne (?), Rachel Newton, Pavla Duspivova, Bénédicte Mauricette, Claire Sandor, Alejandra Garcia, Madeline Audoynaud, Sonja Simanic, Zuzana Cernianska, Sophie Nolier. Coach: Yamandu Péralta, coach-adjoint: Alex Aguilo.

Albi : Oriane Amalric, Gergana Dokuzova, Stéphanie Lecoq, Mayara Schlindwein, Tetyana Bunak, Emilie Martin, Rose Mbenga, Elsa Mongope, Julie Gatefin. Coach: Jean René Akono.  
Les Quimpéroises prendront-elles leur envol dans ce championnat? Réponse samedi soir sur les coups de 22h30. 

 

"Nous sommes loin d'être infaillibles!"

 
Volley-Ball. Saint-Chamond - Quimper Volley 29 
Au moins, ce coup-ci, le mérite de la clarté apparaît au grand jour. Face à Harnes et à Clamart, le Quimper Volley était passé entre les gouttes. Cette fois, les Cornouaillaises n'ont pas échappé à l'averse dans le Forez (42) à Saint-Chamond. La déception est forte dans la voix de la capitaine Margot Le Moigne. Une réponse collective est attendue, le samedi 29 octobre, face à Albi.

" C'est triste! Nous avons joué en décalé. Nous sommes loin d'être infaillibles. Si un secteur de jeu était performant, un autre lâchait. Nous n'avons pas réussi à jouer à l'unisson sur les deux premiers sets. Elles ont très bien démarré en face. Leur service était agressif, le notre moins. Psychologiquement, nous nous sommes mis dans la difficulté de suite", admet Margot Le Moigne.

La carapace s'est fendue. Quimper ne serait peut-être pas aussi fort qu'on le prétendait en début de saison. La réflexion arrivera forcément dans la semaine. Yamandu Péralta, le coach Quimpérois, planifiait dix points de perdus au cours de la saison. Les filles ont en quatre journées étiolé la moitié de ce capital. La marge de manoeuvre sera plus resserré dans les prochains matchs. A Saint-Chamond, après la perte des deux premiers sets (25-16, 25-17), le réajustement tactique fut complet. Claire Sandor, Rachel Newton, Sonja Simanic et Sophie Nollier ont alors trouvé place pour un coup tactique gagnant. " Il fallait faire quelque chose à ce moment du match. On était étouffé. Le coach a eu raison de provoquer cet électrochoc. Nous revenons dans le 3ème set. On tient avec la même équipe au 4ème set mais Saint-Chamond a résisté au choc. Nous avons perdu notre sang-froid dans des moments-clés. Contre l'Institut Fédéral, nous avions gagné en jouant mal. On se doit d'avoir ce mental. Même si nous sommes moins bien, seul compte la victoire. Le reste, on l'oublie vite à la fin du match".

Dans l'action face à Albi?
"Actionner" sera le mot d'ordre face à Albi. La réflexion et les discussions internes ont le mérite de faire un tour de table pour connaître le ressentiment de tous. Mais à la fin, il faut passer à l'action, seul médicament efficace pour soigner ce type de maux. Le plus vite possible pour se rassurer. Quimper est désormais dos au mur. C'est souvent là dans ses phases difficiles d'une saison qu'on juge de la qualité d'un groupe. Pour le Quimper Volley, Albi peut être ce fameux déclic tant recherché pour lancer réellement la saison. Le public Quimpérois n'attend que ça pour prendre fait et cause pour cette équipe, qui est déjà mis face à ses responsabilités au bout de la cinquième journée.  
La rentrée en jeu de Rachel Newton, dans le troisième set, n'a pas suffi aux Quimpéroises pour redresser la barre à Saint-Chamond 

 

CA SENT LE PIEGE

 
Volley-Ball. DEF. Saint-Chamond - Quimper Volley 29, samedi 22 octobre à 20h 
Vigilence orange pour les Quimpéroises dans la Loire. Face à Saint-Chamond, l'équipe surprise de ce début de saison, Quimper passe au contrôle technique pour avoir une confirmation de la solidité de son moteur. Si le test est concluant alors les Quimpéroises pourront voyager loin cette année.

Saint-Raphaël est tombé, Albi a chuté. Quimper est le prochain adversaire de Saint-Chamond. La méfiance est de mise avant de se confronter à une équipe en confiance. " Cette équipe est meilleure que l'an passé. Elle a battu Albi et Saint-Raphaël que tout le monde annonçait dans les trois-quatre premières places. Ce groupe possède un bon entraîneur. Elles possèdent beaucoup d'arguments pour nous rendre la tâche compliquée", explique le coach Quimpérois, Yamandu Péralta.

Auteur de trois succès en trois matchs, le Quimper Volley arrive en équipe invaincue. " On me parle souvent de nos deux points perdus en route. Je n'oublie pas que les deux favoris pour la montée, Saint-Raphaël et le Stade Français ont perdu à une reprise. Les équipes qui sont montées l'an passé, ont obtenu un total de 57 ans. Il ne faut pas perdre plus de neuf points en route. Si on gagne neuf matchs 3-2, je signe de suite. On joue tous les matchs pour les gagner. Normalement, si on procède de cette façon, elle n'est pas loin à l'arrivée (rires)", ajoute Yamandu Péralta.

Le retour de Madeline Audoynaud
Face à Concarneau (PNM), le Quimper Volley a connu des périodes de doute en coupe de France. Même si l'obstacle a été passé sans difficulté, les explications sont peut-être à trouver dans l'entraînement. " Comme nous n'avions pas de matchs de championnat, nous avpons profité avec Alex (Aguilo, le coach-adjoint) pour intensifier le travail en musculation. Les filles étaient sans doute fatiguées à Concarneau mais nous avons assuré l'essentiel".

Devant Saint-Chamond, il n'y aura pas de place pour un réajustement en plein vol. Les filles devront être sur le même ton du début jusqu'à la fin. Dans cette optique, le retour de Madeline Audoynaud, remise de sa déchirure musculaire, est une très bonne nouvelle pour le groupe de par sa qualité en réception.  
Le retour de Madeline Audoynaud, sera un gros plus pour gagner la bataille de la réception, à Saint-Chamond. 

 

Quimper à sa main

 
COUPE DE FRANCE : CONCARNEAU (PNF) QUIMPER (DEF) 0-3 
A 9-1 au premier set, le derby de la coupe de France entre Concarneau et Quimper prenait une forme attendue. Le rouleur compressseur Quimpérois a écrasé tout son passage (3-0, 25-12, 25-14, 25-10). Mais à l'image du héros grec, Achille, cette équipe est friable à un moment donné du match. Et c'est pour cette raison principale que Quimper ne maîtrise pas totalement son sujet. Encore une fois, Concarneau a été là pour rappeler cette faille mentale aux Quimpéroises, notamment en début de second set où elles ont mené 8-3.

Jouer ce type de match est un casse-tête pour l'équipe supposée plus forte. Si le sort de la rencontre ne fait pas de doute, la concentration est difficile à trouver sur un match entier. " C'est compliqué. Nous ne risquons pas la défaite alors il faut se donner des challenges internes. Nous voulions gagner en commettant le moins de fautes possible. Il faut qu'on se lâche, qu'on prenne plaisir à jouer au volley. Il nous manque ce match référence qui puisse lancer cette saison. L'équipe a un gros potentiel mais nous n'avons pas cette rencontre qui pourrait nous faire gagner en confiance. Face à Concarneau, nous avons toujours ce terrible passage à vide. On se crispe alors que tout va bien. La qualification est acquise. Dès aujourd'hui, nous retrouvons les chemins de l'entraînement pour être prête face à Saint-Chamond. Nous avons deux mois hyper-importants à venir. Ils vont conditionner notre saison".

Après la victoire acquise, comment ne pas revenir sur ce trou noir de cinq minutes au second set? A 8-3 pour les Thonières, le temps mort demandé par Yamandu Péralta a été un signe fort du manque de constance et de stabilté dans l'effectif Quimpérois. Après une série de six points consécutifs, Quimper a recadré les choses. Ca passe face à une équipe de prénationale, pas sûr que ça ne soit le cas face à Saint-Chamond ou Albi, les futurs adversaires de Quimper. Le potentiel est là. Il a suffi d'assister aux deux premiers sets face à Harnes pour s'en convaincre définitivement. Maintenant, cette solidité de façade peut laisser apparaître des fissures à priori invisibles à l'oeil nu. Et c'est quand tout va bien, dans un temps fort que la machine s'enraye. Bizarre, vous avez dit bizarre!

Le fait du match. Le mystère Aline Galan.
Même si la question n'a pas été évoquée avec les acteurs de ce match, la Brésilienne Aline Galan est passée au travers de son match. Rentrée en début de second set, la passeuse du Quimper Volley a connu un gros passage à vide sur ces minutes jouées au Porzou. La performance interpelle forcément quand on se souvient de ses premiers mois magiques au Quimper Volley lors de sa première saison au club. Comment une joueuse de sa qualité, sans aucun doute une des meilleures joueuses dans l'histoire du Quimper Volley, a pu perdre son volley en si peu de mois? La blessure à la cheville (ligaments croisées), survenue le 24 février 2010, a été une grande fêlure dans sa carrière sportive. " C'est la première fois de ma carrière que j'étais arrêtée aussi longtemps. Je me suis promise de revenir à mon meilleure niveau, cette année", expliquait Aline Galan, avant le début de la saison. Sortie précipitamment à 8-3 dans le second set pour Concarneau, Aline Galan a été remplacée par la capitaine Margot Le Moigne. Le Quimper Volley a alors retrouvé ses moyens pour reprendre ses distances avec Concarneau. Si le club veut mener à bien son projet de monter en Ligue A, ça passe par une stabilité à ce poste-clé. Les dirigeants et le staff technique vont sûrement évoquer ce sujet dans les semaines à venir. Si Aline Galan retrouve son niveau, le Quimper Volley retrouvera un atout fort dans sa manche pour prétendre à la montée. Sinon...  
Les filles de Concarneau et Quimper posent pour la photo à l'issue du match de coupe de France remporté par les joueuses de DEF (3-0, 25-12, 25-14, 25-10) 

 

 
Même si Concarneau a opposé une bonne résistance, la marche était trop haute face au Quimper Volley.  

 

Quimper ne fait pas tourner

 
Volley-Ball. Coupe de France. Concarneau - Quimper Volley 29, vendredi 14 octobre à 20h30 
La coupe de France est dévoreuse d'énergie. Et encore plus si on va loin dans cette compétition. Quimper a payé pour en savoir le prix l'an passé. Pourtant, Quimper nourrit un vrai interêt pour cette compétition, depuis son exploit face à Mulhouse en mars 2011 (Ligue A, 3-2). A Concarneau, pour ce premier tour, il est hors de question de faire tourner l'effectif pour Yamandu Péralta, le coach du Quimper Volley.

Morgane Mounier, Véronique Le Hénaff, Nathalie Esmelin: les ex-quimpéroises ne manquent pas dans l'effectif de Concarneau (prénationale). Cette donne, Yamandu Péralta en ait conscient. " Ca va vite au Volley-Ball. Elles vont s'accrocher. Je ne fais pas tourner. La meilleure équipe en état de jouer sera alignée sur le parquet à Concarneau. Un risque? Etre entraîneur, c'est prendre des risques tous les jours. Je décide toujours pour le bien de l'équipe. C'est ma ligne de conduite. Et je m'y tiens.".

Madeline Audoynaud, absente pour ce match (déchirure musculaire), le poste de libéro pourrait ne pas être remplacé. " C'est une possibilité que je n'exclus pas. Dans nos trois premiers matchs de championnats, nous avons joué sous trois formes différentes. La seule fois que nous avons joué avec le six de départ, nous avons été performantes comme face à Evreux au Pro Master ou contre Harnes dans les deux premiers sets. L'an passé, à la même époque, le groupe avait quinze matchs joué ensemble avec les rencontres de préparation. Là, on est à huit. Il y'a un déficit en ce sens. La coupe est importante pour acquérir un vécu collectif. Face à Concarneau, je vais donner des thèmes. Deux ou trois grandes idées et l'équipe devra les appliquer sur le terrain".

Même si le sport prend toute sa valeur dans la beauté de l'incertitude, le Quimper Volley semble à l'abri d'une mauvaise surprise. Face aux Thonières, Quimper cherchera à peaufiner ses derniers réglages pour préparer au mieux son déplacement délicat en championnat face à Saint-Chamond, dans la Loire (42), le samedi 22 octobre. 
Pavla Duspivova sera une des fers de lance de l'attaque quimpéroise face à Concarneau. 

 

Les filles retrouvent le sourire

 
Volley-Ball. N3F. Quimper Volley 29 - La Tour d'Auvergne Rennes 3-1  
Après une série de 24 journées de suite sans victoire (Avril 2010), les filles de la réserve du Quimper Volley 29 ont enfin retrouvé le chemin du succès face La Tour d'Auvergne Rennes. Le point avec Jean-Emmanuel Hagneré, le coach des Quimpéroises.

"Les filles ont fait une bonne entame de match en dominant l'adversaire sur le secteur de jeu service block défense. Louise Narbonne distribue bien le jeu en passant par ses nouvelles partenaires mullie et overgoor qui imposent leur présence au filet.

Au deuxième set , les filles se détachent après le temps mort technique à 16, pour prendre 5 longueur d'avance. Nolwenn Seznec rentre alors à la place de Narbonne mais la réception se dérègle et ne permet pas à la jeune passeuse de s'exprimer pour sa première rentrée en n3! Le retour de Narbonne permet d'empocher le set mais en remettant les Rennaises sur les rails (27/25). Le troisième set est plus dur dû à un relâchement des Quimpéroises en réception et un manque de réalisme au filet et au service (19/25).

Mais les Quimperoises se reprennent sous l'impulsion de la jeune cadette Stephan promue à la place de Lesturgeon (blessée) au service et à la relance, ce qui a permis de rejouer par le centre avec Tanguy et Overgoor afin de s'adjuger le set et donc le match".

La première est enclenchée. La seconde sera-elle passée dans la foulée face à Alliance 77, dans une semaine et demie.  
Hélène Jaouen et ses coéquipières ont mis un terme à leur série cauchemardesque de 24 matchs sans victoire face à la TA de Rennes.  

 

Quimper à l'orgueil

 
Volley-Ball. DEF. Quimper - Harnes 3-2 
21h05, la libéro Madeline Audoynaud-Hagneré se tord de douleur sur le parquet de la halle de sports. Contrainte de sortir sur blessure pour une déchirure derrière la cuisse (afin de revenir dans les deux derniers sets), cette sortie prématurée est pour beaucoup dans la mauvaise période de son équipe sur les 3ème et 4ème sets. Face à Harnes, Quimper s'est forgé un mental en gagnant de nouveau en cinq sets (3-2).

Harnes n'est pas un adversaire comme les autres. Chaque année, le scénario se reproduit. Facile vainqueur des deux premiers sets 25-14, 25-16, Quimper se dirige droit vers une victoire nette en trois sets à la pause. Oui, mais voilà, la blessure de Madeline Audoynaud provoque un effet négatif immédiat sur l'équipe. " La confiance a changé de camp à ce moment-là. Nous étions privés de notre réceptionneuse. Il a fallu redistribuer les rôles en urgence. On peut exploser. Les joueuses font preuve de caractère à 10-10 sur le tie-break. On se forge un état d'esprit avec ce type de matchs. Remettre Madeline sur le parquet? Je n'avais pas le choix. Nous étions dans une impasse à un moment donné du match. J'ai tenté un coup de poker. Il a marché mais j'espère que sa blessure ne s'est pas aggravée", concède le coach Quimpérois, Yamandu Péralta.
Vainqueur 15-11 sur un dernier point de la Serbe, Sonja Simanic, Quimper s'est fait une sacrée peur face aux Nordistes de Harnes. La capitaine locale, Margot Le Moigne ne disait pas le contraire à l'issue de la prestation mitigée de l'équipe. " On ne comprend pas. On se bloque alors que nous avons le match en main. Nous avons pêché mentalement. On doit être plus méchantes et apprendre à "tuer" un match. Nous sauvons les meubles sur le dernier set. On savait qu'Harnes ne lâchait rien. C'est de notre faute. Il nous faut apprendre vite à savoir gagner ce type de matchs 3-0. Le point positif? La réaction de l'équipe. Dans le tie-break, nous avons vu une équipe qui voulait gagner".

De leur côté, les Nordistes avec leur capitaine, Marie Szewczyk, était satisfaite de leur match fourni à la halle des sports. " Ca nous aurait fait mal de faire 16h30 de train pour perdre en trois sets. Quimper est un match qu'on attend dans une saison car nous jouons face à 900 spectateurs. C'est unique en DEF. A Harnes, l'affluence ne dépasse même pas les 50 spectateurs. Nous avons été très performantes en attaque et au block. On perd en service réception. Mais nous sommes fières d'avoir tenu tête à une des équipes désignées pour la montée. Nous aurions pu gagner mais elles ont retrouvé une solidité sur le dernier set. C'est une bonne surprise car nous nous sommes déplacées sans certaines joueuses".

L'important était de passer sans encombre, samedi soir. Au courage, Quimper a forcé son destin dans cette partie. Même si les filles abandonnent encore un point en route, la réaction salutaire dans le tie-break est un bon indicateur de la volonté quimpéroise d'afficher une solidité à toutes épreuves dans les moments importants.  

 

   
Devant Harnes, Quimper et sa passeuse Margot Le Moigne s'est mis tout seul dans la difficulté en concédant le 3ème et 4ème set.  Après avoir empoché deux sets, Marie Szewczyk, la capitaine Nordiste et son équipe n'est pas passée de créer l'exploit à la halle des sports.  

 

 

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[01] Samedi 24 septembre   QUIMPER VOLLEY   3-2   CSM CLAMART 
[02] Samedi 1 octobre  IFVB  0-3   QUIMPER VOLLEY 
[03] Samedi 8 octobre   QUIMPER VOLLEY  3-2  HARNES 
[04] Samedi 22 octobre   SAINT CHAMOND  3-1  QUIMPER VOLLEY 
[05] Samedi 29 octobre   QUIMPER VOLLEY  3-1  ALBI 
[06] Samedi 12 novembre   QUIMPER VOLLEY  1-3  VANNES 
[07] Samedi 19 novembre   TULLE - NAVES  0-3   QUIMPER VOLLEY 
[08] Samedi 26 novembre   QUIMPER VOLLEY  3-1  SAINT RAPHAEL 
[09] Samedi 10 décembre  STADE FRANCAIS  0-3  QUIMPER VOLLEY 
[10] Samedi 17 décembre  QUIMPER VOLLEY  3-0  CHAMALIERES 
[11] Samedi 14 janvier   MARCQ EN BAREUIL  1-3  QUIMPER VOLLEY 
[12] Samedi 21 janvier  CLAMART  0-3  QUIMPER VOLLEY 
[13] Samedi 28 janvier  QUIMPER VOLLEY  3-0   IFVB 
[14] Samedi 11 février  HARNES  1-3  QUIMPER VOLLEY 
[15] Samedi 18 février  QUIMPER VOLLEY  3-2  SAINT CHAMOND 
[16] Samedi 3 mars  ALBI   3-0  QUIMPER VOLLEY 
[17] Samedi 10 mars  VANNES  1-3  QUIMPER VOLLEY 
[18] Samedi 17 mars   QUIMPER VOLLEY  3-1  TULLE NAVES 
[19] Samedi 31 mars  SAINT RAPHAEL  3-2  QUIMPER VOLLEY 
[20] Samedi 14 avril  QUIMPER VOLLEY  0-3  STADE FRANCAIS 
[21] Samedi 22 avril  CHAMALIERES  2-3  QUIMPER VOLLEY 
[22] Samedi 28 avril   QUIMPER VOLLEY  3-1  MARCQ EN BAREUIL 

 

 

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